Test : Vanquish

Vanquish - Xbox 360

Genre : Action

Date de sortie : 22 octobre 2010

Genre
Action
Date de sortie
22 octobre 2010 - France
Développé par
Platinum Games
Edité par
Sega
Disponible sur
PS3, Xbox 360
Site officiel
Site officiel

Quoi ? Encore un TPS futuriste avec des robots, des mitraillettes, et des tas de méchants en rafale ? C'est moi ou on a déjà vu ça 103924 fois ? Oui, c'est vrai, mais c'est Platinum Games qui signe ce titre, et il faut bien avouer que ça change tout.

 
 
Petit rappel de ce que représentent aujourd'hui les studios Platinum Games. Prenez quelques directeurs artistiques de renom, par exemple un Shinji Mikami, créateur de la série Resident Evil, et d'autres anciens de chez Capcom, la plupart ayant travaillé sur quelques chefs-d'œuvres du genre d'Okami. Mixez le tout et vous obtenez un des seuls jeux gamer et violent sur Wii, à savoir l'excellentissime Mad World. Des graphismes cartoonesques en noir et blanc, de la violence exacerbée et une ambiance unique, on tenait un très bon soft qui hélas n'a pas rencontré son public. Puis, Platinum lance Bayonnetta et le succès est au rendez-vous, en mettant en scène une sorcière - à moitié à poil la plupart du temps - qui a décidé d'en découdre avec les forces des cieux. Beaucoup de Devil May Cry, d'humour et de QTE ont permis un résultat détonnant et cette fois, les ventes ont suivi. Aujourd'hui, voici Vanquish, dirigé personnellement par Shinji Mikami, qui débarque sur nos consoles HD à toute blinde. Suite d'un succès annoncé.
 

Crève, pourriture communiste

Votre nom est Sam, Sam Gideon. A la base, un joueur de football américain professionnel qui le serait probablement encore aujourd'hui s'il n'avait pas pas eu une méchante blessure. Ce qui est dommage parce que nous n'aurions pas pu jouer à Vanquish. Nous sommes dans un futur assez lointain pour que les communistes soient de retour en grand nombre. Ici, point de gentil Robert Hue - impression Prof des 7 nains - ni de révolutionnaire facteur, nous sommes bien dans la branche la plus radicale du communisme. Celle qui parle avec un fort accent russe et qui a le crâne rasé et le couteau entre les dents. Celle qui se permet même d'envoyer des tas de robots (rouges, cela va de soit) pour faire chanter les USA à coups d'actes terroristes terribles, par exemple en rayant San Francisco et ses habitants de la surface du globe. Sam, équipé d'une armure qui booste les capacités physiques de son propriétaire, part affronter ces salopards de bolchéviques avec l'aide d'une poignée de soldats de l'armée US. C'est vrai, le scénario n'est pas le plus abouti qui soit et donne quelque peu dans les clichés. Est-ce recherché ? C'est honnêtement très probable, tant les protagonistes, l'histoire et les dialogues semblent tout droit sortis d'un blockbuster hollywoodien de mauvais goût. Sam est le genre de mec à s'allumer une clope alors qu'il est suspendu par la main au dessus du vide. Les répliques de Burns sont aussi sévèrement burnées. Vieux loup de l'armée, moitié robotisé moitié pochtroné, il vous gratifiera souvent tout au long de l'aventure de sympathiques petits "les enculés !" bien sentis et autres dialogues nanaresques.
 

Mais Sam, la visière de ton casque est au niveau de ta bouche, t'es sûr que tu vois quelque chose ??!

