Test : Dynasty Warriors 6 : Empires

Dynasty Warriors 6 : Empires - Xbox 360

Genre : Beat them all

Date de sortie : 11 juin 2009

Genre
Beat them all
Date de sortie
11 juin 2009 - France
Développé par
Koei Co. Ltd.
Edité par
Koei Co. Ltd.
Disponible sur
PS3, Xbox 360

Koei nous replonge dans l’histoire tumultueuse des trois royaumes avec Dynasty Warriors 6 : Empires. Une fois de plus vous allez devoir reprendre du service pour défendre votre territoire dans un titre maintenant bien connu par ses nombreuses évolutions au cours des années. Entre stratégie et tuerie de masse, quelques nouveautés viennent néanmoins argumenter un éventuel achat.

 
 
Après autant d’épisodes et à moins que vous n’ayez que peu joué à ce titre, qu’est-ce qui peut encore pousser Koei à nous sortir un nouvel opus de sa série ? Probablement le succès commercial, mais aussi une volonté farouche de nous faire toujours découvrir un peu plus de l’histoire de la Chine. Alors partant pour devenir encore une fois le maître de l’Empire du Milieu ?
 

Toujours des tueries de masse

Décidément, le point commun de toute cette histoire de la Chine ne devait être qu’une longue série de massacres. Les seigneurs n’attendant que la moindre occasion pour lever une armée et aller se battre pour le moindre prétexte. De ce côté, l’éditeur nous propose une foultitude de scénarii avec de nombreux rebondissements entre alliés d’un jour et entre les officiers à vos ordres qui finissent par se retourner contre vous. Ce sont des centaines d’heures de stratégie et de combats qui vous attendent. De plus, pour les fans, les bonus se multiplient et on a l’impression qu’ils ne finiront jamais par nous faire découvrir tels ornements, telles gemmes, telles cartes de la région.

La stratégie, qui prend toujours une place plus importante pour nous tenir en haleine des heures malgré des combats qui n’ont guère changé depuis le premier opus, est un élément essentiel de l’addiction. Il est possible de plus de jouer soit un officier, soit un seigneur de la guerre, le but ultime étant la réunification de l’empire. Le système est surtout basé sur l’exploitation de cartes qui viennent renforcer le pouvoir mais aussi apportent son lot d’handicaps. C’est un juste milieu qu’il s’agit de trouver afin de placer vos alliés aux meilleurs endroits surtout qu’une fois sur le champ de bataille, vous devrez veiller à ce que les points essentiels comme le camp de ravitaillement ne soient pas pris par l’ennemi. Vous pourrez aussi trahir vos alliés et tourner votre veste vers un adversaire qui semble l’emporter mais ceci ne peut se faire qu’une fois une bataille finie en utilisant l’option félonie.
 

Ce qui ne change malheureusement pas

Le problème récurrent de cette série est d’une part la qualité graphique et d’autre part l’intérêt de bourriner pendant des heures et des heures car la durée de vie est gigantesque. Pour la partie réalisation, outre une musique hard rock durant les combats qui n’a d’autre intérêt qu’un rapide tour dans le menu des options, les bruitages sont aussi restés au même stade que les premiers opus sortis sur la génération précédente de consoles. On ne trouve quasiment aucune amélioration. Pour la partie graphique, c’est toujours aussi vide et dépouillé. Certes les ennemis étant en très grand nombre, cela pourrait facilement s’excuser or, depuis, Kingdom Under Fire est passé par là et sa suite offre d’ores et déjà des visuels autrement plus en adéquation avec ce que l’on peut attendre sur les consoles actuelles. C’est réellement moche, insipide et rébarbatif. Pire encore, l’animation des ennemis est grotesque avec cette impression de raideur presque mortuaire. Si vous désirez persévérer dans le scénario, il faudra quoiqu’il en soit faire totalement abstraction du visuel et de l’écoute, ce qui demande une bonne dose de ferveur !

Le système de combat offre un jeu à la limite de la pathologie si on vous filme car il s’agit de s’exciter sur les boutons du pad pendant des heures pour venir à bout des centaines d’ennemis qui vous foncent dessus. Aucune défense n’est vraiment utile, vous baissez la tête et tapotez férocement sur les boutons et taillez les ennemis en pièce. D’ailleurs, le challenge est tellement faible lors des phases de combat (mode normal) que la défaite ne pourra venir que d’une erreur d’attention sur les points chauds de la carte et que vous laisserez une troupe ennemie détruire vos compagnons. Cela devient vite lassant et au bout de trois à quatre heures de jeu, vous serez obligés d’éteindre la console par un excès d’écœurement guerrier.
 

Article rédigé par kago , le

Un opus de plus et rien de mieux, les fans seront certainement ravis par une durée de vie colossale, une stratégie plutôt bien pensée avec de nombreux rebondissements dans le scénario. Mais, pour le reste, Koei mérite un carton rouge pour son manque d’ambition et de travail sur la réalisation, sur un système de combat totalement dépassé et très ennuyeux. A réserver aux fans uniquement qui en apprendront toujours plus sur les trois royaumes.

Points positifs

  • La gestion des cartes
  • Durée de vie
  • Scénarii
  • Collection gigantesque

Points négatifs

  • Réalisation graphique obsolète
  • Combats lassants et faciles
  • Réalisation sonore pourrie
  • Pourquoi un de plus ?

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