Test : Islands of Wakfu

Islands of Wakfu - Xbox 360

Genre : Beat'em up / Shoot'em up coopératif

Date de sortie : 30 mars 2011

Genre
Beat'em up / Shoot'em up coopératif
Date de sortie
30 mars 2011 - France
Développé par
Ankama Play
Edité par
Ankama studio
Disponible sur
Xbox 360
Parfois appelé
Island of Wakfu
Modes de distribution
Xbox Live Arcade
Site officiel
Site officiel

En racontant les origines du monde, celui dans lequel les joueurs du MMO Dofus ont pris leurs habitudes, et en révélant l’histoire de Yugo, le héros du dessin animé Wakfu, Ankama s’assure une certaine base de fans pour commercialiser son jeu (800 points soit 10€ environ, une bagatelle quand on est déjà client de la marque), à condition de posséder une Xbox 360. Et au niveau du résultat, est-ce suffisant pour élargir son public ?

 
 
Voici venu le temps des rires et des chants. Dans l’île aux enfants, c’est tous les jours le printemps. C’est le pays joyeux des enfants heureux, des monstres gentils. Oui, c’est un paradis. Malheureusement pour le peuple éliatrope, ce paradis prend fin brusquement alors que des envahisseurs de l’espace viennent les pourchasser ! Pour son premier jeu sur console, Ankama fait aussi ses premiers pas dans le thème de la science-fiction en développant un scénario qui dépasse les frontières du monde auquel on nous a habitué.
 

Ce par quoi tout a commencé

La proposition faite par Ankama, c’est d’expliquer la Genèse du monde à sa communauté, par le biais d’un bmup-shmup (mesdames et messieurs de France Télévisions, nous vous mettons au défi de comprendre cette appellation), tout en rendant accessible le scénario aux joueurs qui ne sont pas familiers de cette grande fresque à laquelle de nouvelles histoires s’ajoutent régulièrement. Ou, plutôt que le commencement de ce monde, la fin de celui qui le précède. Nora et son frère dragon Efrim, les deux héros, sont les derniers de leur peuple et ont pour mission de protéger l’œuf du Roi contre l’armée des Lu-Fus. Ils parcourent un monde en plein cataclysme, voient les leurs périr sous leurs yeux. La mort est au bout du chemin, et la seule lueur d’espoir qui persiste réside dans cet œuf. Les spectateurs du dessin animé comprennent à peu près le contexte, évoqué dans un épisode de la deuxième saison diffusé sur la période de lancement du jeu. De même que les joueurs de Wakfu : les Gardiens, le mini-MMO lié à la série, qui trouveront aussi une évocation de son background dans IoW. Mais quand on est étranger à toute cette situation, quand on n’a pas été préparé par les autres produits de la marque, les phases de dialogue sont un peu légères pour saisir exactement les enjeux de l’aventure. Savoir à quoi l’on joue prend un peu de temps.
 

Islands of Wakfu, comment ça marche ?

Plus exactement, ça prend trois niveaux. Sur les quatorze proposés, les trois premiers servent à la fois de tutoriel pour bien assimiler les nombreuses commandes de base (bien d’autres pouvoirs seront débloqués par la suite), tout en installant le contexte. On trouve ainsi quelques mini-jeux pour apprendre les combats, la téléportation, ou les QTE, dans des quêtes données par la déesse Éliatrope. Assez vite, on oublie ce qu’elle nous raconte, on veut jouer. Passés ces premiers niveaux, l’invasion et les choses sérieuses commencent. Enfin quelques vrais combats. À la dure. À l’ancienne. Très arcades, les combats importants, comme celui du premier boss, s’accompagnent même de musiques aux sonorités MIDI pour nous replonger dans l’ambiance des années 80-90, à cette époque où il fallait faire preuve d’un peu de dextérité pour venir à bout de ses ennemis. Oui, oui ! Islands of Wakfu est un vrai défi dans la plupart de ses phases de jeu, chose rare ces temps-ci. Qu’on soit assailli par des vagues d’ennemis ou qu’il s’agisse de boss particulièrement énervés, les combats ne sont pas à prendre à la légère. Toutefois, l’expérience et les nouveaux pouvoirs aidant, on finit par développer une certaine routine contre les ennemis de base, mais ce n’est que pour mieux se faire asticoter par le boss suivant, toujours un peu plus fou et dangereux que le précédent. De ce point de vue, ne pas tout saisir du scénario devient secondaire, le plaisir de jouer étant tout de même bien là.
 