Vanquish est un Third Person Shoot survitaminé, c'est le moins que l'on puisse dire. La combinaison que vous arborez semble vraiment démultiplier vos pouvoirs, vous frappez fort, vous courrez vite et pouvez même bénéficier d'une sorte de bullet time, qui provoque l'effet d'une centaine de cafés, à savoir que vous êtes si rapide que tout le monde autour de vous évolue au ralenti. Vous affronterez pléthore de robots, hélas relativement peu variés mais dont la taille est parfois jouissive. Les combats se déroulent toujours de la même manière. Un système de couverture classique mais très intuitif vous permet de vous abriter des tirs ennemis. Chacun possède la plupart du temps un schéma d'attaque bien distinct et un point faible que vous découvrirez rapidement. A votre disposition pour en découdre, différentes armes, dont certaines ont une efficacité toute relative il faut bien l'avouer. En effet, l'armure de Sam peut lui matérialiser l'arsenal habituel, fusil à pompe, grenades, sniper, RPG, mitrailleuse, etc... mais aussi quelques étrangetés. Cela rend parfois le challenge plus croustillant, lorsque vous n'avez plus de munitions de fusil d'assaut et que vous devez en découdre avec un lance-disque pas bien méchant, pas bien précis et pas bien utile. La maniabilité est extrêmement agréable et permet, grâce au boost, aux violentes attaques manuelles et au ralentissement du temps, d'offrir un gameplay vraiment admirable, intuitif, rapide et sportif. C'est effectivement à ce moment que l'on regrette l'absence de multijoueur, mais force est de constater que la maniabilité aurait été très difficilement adaptable. L'avancée dans le scénario se fait de la manière la plus simple qui soit puisqu'à priori, c'est toujours tout droit. Mais attention toutefois, on vous demandera souvent d'appuyer sur un bouton. La porte s'ouvrira et vous pourrez continuer. Ah si vous n'avez pas trouvé l'interrupteur au milieu de la seule pièce accessible, un GPS vous l'indiquera. Car c'est aussi cela Vanquish, et tant mieux puisqu'au milieu de ces fusillades, les périodes de calme semblent être au ralenti. Rien ne perturbera votre marathon entre les balles, et c'est ça qu'on veut, si ce n'est peut-être parfois une très horripilante musique électro-japoniaise en fond musical.
 

Monsieur et madame Vanquish ont une fille. Laurène.

Paradoxalement, en réalité Vanquish a très peu à offrir aux joueurs en terme de contenu. Les graphismes sont certes vraiment très réussis mais les décors sont tous terriblement similaires, tant et si bien qu'on a l'impression de n'avoir joué qu'un seul niveau tout le jeu. C'est vrai, on peut concéder qu'on a très peu le temps de regarder le paysage, mais ce n'est pas une raison ! Il en est d'ailleurs de même pour les ennemis, puisque le bestiaire de Vanquish est relativement limité. Le plus gros hic, c'est aussi probablement sa durée de vie, puisque celle-ci n'excède pas 7 heures si vous avez un petit peu joué les touristes sur le chemin. Diable, que c'est court, mais que c'est intense ! Mais le fait est que Vanquish est un jeu de scoring, et pi c'est tout. On cherche à éliminer un maximum d'ennemis en un minimum de temps de la manière la plus efficace qui soit. Des tas de statistiques apparaissent d'ailleurs régulièrement pour apprécier vos performances, et elles tiennent compte du nombre de fois où vous êtes mort pour accomplir votre mission ! C'est vrai, vous ne jouez peut-être pas à Vanquish pour l'histoire, pour l'originalité, pour la diversité visuelle, mais pour le sport et pi c'est tout. C'est vrai, le jeu n'invente finalement rien mais maîtrise tellement son gameplay qu'il reste jouissif à chaque combat. SEGA se dote d'un très très bon soft en cette fin d'année, et les amateurs de TPS et de combats instinctifs ne devraient pas passer à côté. Ah, et comme je vous parlais du côté décalé tout à l'heure, en voici un petit extrait. Au détour d'un ascenseur, Sam surprend des ennemis occupés d'une bien étrange manière...

 

Article rédigé par JoKeR , le

Pour Platinum Games, c'est encore un succès pour Noël 2010. Vanquish est nerveux, brillant, instinctif. Si sa durée de vie est hélas un peu faiblarde et qu'il ne se diversifie que très peu, cela n'entame en rien le plaisir du pur scoring. A conseiller impérativement à tout amateur de TPS qui se respecte.

Points positifs

  • Gameplay terriblement efficace
  • Maniabilité intuitive
  • Graphismes superbes
  • Rythme effréné
  • décalé
  • Bon replay value

Points négatifs

  • Bestiaire limité
  • Décors très redondants
  • La campagne, entre 5 et 7h de jeu

A propos de l'auteur

JoKeR

JoKeR

35 ans | Rédac' Chef / Touriste.

Passez votre chemin, ce mec est un con. Avis de merde, méconnaissance générale du sujet et pleins pouvoirs sur le site, ce mec est un imposteur. Regardez, je me suis emparé de son compte pour écrire sa bio et à mon avis il ne s'en apercevra jamais ce naze.

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