Test : Dead Space : Ignition

Dead Space : Ignition - Xbox 360

Genre : Bande-Dessinée interactive

Date de sortie : 13 octobre 2010

Genre
Bande-Dessinée interactive
Date de sortie
13 octobre 2010 - France
Développé par
Visceral Games
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
PS3, Xbox 360
Parfois appelé
Dead Space Ignition
Modes de distribution
Xbox Live Arcade

La vague Dead Space passée, mais l’ère Dead Space 2 pas encore arrivée, EA nous fait patienter avec un jeu XBLA à l’effigie de l’excellente série nommé Dead Space Ignition. Bon, si je vous disais qu’il n’y avait pas de shoot, pas de flippe et pas de jolis graphismes dans ce mini épisode, vous partirez en courant, non ? Hé, revenez… !

 
 
Quelle surprise est ce Dead Space Ignition ! Alors que tout le monde s’attendait à démembrer du nécromorphe et suer à grosses gouttes, voilà qu’il s’agit en fait d’un bande dessinée interactive jouable via trois mini-jeux. Oui, cela peut-faire un électrochoc la première fois, notamment lorsqu’on est fan de la série. C’est mon cas, et il est vrai que cet opus à taille réduite est assez spécial…

Tout d’abord, il faut savoir que Ignition se situe chronologiquement avant le deuxième épisode, c’en est même une préquelle. Il se situe donc après le 1. Mais quand précisément, on ne sait pas. Ce qu’Isaac fait en ce moment, on n’en sait rien non plus. Ce qu’est devenu l’Ishimura après Dead Space, on ne… merde, we don’t know too ! Bref, la trame scénaristique suit les aventures de deux personnages : Franco, un ingénieur bidouilleur, et une flic impulsive. Tous deux habitant le Sprawl, station spatiale géante située sur Titan (satellite de Saturne) et cadre principal de Dead Space 2, le couple se retrouve confronté à une épidémie mystérieuse qui transforme tout le monde en choses pas très belles et pas très sympathiques non plus. Vous l’aurez compris, Dead Space Ignition conte la descente aux enfers du Sprawl via des images (pas très) animées et des mini-jeux de piratage.
 

Connecté

Oui oui, vous avez bien lu « piratage ». En fait, le personnage que vous… hum, incarnez, est le mécanicien. Son rôle principal, et donc celui celui que vous allez effectuer, est de pirater divers systèmes informatiques afin de sauver votre peau des nécromorphes : ouvir une porte bloquée, aider des survivants, réparer un système important de la station… Le tout est jouable par trois mini-jeux, de plus en plus ardus au fil de l’histoire. Le premier système de piratage est une sorte de jeu de réflexe : sur un niveau en 2D, vous contrôlez une « ligne rouge » que vous pouvez déplacer de haut en bas via le joystick. Le but est archi-simple : rejoindre un point précis, celui qui est à la fin du parcours. En effet, votre ligne avance et divers obstacles apparaissent, ainsi que des virus, d’autres lignes d’autres couleurs, qui sont là soit pour vous bouffer, vous inverser les commandes, ou bien arriver avant vous au point d’arrivée, ce qui provoque immédiatement le game over. En gros, c’est une course de lignes multicolores. Ouais, cela peut paraître chelou dit comme ça, mais le principe est archi simple… et aussi plutôt chiant, la grande difficulté étant due à l’extrême sensibilité du joystick, ce qui déplace votre ligne dans tous les sens sans même le vouloir. Croyez-moi, y’a de quoi péter un câble (électrique)… Sur-ce, je vais me cacher suite à cette blague court-circuitée.
 

Mais comment on faisait avant ?

Avant, on tirait sur des monstres, on stressait, on évoluait. Ici, on se retape toutes les deux minutes des piratages super soulants, des images pas du goût de tous, et un tas d’autres trucs plus ou moins déplaisants… Après un premier jeu de piratage « déroutant », il est temps de passer au second hackage de système. Ici, le but est d’envoyer des virus sur un point précis afin de pirater ce dernier et donc de réussir. Non, en fait, il faut bien l'avouer, c’est nul. Pas de grandes réflexions ne sont demandées, il suffit de matraquer les boutons et d’observer ses virus dévaler le système piraté… Non vraiment, sans grand intérêt. Autant le jeu précédent demandait pas mal d’adresse, autant là, c’est raté, clairement.

