Test : Dead Rising 2

Dead Rising 2 - Xbox 360

Genre : Beat'em all

Date de sortie : 01 octobre 2010

Genre
Beat'em all
Date de sortie
01 octobre 2010 - France
Développé par
Blue Castle Games
Edité par
Capcom
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360

Bon. Les jeux de gestion, ce n’est pas votre truc. Marre de réfléchir après une lourde journée de boulot. De l’aventure peut-être ? Non, il y a toujours des énigmes à la con pour vous mettre le cerveau en ébullition. Et je suppose que Gran Turismo, c’est trop pointilleux pour vous… Ah, finalement, on a trouvé ce qu’il vous faut : Dead Rising 2 ! Ici, les casse-têtes n’existent pas. Enfin si, mais au sens propre du terme !

 
 
Chris Redfield, Dante, Ryu… Capcom a démontré qu’il savait créer des personnages de qualité, et ne déroge pas à la règle avec un nouvel héros pour Dead Rising 2 : Chuck Greene. Chuck, c’est le genre de mec qu’on ne fait pas chier, et il ne vaut mieux pas qu’il s’énerve, car ça peut partir en carnage total. Il faut dire que le pauvre a perdu sa femme lors d’un assaut de zombie, que sa fille s’est fait mordre et qu’il a dû lutter pour sa survie en massacrant des hordes de morts-vivants. Mais le plus chiant, c’est que pour maintenir sa fille en vie qui a été mordue, M. Greene doit se débrouiller pour se procurer du Zombrex tous les jours, un médicament anti-transformation en zombie. Et évidemment, l’outil de secours est rare et coûte bonbon. Seule solution pour lui : participer à Terror Is Reality, un jeu télé-réalité où le but est de zigouiller le plus d’ennemis possible afin de remporter le jackpot et acheter le précieux remède. C’est donc là que vous prenez le contrôle du personnage pour la première fois, dans les coulisses du spectacle, prêt à rentrer dans l’arène du Terror Is Reality.
 

Rouge, rouge, et rouge

Votre première épreuve consiste à découper le plus de zombies possible sur votre moto équipée de – imaginez le délire – deux tronçonneuses fixées sur les côtés. Vous apparaissez sur la scène : des centaines de méchants errent sous les feux d’artifice et les applaudissements du public. Vous faites rugir le moteur, et c’est parti ! Après deux minutes de démembrements intensives, vous êtes recouvert de sang et comprenez alors le but primaire du jeu : tuer, découper, écraser ou dénucléariser toute la vermine de Fortune City, la ville du jeu fortement inspirée de Las Vegas. Et ça ne fait pas dans la dentelle, car pour un début de jeu, l’hémoglobine a déjà recouvert toute la surface du sol de l’arène. Chaud !
 
 
Mais cela n’est qu’un minuscule aperçu, car des tonnes de façons de tuer et d’armes sont encore à découvrir. Bref, reconcentrons-nous sur notre cher Chuck, à qui vous venez de faire gagner l’émission, et par la suite toucher un joli pactole. Chouette ! Seulement, sur le chemin de votre loge, quelque chose cloche. Un monsieur court bizarrement, la peau grise, les yeux rouges, du sang plein la gueule en criant « ZGWAAARRK » et surtout, en bouffant les personnes qui lui passent devant. Si vous avez l’esprit rapide, vous devinez en moins d’un quart de seconde que cette personne est un zombie, qu’il contamine les humains normaux, et notamment qu’il ne devrait pas être là… Fichtre ! Votre fille chérie est dans votre loge, il faut absolument la sauver ! Vous courez donc dans les couloirs, les ennemis sont nombreux, et semblent vouloir votre peau. Une guitare électrique traîne pas loin de vous, vous vous en approchez, vous la prenez, et… Bam, sprotch, « aaargh », la route est libre, mais vous êtes encore plein de sang. Pas grave, vous vous élancez récupérer votre fillette qui heureusement est saine et sauve. Vous frayant un passage hors du bâtiment parmi les dizaines de contaminés, vous parvenez à trouver un abri où plusieurs individus viennent de s’y réfugier, vous êtes sauvé ! Dans l’abri, il y a des canapés, des ordinateurs, des télévisions. Ce n’est pas la classe niveau look, mais on ne s’en prive pas. Histoire de décompresser, vous matez les informations à la T.V. avec une autre survivante. À la une : les zombies ont envahi Fortune City, et ils ont trouvé le responsable du désastre. Une vidéo circule alors en direct : un homme libère des morts-vivants dans l’immeuble, un « terroriste ». Et il s’appelle Chuck Greene.
 

Quand tout devient mortel

Forcément, notre beau blond pète un câble : il n’a jamais commis une telle atrocité ! Sullivan, le responsable de l’abri, le prend alors pour responsable et alerte l’armée. Cette dernière est censée embarquer Chuck dans trois jours… Le héros a donc pour mission de s’innocenter avant la date limite, et par tous les moyens possibles. Seulement, avec le gros bordel qu’il y a à l’extérieur, c’est tout de suite plus difficile… Arf, rien ne lui fait peur à ce mec !

Tout au long du jeu, vous aurez plusieurs objectifs plus ou moins variés : aider des survivants, les ramener à l’abri, trouver du Zombrex, et bien sûr effectuer la quête principale pour prouver votre franchise dans cette histoire de terrorisme. Le tout se révèle plutôt ardu : le niveau de difficulté a beau être inchangeable, le jeu se révèle dur et vous donnera certainement du fil à retordre. Tout d’abord, et c’est une raison évidente, Fortune City est peuplée de milliers de zombies avides de chair fraîche. Même si ces derniers sont un peu lents et parfois partiellement écervelés, ils ne manqueront pas une chance de vous bouffer les tripes. Se frayer un passage parmi cette foule mortuaire est un vrai challenge, notamment au début de l’aventure où vous ne disposez que de quatre petits points de vie… La loose ! De plus, les quelques boss présents sont de vrais fléaux.
 
