Test : Majin and the Forsaken Kingdom

Majin and the Forsaken Kingdom - Xbox 360

Genre : Action Aventure

Date de sortie : 26 novembre 2010

Un nouveau venu dans l'aventure/action à la troisième personne est arrivé ! Vous avez aimé Ico, vous avez rêvé de Shadow of colossus, vous piaffez d'impatience à l'idée d'insérer Last Guardian dans votre bécane ? Voici pour vous régaler ! Autre studio, autre aventure, même plaisir !

 
 
Ce que l’on peut déjà dire de Game Republic, le studio à l’origine de cette nouvelle création, c’est que le succès à la sortie de leurs titres est en dents de scie. L’idée qui colle à l’esprit : oui c’est bien, mais ça aurait pu être tellement mieux ! (Genji, Folklore, Dragon Ball Origins…)
Mais il faut se prémunir des aprioris face à ces créateurs qui savent susciter l’attente et l’engouement populaire malgré une réalisation mitigée. Aussi garder toute objectivité, à la sortie de ce nouveau titre qui arrive sur nos deux chères machines rivales, est nécessaire. Alors à quoi nous attendre pour ce Majin and the forsaken kingdom en cette fin d’année riche en rebondissements ?
 

"Salade de fruits jolie jolie!"

L’histoire prend ses racines après une courte introduction, fine et bien modélisée, dans un style ombre chinoise sur fond de dessin animée, où l’on nous présente l'univers féérique de Majin. Tepeu, un jeune voleur intrépide, s’engouffre au plus profond d’un château austère, armé de sa seule épée et de son courage, pour chercher le Majin légendaire capable de ramener la lumière. Ce dernier est une divinité, un génie de la nature, à laquelle on a ôté tous ses pouvoirs qui ont été emprisonnés dans de gros fruits aux couleurs vives dont le truculent Majin se délecte avec joie (trop gras !! Trop sucré !! Trop salé !!). Nous devons donc chercher de toutes nos forces ces fameux fruits contenant les pouvoirs de notre ami afin qu'il retrouve sa puissance d'antan. Ces derniers, faits de feu, d'éclairs et autres tempêtes, sauront au fil du jeu nous en mettre plein la vue. Ainsi, tous les éléments se déchaînent face à la colère du Majin. Cela promet de ne pas être si simple car les fruits de puissance ont été dissimulés un peu partout dans le monde et sont généralement bien gardés par des hordes de soldats ténébreux très méchants et pas du tout esprit de noël !
Ce genre d'histoires, somme toute assez classique, colle parfaitement à l'univers et justifie à lui seul l'existence d'une créature comme le Majin, ce personnage qui fait toute l’originalité du titre. Les protagonistes entrent en scène rapidement après un didacticiel intégré au scénario où l'on ressent la prise en main facile et accessible. Un rat bien élevé, ainsi qu'une tripotée d'oiseaux nous guident pour ce début d'aventure, puis tous viendront ensuite nous guider et nous accompagner de joyeux conseils dans notre quête. Le tout est saupoudré d'une bande-son très Lawrence d'Arabie : ça colle aux images ! De plus les voix sont amusantes, surtout celle de l'incroyable Majin qui n’a pas inventé l’eau tiède ! Tout dans les bras !!!
 

Au pied du sapin…

Tout le principe du jeu fonctionne autour de l'interaction de nos deux joyeux compères qui se suivent comme leurs ombres. On ressent sans difficulté leur complicité et un habile système de nivelage des aptitudes, d'une part du héros de l'autre du duo, nous permet de voir s'améliorer ces personnages. Nous interagissons donc avec ce système sans trop avoir à nous en occuper. Amoureux des arbres de compétences et diverses reventes de boucliers, oubliez la personnalisation des aptitudes et des équipements, ici très linéaire. Néanmoins, vous pourrez, par le biais des stèles de sauvegarde, changer l’équipement de Tepeu et l’apparence de Teotl.
Il faut savoir prendre une aventure à sa juste mesure : vous ne contrôlez jamais Majin le légendaire de vos propres pads ; vous lui donnez des ordres, gentiment certes mais il obéit et plutôt bien. Ce faisant, vous allez passer des portes, main dans la main, sauter des obstacles, courir, bondir, voire réfléchir près d'un bon feu vos mains perdues dans son écorce noueuse (je m'égare là) et surtout, vous allez vous battre ! A ce niveau, c'est un plaisir de voir Majin le fantastique envoyer des taloches et votre voleur se précipiter sur l'adversaire au sol, pour le ruer de coups avec une arme qui saura peut-être vous rappeler ces magnifiques keyblades. Puis, sous l'effet d'une jauge qui se remplit à force de matraquage de votre clé, vous pouvez lancer de terribles attaques communes, main dans la main, encore, et avoir la démonstration en images de l'adage : l'union fait la force !
 

Est-ce que tu as été sage ?

D'un point de vue graphique, le jeu est à la hauteur des attentes qu'on peut se permettre d'avoir de Game Republic, c'est-à-dire plus que convenable mais de l’aliasing et des bugs de collisions ternissent cet aspect. On note un effort fait de la part du studio pour créer un ensemble qui se tient, très coloré, avec une vraie identité. N'est ce pas ce que l'on attend d'un jeu ? Bien sûr on pourra assimiler certains moments à du Zelda avec les énigmes qui nous sont proposées pour récupérer les fruits de notre convoitise mais j'ose reconnaître ici une forme d'inspiration car cela ne dénature pas l’originalité du titre qui reste fidèle à son concept : savoir tirer les meilleurs partis du duo dissymétrique qu'on nous propose.
La difficulté est présente, le système de combat est bien pensé, le gameplay est intelligent tout comme les adversaires sont coriaces et nombreux. Lorsque vous serez amené à ouvrir le chemin de votre partenaire, le laissant en retrait, vous préférerez sans doute une approche plus discrète, à pas feutrés, pour vous débarrasser en un seul coup de vos ennemis (dans l’dos, c’est du joli ça !!). Dans la logique d’un jeu accessible mais pas facile, pas d’autres choix que de recommencer au dernier point de sauvegarde après une défaite donc prenez garde à sauver !! Sinon ce peut être frustrant !
Le jeu se termine en une quinzaine d’heures si vous souhaitez ramasser tous les objets cachés. Cela peut paraître peu mais reste très raisonnable pour un jeu de cette richesse et de cette envergure. Vous serez d'ailleurs plus surpris par la beauté de certains décors et par la lumière laissant entrevoir le passage du jour et de la nuit que par le rythme du jeu où l’hystérie n’est pas de mise.
 

Article rédigé par Ickar , le

Game Republic réussit donc son pari en nous proposant une immersion et un jeu à la hauteur de son époque. On apprécie se balader dans ce monde magique, tenir tête aux ténèbres, on ne veut pas se précipiter, on voudrait que cela ne s’arrête jamais !

Points positifs

  • Gameplay intuitif et original
  • On se laisse immerger avec plaisir dans cette histoire fantastique
  • Plaisir en continu de jouer avec le duo héroïque

Points négatifs

  • Bugs de collisions
  • Mort = retour au point de sauvegarde
  • On attend toujours The Last Guardian !

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