Test : Hydrophobia

Hydrophobia - Xbox 360

Genre : Action presque sous-marine

Date de sortie : 29 septembre 2010

Genre
Action presque sous-marine
Date de sortie
29 septembre 2010 - France
Développé par
Dark Energy
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360
Modes de distribution
Xbox Live Arcade

Prendre la tasse d'eau salée, c'est pas cool. Mais prendre la tasse d'eau salée dans un gigantesque bateau en feu en train de couler du fait d'une attaque terroriste, c'est carrément craignos. Vous êtes Kate Wilson, une ingénieure claustrophobe, en proie aux vertiges qui se retrouve prise au piège d'un monstre de métal se remplissant d'eau à vue d'œil. Votre mission ? Survivre. Alors, Hydrophobia évite-t-il le naufrage ?

 
 
Nous sommes en 2051 et le monde tel que vous le connaissez a disparu. Ici, la quasi totalité de la planète a été engloutie par les eaux. La croissance démographique constante réduit petit à petit l'écoumène terrestre et la population, par manque de place, a appris à survivre sur l'eau. La nourriture devient rare et inévitablement, une lutte politique et idéologique éclate : d'un côté les Malthusiens, qui veulent contrôler et réduire la population mondiale, de l'autre, les Cornucopians, qui cherchent sans relâche des solutions technologiques afin de la nourrir. Le seul îlot capitaliste qui survit est le « Queen of the World », le plus grand navire jamais créé. C'est sur cette portion d'espace métallique titanesque que l'aventure prend part et va être la cible d'un attentat provoqué par les « Néo-Malthusiens » qui ne veulent qu'une chose : imposer leur doctrine sur Terre.
 

Somewhere, Beyond the Sea...

Une fois le décor planté, vous vous retrouvez coincée, mais heureusement épaulée par Scoot, le geek qui reste derrière son écran et dont l'accent Irlando-Ecossais ferait passer celui de Scotty de Star Trek pour une douce sonate italienne. Bref, l'aventure commence donc et les divers éléments de gameplay se mettent en place très rapidement. Trop même. Car si le jeu dévoile ses meilleures cartes durant le premier acte, ce sont bien les seules que vous verrez. Une fois que le début assez rythmé de la partie est entamé, on déchante vite au vu de la répétition gerbante de l'action qui nous est proposée. On alterne phases de plateformes, combats au flingue, phases sous l'eau et décodage de portes. Ce dernier point est particulièrement relou puisqu'il constituera les 80 % de votre progression : chercher ces foutus codes de mes deux. Équipé de votre décodeur holographique portatif haute technologie, vous déambulerez dans un capharnaüm d'eau et de feu en scrutant les murs (ce qui nécessitera que vous passiez en vue subjective) afin de trouver les codes vous permettant d'ouvrir les portes et de poursuivre votre route. Les piratages informatiques qui ponctuent votre chemin se font en superposant deux lignes d'ondes fréquentielles l'une sur l'autre et vont, comme un peu tout dans le jeu, user très rapidement votre patience.
La redondance du gameplay et la linéarité des décors vous donnent donc constamment l'impression de tourner en rond, voire de vous perdre puisque la carte mise à disposition est assez mal foutue, malgré un affichage 3D possible.
 

"Dis Papa, elle est loin la fin du jeu ?...Ta gueule et nage !"

Avec le fameux moteur Hydro Engine sous le capot, Hydrophobia peut se vanter de nous avoir concocté une belle petite innovation. Si l'enveloppe globale du jeu est un peu pâlotte, toute la mécanique gérant l'eau est très bien huilée et les gars de chez Dark Energy s'en sont très bien sortis. Vous serez sans cesse balloté, remué ou projeté en arrière au rythme des déferlantes d'eau qui s'engouffrent avec toujours plus de force dans les couloirs du bateau. Elles seront d'ailleurs utilisables dans les phases de combat où vous serez obligé d'utiliser les éléments du décor pour vous débarrasser de vos ennemis. Votre arme ne tirant que des balles soniques au début (avant différents types de munitions par la suite), vous serez dans l'obligation de tirer parti des bidons explosifs, câble électriques et autres fuites de gaz qui jalonneront votre route. L'eau sera létale pour vos ennemis lorsque vous ouvrirez sournoisement une porte avec votre décodeur holographique ou lorsque vous tirerez sur une vitre qui retenait une importante quantité d'eau, les noyant impitoyablement. La flotte pourra également vous servir à éteindre les incendies vous barrant la route en piratant les caméras de sécurité et libérqnt le liquide de loin. Sachez qu'un nombre de points vous sera attribué selon la méthode et le nombre d'ennemis tués afin d'essayer de faire du highscore avec panache mais bon, vous l'avez compris, on s'en lasse très très vite. On constate donc que certaines idées étaient plutôt bien venues mais le système de combat reste trop apathique et la réalisation générale trop bancale pour qu'Hydrophobia impose sa marque dans ce style de jeu.
 

Hydrophobia termine en eau de boudin

L'esthétique du jeu est plutôt réussie pour quelque chose qui sort du Xbox LIVE Arcade mais, comme annoncé un peu plus haut, les environnements ne sont pas hétérogènes pour un sous puisqu'on enchaine les couloirs et autres cages d'ascenseurs jusqu'à s'y perdre et ce ne sont pas les quelques explosions (pas top top en passant) qui réussiront à nous faire briller les yeux. De tristesse peut-être. Question durée de vie, la campagne solo se divise en trois actes que vous terminerez en une demi-douzaine d'heures. Enfin, la rejouabilité du titre est proche du niveau de la mer (0 pour les incultes) : on pourra tenter les défis qui consistent à éliminer des ennemis en utilisant les décors ou escalader des murs en un temps imparti. Mouais.
 

Article rédigé par Lorris , le

Au final, difficile de garder la tête hors de l'eau tant la débâcle aquatique proposée par Hydrophobia nous laisse frustrés et sur notre faim. Le titre qui débordait d'idées pas trop dégueulasses fini enlisé sous une linéarité flagrante, de nombreux défauts techniques et une réalisation plus qu'approximative. Une note positive tout de même pour le moteur Hydro Engine qu'on espère revoir dans une caisse un peu plus tape à l'oeil à l'avenir. Submergé d'imperfections, Hydrophobia dont la principale erreur fût de trop miser sur l'Hydro Engine s'est accroché un bon boulet aux pieds et finit irrémédiablement entraîné vers les abysses des jeux très moyens et demeure sans réelle saveur.

Points positifs

  • L'Hydro-Engine
  • De bonnes idées à la base
  • Un stress présent lors de certaines phases de jeu

Points négatifs

  • Durée de vie faiblarde
  • Linéarité
  • Scénario fourre-tout
  • Le doublage de cet enfoiré de Scoot
  • Les combats, mous, mous, mous

A propos de l'auteur

Lorris

Lorris

29 ans | Fin limier du mot

Nonobstant les ouï-dires et les non-dits de ceux qui pensent que non et de ceux qui estiment que oui, Lorris demeure un génie incompris. Utilisant constamment un langage profane qui sied à sa caste de jeune kikoo-gamer-du-web, ce candide éphèbe qui newse, teste, et previewte n'est finalement qu'un esprit brillant parmi les autres cucurbitacées qu'il tient pour collègues. Sinon, Lorris est une âme modeste, offrant son corps pour partager avec délectation et frivolité sa passion qui l'anime dans le manoeuvrage du joystick et non pas du droit de cuissage comme certains butors le feraient entendre.

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