Heureusement, le troisième jeu relève un peu le niveau : plus corsé et clairement orienté casse-tête, il faut orienter des faisceaux de lumière avec des « miroirs » en quantité limité afin de faire arriver chaque lumière de chaque couleur dans leur puce de couleur correspondante. Le tout peut devenir très vite compliqué, avec des rayons lumineux qui se croisent dans tous les sens, des miroirs à double reflet et des circuits compliqués. Si cette manière de piratage peut tout à fait agacer les plus impatients, elle peut au contraire réjouir les amateurs de réflexion et de logique, c’est à double-sens. Les trois mini-jeux disposent tous d'un gameplay très minimaliste, ne faisant usage souvent que de trois touches et du joystick. Au moins, on ne sera pas débordé avec des tonnes d'actions à effectuer en même temps !
 

100 grammes de peur

Oui, juste cent grammes, parce que ça ne fait pas suffisamment peur pour faire un kilo. Ne cherchez pas trop de logique hein, il fallait bien que je trouve un intertitre qui a la classe. Bref, attardons-nous maintenant sur le reste du contenu, les mini-jeux étant désormais détaillés ! Donc, comme vous l’aurez pigé, les cinématiques sont à base de dessins très légèrement animés : un personnage qui se déplace de haut en bas signifie qu’il marche, un menton qui se décale veut dire que le personnage parle ou a des spasmes buccaux (lol), et de temps en temps, un bras qui bouge pour dire « Allez, à plus (enfin, adieu) mec, haha ! ». En gros, on aurait quand même préféré un truc un peu plus détaillé quitte à rester dans le domaine de la bande-dessinée. Contrairement aux autres épisodes Dead Space, le doublage français est absent et laisse place aux voix anglaises sous-titrées en français, ces dernières étant tout de même de très bonne facture. De plus, la musique est, comme habituellement, très entrainante, notamment pendant certains piratages ou les violons nous font stresser et nous rappellent que si l’on ne résout pas cette putain d’énigme avant la fin du temps imparti, on va passer un très mauvais quart d’heure, même si une décapitation de nécromorphe de devrait pas durer plus de quinze secondes.

De temps à autre, un choix vous sera demandé, ce qui impliquera un chemin différent dans le jeu menant à plusieurs fins distinctes (quatre au total). De plus, le scénario est un bon point de cet opus : avec plein de petites anecdotes, de clin d’œil – dont certaines références à Isaac –, tous ces commentaires devraient nous apporter des petites précisions sur le pourquoi du comment de Dead Space 2. Enfin, sachez que la durée de vie du titre n’est pas ce qu’il y a de plus folichon : une toute petite poignée d’heures sera suffisante pour venir à bout du jeu. Jugez-donc : un trophée/succès demande même de terminer DSI en moins de 20 minutes sans compter les cinématiques… Pour 5 euros, on peut tout de même se poser des questions.
 

Article rédigé par Naxi , le

« Bof », puis « chouette », puis « pas terrible », suivi par « pas mal »… Si Dead Space Ignition regorge de bonnes idées comme la volonté d’apporter un scénario croisé avec Dead Space 2, elles sont parfois mal mises en scène à cause de cinématiques moyennes et de seulement trois mini-jeux – dont un raté, un perfectible et un réussi – qui peuvent toutefois devenir très vite rébarbatifs. Finalement, si vous êtes un fan inconditionnel de l’univers de Dead Space, je ne peux que vous le conseiller pour ses anecdotes intéressantes à l’histoire de la série. Sinon, passez votre chemin, à moins que les énigmes ne soient votre dada !

Points positifs

  • Scénario intéressant
  • Plusieurs chemins et fins différents

Points négatifs

  • Dessins et animations très moyens
  • Durée de vie courte
  • Des mini-jeux globalement perfectibles
  • Les piratages sont, à force, rébarbatifs

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