Test : Saints Row : The Third

Saints Row : The Third - Xbox 360

Genre : Gang

Date de sortie : 15 novembre 2011

Genre
Gang
Date de sortie
15 novembre 2011 - France
Développé par
Volition Inc
Edité par
THQ
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360
Parfois appelé
Saints Row 3, Saints Row The Third

Sorti en des temps reculés où la simple idée de GTA 4 n'était qu'une douce illusion, Saints Row a créé la surprise en étant la première inspiration réussie de GTA en HD. Le second opus, sorti 3 ans plus tard (c'était en 2008), renforçait les qualités du premier épisode et prenait un virage humoristique qui a tendance à manquer dans ce type de jeux. Cette troisième mouture continue de pousser la série vers le haut et fait table rase sur la ville précédente pour proposer un terrain de jeu inédit et encore plus déjanté !

 
 
Tout commence avec un texte défilant façon Star Wars sur le fond musical d'Also sprach Zarathustra de Strauss (à tes souhaits !), le thème d'intro de 2001, l'Odyssée de l'espace pour les incultes. Une fois le blabla traditionnel passé, que vous n'avez pas lu parce que vous êtes allé vous chercher un apérog, vous voilà devant une pub pour une espèce de Red Bull local, mettant en scène les Saints. Parce qu'en fait, après avoir mis la ville de Stillwater à feu et à sang dans les deux premiers opus, vous êtes arrivé à la tête des Saints, et vous êtes parvenu à élever les gangsters au rang de star : à vous les pubs, les apparitions bling bling et les signatures d'autographes entre deux assassinats. Evidemment, les choses ne sont pas aussi simples et un Belge répondant au nom de "Philipe" (avec un seul "p", allez savoir pourquoi) s'est bien décidé à mettre la pâtée aux Saints avec son groupe de gangs. Histoire de plonger le joueur directement dans l'ambiance, une bonne partie de l'intro est jouable et met en scène des fusillades explosives et des situations totalement improbables : pour que vous compreniez mieux le truc, il faut que vous imaginiez que ce que je vous ai raconté à l'instant est ponctué de mitraillages incessants, de sauts en parachute, d'explosions, et d'une infinité de cascades improbables. Si on se souvient que le deuxième épisode démarrait lui aussi sur les chapeaux de roues, ce n'était rien comparé à ce nouvel opus !
 

Tout ça pour ça ?

Finalement, tous ces agitements seront vains puisque vous vous ferez latter par la bande à Phil', et vous finirez sans un clou en poche dans les bas-fonds de la nouvelle ville de Steelport, au milieu des putes et autres dealers douteux. Après un passage dans les (trop ?) innombrables menus pour customiser votre héros, vous voilà enfin aux commandes, prêt à enchaîner les missions et les quêtes secondaires, comme dans tout GTA-like qui se respecte. De taille raisonnable, la ville se montre plus sympa que celle présente dans les deux premiers Saints Row, avec ses gratte-ciels géants et colorés, son aéroport, et ses quartiers variés. On regrettera tout de même une réalisation qui n'a pas évolué d'un iota : même si le titre est riche en couleurs, remettre le moteur graphique au goût du jour n'aurait pas été du luxe ! Entre un clipping vraiment trop juste et pas mal d'aliasing, on a vraiment du mal à se croire en 2011... Le moteur physique est quant à lui convenu (une énième implémentation du célèbre moteur Havok) et montre malheureusement bien des bugs de collisions. Et si les combats au corps à corps donnent lieu à de jolis enchaînements, la plupart des animations sont plutôt moyennes et en-dessous des prétentions d'un tel titre. Notons tout de même la possibilité de vanner les passants, ce qui donne lieu à des scènes plutôt cocasses.

Le gameplay quant à lui est un peu moins nerveux que le second opus, mais se montre particulièrement efficace et reste dans un style purement arcade. Les gunfights sont souvent bien gérés, et outre les mouvements classiques, il est possible de se servir d'un bouclier humain. On regrettera les placements parfois hasardeux de la caméra, pénalisants étant donné la nervosité de l'action.
 

Ouais gros, t'as un aïe faune !

