Test : Captain America : Super Soldat

Captain America : Super Soldat - Xbox 360

Genre : Action

Date de sortie : 15 juillet 2011

Genre
Action
Date de sortie
15 juillet 2011 - France
Développé par
Next Level Games
Edité par
Sega
Disponible sur
DS, PS3, PSP, Wii, Xbox 360
Parfois appelé
Captain America : Super Soldier

Au déballage d’un jeu comme Captain America, je suis toujours partagé entre deux sentiments. D’un côté la joie d’avoir une adaptation qui ravira les fanboys purs et durs des comics de mon genre. De l’autre, la sensation que de toutes façons, dans toute l’histoire des jeux vidéo, jamais une adaptation de film n’a marché. Alors certes, c’est une adaptation d’un film qui adapte un comic, mais le jeu est bel et bien la copie marketing du long-métrage prévu pour août. D’ailleurs, le super héros du jeu a les traits de Chris « Captain America » Evans.

 
 
Lançons le jeu, faisons fi des craintes et voyons ce qu’il se passe. La première mission, comme souvent, est en fait un tutoriel pour comprendre le mécanisme. Premier frisson d’effroi : ce niveau ne dure, à tout casser, que deux minutes. Le temps de découvrir que Cap a un bouclier en vibranium qui pare les coups et qui le protège des attaques, le temps de voir qu’on peut frapper les ennemis, les étourdir ou les projeter, le temps de comprendre qu’on a une barre de concentration comme dans tous les jeux d’action du genre, qui permet de faire une über-attaque. Tiens, c’est tout ? Oui. Ah, le jeu risque donc d’être aisé ? Oui, encore. Zut.
 

Le vibranium c'est fantastique

Car même en super soldat, le niveau « normal » du jeu, on a la désagréable impression de se faire insulter. Les objectifs sont largement détaillés et au cas où vous seriez analphabète, vous avez également des indications à l’écran qui vous disent où aller. « Et pis tiens, Maurice, si on leur mettait aussi les objets cachés à découvrir, bien en gros sur leur minimap ? » qu’ils se sont dit, les développeurs, autour d’un jus d’orange, un dimanche matin en développant le jeu. Et pis pouf, v’là qu’il y a même des marqueurs de passage pour être bien sûrs que le joueur suive les scripts et ne se perde pas dans les niveaux. Allez, on leur rajouter la possibilité, en une petite pression de bouton, d’activer le super sens du héros (attention, c’est drôle, lisez le prochain paragraphe) qui lui indique bien en surbrillance les interactions. Trop facile ? Sans doute. Je ne saurais dire si c’est pour le côté grand public ou si c’est par absence d’idées de gameplay.
 

Capman Baterica

Mais la plus grosse impression qui ressort du jeu, c’est ce foutu côté « pompage de Batman Arkham Asylum ». Je prends l’exemple-là précisément pour plusieurs raisons, et aussi car la plupart des lecteurs y ont joué. Le bouclier se gère de la même façon qu’un batarang. Une pression pour l’envoyer voler et étourdir les ennemis. Les améliorations, qui se débloquent en ramassant des objets qui donnent des points, sont similaires aux upgrades d’armures et de bouclier de Batman. En combat rapproché, c’est la même chose. Ok, vous me direz, ça ressemble à tous les jeux d’action bourrins de ces 10 dernières années. Oui, mais ce n’est pas tout. Comme dans Batman, il est possible de récupérer des carnets d’un savant fou. On peut également trouver des vidéos pour comprendre les personnages que vous rencontrez. Il y a des fausses énigmes bien trop simplistes : placer deux chiffres l’un sur l’autre avec les deux sticks, ou encore manier ces deux sticks pour court-circuiter un tableau électrique… Ca ne vous rappelle rien ? Bref, si on doit trouver l’impression dominante du soft, sans conteste, ce sera le sentiment de déjà-vu, et l’impression d’une absence d’originalité.
 

Chris Evans-like

Pourtant, le jeu n’est pas si moche, bien qu’indigne d’une télé en 1080i. En fait, ça vaut une Xbox 360 en fin de vie. Si on retire certaines animations qui font penser qu’on est retombé 6 ans en arrière sur PS2 avec les premières adaptations X-Men de Marvel. Ne parlons pas du lipsync qui est inadmissible ou de la caméra qui a la fâcheuse tendance à se loger n’importe où quand on est proche des parois, sans compter qu’il est difficile de la replacer dans une position raisonnable quand elle déconne. Et puis de toute façon, elle est bien trop proche du héros pour voir quelque chose de correct. Dommage car la VF n’est pas si ridicule. Si, Chris Evans est très ressemblant, même si on ne le voit jamais sans son casque donc tout est relatif. L’univers est quand même proche du comic, avec des combats contre des vilains nazis et des mutants qui font de la télékinésie ou qui utilisent des lance-flammes pour vous cramer le bonnet. Certains personnages de la série sont présents, histoire de vous faire comprendre comment travaille Cap dans la vie de tous les jours. Alors on se retrouve dans les clichés de la deuxième Guerre Mondiale, genre les châteaux allemands remplis de statues et de drapeaux rouges, les gares de marchandise, les sous-sols de mutants à la Wolfenstein, les accents allemands à couper au couteau et marmonnés dans des hauts parleurs (tiens, comme le Joker dans Batman, étonnant non ?) ; ou encore des ordinateurs de 4 mètres de haut et les antennes relais à tous les coins de bâtiments. Attention cependant, ce n’est pas l’histoire du film qui est retranscrite, y'a même pas Red Skull. Enfin, je ne pense pas, faudra attendre fin août pour savoir.
 

Ceci est un intertitre, mais j'avais pas d'idées, désolé

Pour revenir sur la difficulté, elle est donc trop simple. D’autant que les traversées de niveaux se résument par une trentaine de fantassins qui vous tombent sur la gueule à tous les coins de rue. De la baston, de la récupération d’objets dans tous les coins, que ce soient dossiers secrets ou simples feuilles permettant de gagner des points. On se retrouve d’ailleurs à passer plus de temps en ramassage qu’en cassage de dents. Mais c’est évidemment l’apanage de ce type de jeux. Et puis, de temps en temps, un boss de fin de chapitre, un peu plus coriace qu’un autre, mais une fois l’astuce trouvée, très facilement décalquable. Rien de bien original à nouveau, d'autant que chaque chapitre se termine quasi aussi rapidement que le tutoriel. En 5 minutes c'est torché. Le jeu se boucle en 6h. Juste de quoi attendre le film sur grand écran. C'est bien pensé quand même. Mais bon, Captain America, depuis les années 50, a bien tristement vieilli.
 

Article rédigé par Jivé , le

Malheureusement, ce jeu est comme on pouvait s'y attendre : peu original, mal fini, dénué de toute nouveauté ou intérêt singulier. En plus, hommage ou pas, le pompage exacerbé de Batman Arkham Asylum peu choquer. L'ambiance et le respect de l'univers de la série de Marvel sont tout de même de bons points pour les fans. En attendant le film donc.

Points positifs

  • Fidèle
  • Amusant
  • Batman AA-like

Points négatifs

  • Batman AA-like
  • Peu original
  • Mal fini
  • Animations, lipsync, caméra : le trio de la mort qui tue

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