 
Heureusement, vous pourrez vous défendre, et sacrément bien. Tout ou presque est interactif et peut servir d’arme, de regain de vie, ou bien d’XP supplémentaire. Il y a une dizaine de zombies face à vous, et vous avez les mains vides ? Regardez bien autour du personnage : « tiens, un sac à main ! » Et hop, vas-y que je m’en équipe pour tuer des méchants. Ah merde, « l’arme » vient tout juste de se péter. « Mais, que vois-je ? Un banc ! Génial, je vais pouvoir m’en servir pour éclater quelques têtes. » Le nombre d’armes est tout simplement hallucinant, et tout y passe : hache, tronçonneuse, pancarte, fusil à pompe, ballon de football… J’ai même tué un zombie avec un porte-monnaie une fois, si, si. Mais le plus tip top là-dedans, c’est l’assemblage de plusieurs objets pour créer une arme de cinglé. Plus vous monterez en niveau – car tel un RPG, vous gagnez de l’XP –, plus vous gagnerez des « cartes combos », en gros, ce sont l’accès à des combinaisons d’armes variées. Vous fabriquerez alors la traditionnelle batte cloutée, à l’aide d’une simple batte de baseball et d’une boîte de clous, un râteau électrique avec un râteau et une batterie, ou bien la tête de foreuse qui combine un seau et une perceuse… Les possibilités de tuer sont extrêmement diverses, et particulièrement fandardes !
 

Zombicide

Mais malheureusement, Dead Rising 2 n’est pas exempt de défaut, loin de là ! Si le fun est bien là avec de l’action variée et gore comme il faut, niveau technique, il faudra repasser. Les graphismes ne cassent pas trois pattes à un dodo, et sans être faramineux, ils se révèlent corrects, sans plus. Alors si, on peut applaudir le moteur technique pour l’affichage de milliers de zombies simultanément sans ralentissement, mais c’est à peu près tout. Le tout n’est pas ultra détaillé, ça c’est sûr. La bande-son se veut plutôt pauvre, la musique étant quasiment absente et laissant entendre plus de cris et de bruits d’écrasements de têtes qu’autre chose. Les doublages quant à eux, sont tout à fait honorables. À savoir que comme à son habitude, Capcom n’a inclus que des dialogues en anglais. Rien de surprenant, et ça suffit amplement.
 
 
La gameplay se veut simple, et plutôt bien géré par le pad. C’est classique, mais la jouabilité de Chuck Greene manque beaucoup de précision, avec des déplacements et des attaques parfois hasardeux, ce qui est plutôt agaçant en soi… Surtout, on regrettera que le héros ne puisse pas sprinter, car pour certaines distances interminables, si l’on ne dispose pas de véhicule sous la main, c’est plutôt la galère, sans parler des nombreux temps de chargements. Bien sûr, il y a toujours ces chers zombies pour nous distraire à grands coups massue dans les dents !

Enfin, sachez que le jeu se termine en une bonne grosse dizaine d’heure : Dead Rising 2 dispose surtout d’une grande rejouabilité, car il est possible de recommencer le titre en new game + (c'est-à-dire avec toute l’expérience accumulée auparavant), en gérant le temps différemment que dans l’ancienne partie. Oui, il ne faut pas oublier que DR 2 se déroule chronologiquement sur trois jours, ce qui change radicalement la donne avec les autres jeux. Toutes les missions ont donc une durée limitée, ne sont pas obligatoires mais fortement conseillées. Un mode coopération online est aussi présent, ce qui est loin d’être négligeable. De plus, les trophées / succès se veulent résolument longs et pénibles : qui est prêt à tuer 72 000 zombies, ou bien dépenser 6 000 000 de dollars dans des casinos ? Moi oui, si je consacre mes deux prochaines années uniquement à jouer à Dead Rising 2, loin de toute civilisation humaine. En plus, dans un jeu où les humains sont aussi nombreux, je me sentirais bien seul…
 

Article rédigé par Naxi , le

Dead Rising 2, voilà un jeu où le fun est immédiat et l’objectif est simple et bourrin. Si techniquement le jeu est bon mais sans plus, la liberté d’action est vaste et complètement délirante avec des tonnes d’armes plus ou moins extravagantes ! Du plaisir, du sang, des armes… Que demander de mieux lorsque l’on cherche à se défouler ?

Points positifs

  • Des zombies en très, très, trèèès grosse quantité
  • Une diversité d'armes hallucinante
  • Une bonne durée de vie
  • Un mode multijoueur
  • Du gore à mort !

Points négatifs

  • Réalisation graphique décevante
  • Bande-son peu variée
  • Beaucoup de temps de chargements longuets
  • Impossibilité de sprinter

A propos de l'auteur

Naxi

Naxi

22 ans | Chasseur de cool

Guinness, Bacardi et 9mm : âgé de 20 ans, Naxi est le testeur le plus jeune de l'équipe. Embauché dès l'âge de quinze piges dans la rédaction, il se débrouille pour écrire sur sa passion entre deux soirées alcoolisées où se mêlent Tekken buveur, basses acidulées et lancers de nains roux. Une vie étudiante ponctuée par son addiction à Devil May Cry et son goût des bonnes femmes qu'il tente désespérément d'approcher par sa "voix d'acteur porno". Drôle d'énergumène.

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