Modernité oblige, la plupart des actions, ainsi que les missions, se déclenchent à l'aide de l'indispensable Smartphone, qui vous sert aussi de GPS, de gestionnaire de playlists musicales, et de téléphone aussi, j'allais l'oublier. Vous avez donc la possibilité d'évoluer librement dans le terrain de Saints Row 3, et d'enchaîner à votre guise les missions ou bien de vous pencher sur les quêtes annexes afin de gratter un peu de pognon, ou pourquoi pas investir dans l'immobilier afin de récupérer régulièrement des loyers et obtenir des ristournes dans les boutiques acquises. Les missions en elles-mêmes ne sont pour la plupart pas franchement excitantes et sont souvent un concentré de ce que l'on retrouve aussi dans les activités annexes : un moyen facile pour les développeurs de créer un fil conducteur tout en évitant des mises en scène trop hétérogènes. Cela finit par pénaliser le jeu car à part quelques missions vraiment originales, il reste souvent une désagréable sensation d'avoir perdu son temps à explorer les activités secondaires alors qu'il est obligatoire de les refaire dans le cadre des missions. Comme il s'agit d'un GTA-like, cet aspect n'est pas trop pénalisant pour le titre, et il reste suffisamment à faire pour ne pas s'ennuyer. La durée de vie quant à elle est correcte, avec 47 missions et 56 activités secondaires. Tout le jeu est également jouable en mode coopératif, soit en LAN, soit sur le net. Cela apporte un bonus au jeu, sans toutefois le révolutionner.
 

Une personnalisation très poussée

Fidèle à l'esprit de la série, Saints Row 3 offre un degré de customization unique en son genre, puisque pratiquement tout peut être personnalisé. Cela va du personnage, bien sûr, au tuning des bagnoles (que l'on peut alors sauvegarder pour pouvoir les récupérer en bon état dans son garage), et même à la personnalisation des armes ! Il serait bien inconcevable d'explorer toutes les possibilités du jeu, mais le fait de pouvoir s'approprier l'univers comme bon nous semble est un avantage indéniable.

Du côté des missions secondaires, on notera du classique tel que le vol de véhicules, des assassinats, et d'ennuyeuses missions d'escorte. Plus intéressant, le mode "Chaos Tank" est ultra bourrin et vous invite à tout faire exploser jusqu'à atteindre un certain nombre de points. Certaines activités sont mêmes délirantes, telles que le Professor Genki's (un parcours où vous devrez dégommer des ennemis et gagner des bonus en un temps limité, dans une ambiance très nippone), et surtout le Streaking (dont le but consiste à courir à poil dans la rue afin de choquer un certain nombre de passants).

Un mode spécial, baptisé Horde, est externe au jeu en lui-même (on peut le considérer comme un bonus) et se présente comme une sorte de Survival Horror où vous devrez tuer des ennemis chelous tels que des mini-zombies à coups de tronçonneuse, de lance-roquettes, et même de poings géants... Ce mode déjanté n'est pas très original mais le fun est clairement au rendez-vous.
 

Article rédigé par Monsieur Tomate , le

Sans s'affirmer comme le blockbuster de l'année, Saints Row 3 reprend les recettes des deux premiers épisodes, pousse le vice encore plus loin, et se montre diablement efficace. Son gameplay nerveux et son ambiance déjantée permettent de compenser sa pauvreté graphique et le manque d'attrait de certaines missions. Un titre à recommander aux fans de la première heure et à tous les amateurs de GTA-like.

Points positifs

  • Une ambiance déjantée
  • Un degré de personnalisation jamais vu
  • Possibilité de jouer en coop'

Points négatifs

  • Des graphismes trop anciens
  • Certaines missions répétitives

A propos de l'auteur

Monsieur Tomate

Monsieur Tomate

32 ans | Grand gourou

Depuis la fondation de GameHope en septembre 1999 sous le nom de HardGamers, le taulier du coin n'a cessé d'abuser de son fouet pour faire régner la terreur parmi son équipe. Ingénieur en informatique le jour, tyran impitoyable sur GameHope la nuit, on ne l'arrête jamais et gare à vos fesses si vous vous trouvez au travers de sa route lorsqu'il a en tête un énième plan diabolique, vous risqueriez de boîter le lendemain...

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