À deux, c'est mieux

Islands of Wakfu étant un jeu basé sur la coopération (et oui, on vous parle bien de deux personnages depuis le début !), on prend bien plus de plaisir à deux joueurs. Seul, on prend vite l’habitude de ne jouer que Nora, qui a l’avantage de pouvoir esquiver les attaques et prendre l’ennemi par surprise grâce aux téléportations, Efrim étant un combattant à distance utile dans certains cas seulement et difficile à protéger. La trouvaille du jeu, c’est de rendre commune aux deux personnages la jauge de Wakfu, qui sert à la fois de jauge de vie et de magie. Jouer à deux ne facilite donc pas forcément les choses ! Il est plus difficile d’esquiver les assauts ennemis dans ces conditions, et sans une bonne communication entre les joueurs, le game over est assuré. Enfin, quand on a survécu à New Super Mario Bros Wii, on peut tout affronter ! Ici on retrouve un peu les engueulades et autres joyeusetés qu’on se lance dès que l’autre essaye de la jouer perso. Le Wakfu, donc, sert également pour quelques quêtes secondaires (jouer à Islands of Wakfu ne se résume pas à cartonner tous les méchants qui passent à portée), par exemple en faisant pousser des fleurs qui permettent d’acheter de nouvelles compétences entre les niveaux. Toute la question est de savoir si on peut se permettre le sacrifice de quelques points de vie juste avant un boss, ou même si on arrivera à en conserver assez après lui.
 

Vous êtes ici

On note qu’il existe de nombreux objets à récolter souvent bien cachés, ajoutant des énigmes à l’aspect combat du jeu, à l’aide des téléportations de Nora ou du Platypus (un ornithorynque bleu) contrôlé par Efrim à partir de la moitié du jeu. Parfois on vous demande même une bonne dose de réflexion pour avancer dans un niveau, ce qui pose quelques problèmes de rythme si la solution n’est pas si évidente, ou parce qu’on manque de Wakfu pour activer un mécanisme et qu’il faut trouver un endroit pour en récupérer. S’il y a un défaut à retenir du jeu, justement, c’est son rythme parfois déroutant, notamment lors des transitions entre plusieurs scènes faites par de simples fondus au noir, qui n’aident pas à la compréhension géographique des lieux. D’ailleurs, une carte du monde qui situerait les niveaux les uns par rapport aux autres n’aurait pas été de trop pour se rendre compte du chemin parcouru, et visualiser son objectif ! Pour le reste, la réalisation reste au poil, les graphismes sont tout à fait dans le ton d’Ankama sans abuser du côté « mignon », et les musiques sont magistralement composées pour la plus grande partie. Notez que pour finir le jeu à 100% (remporter tous les Succès et les récompenses associées dans le jeu Dofus) il faudra reparcourir les niveaux une fois le jeu terminé.
 

Article rédigé par SiMouth , le

Pour résumer, faut-il se procurer Islands of Wakfu ou non ? Les membres de la communauté d’Ankama n’ont même pas à se poser la question, c’est évident, ne serait-ce que pour répondre aux questions posées dans d’autres productions. Mais le jeu possède des qualités qui ne limitent pas son intérêt au seul background, par ailleurs difficilement accessible dans son entier pour le reste du public. La réalisation, malgré quelques combats routiniers et un rythme pas toujours bien dosé, est réussie sur les aspects essentiels du jeu, rendant l’expérience plutôt concluante. L’équipe, que nous avons interviewé →ici←, a eu le temps de peaufiner sa création et on le ressent à chaque moment. Les amateurs du genre trouveront chaussure à leur pied, mais il n’est pas sûr qu’ils accrochent à l’univers sur la seule base de ce jeu et certaines énigmes peuvent prendre trop de place sur l’aspect « combat ».

Points positifs

  • Le jeu à deux
  • La difficulté (surtout pour les boss)
  • Les musiques
  • L'histoire quand on aime Ankama

Points négatifs

  • Le rythme parfois déroutant
  • Le tutoriel longuet
  • Pas de vue d'ensemble du monde, ce qui nuit à l'immersion

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