Test : Yoostar 2

Yoostar 2 - Xbox 360

Genre : Truc chelou

Date de sortie : 1er trimestre 2011

Genre
Truc chelou
Date de sortie
1er trimestre 2011 - France
Edité par
Namco
Disponible sur
PS3, Xbox 360

Qui n'a jamais rêver pouvoir prendre la place des héros de ses films préférés ? L'idée de se la jouer Marlon Brando dans Le Parrain ou Keanu Reeves dans Matrix est plutôt alléchante. Et bien telle est la promesse que nous fait Yoostar 2. Pari tenu ? Eh bien, comment dire ça gentiment ?

 
 
L'idée de base n'est pas mauvaise, loin de là, mais la mise en œuvre est loin de faire honneur à cette bonne intention. D'un point de vue technique tout d'abord, l'incrustation des joueurs dans les différentes scènes nécessite de vider le champ de la caméra de tout objet mobile, êtres vivants inclus. La contrainte peut vite s’avérer rédhibitoire suivant la position de la caméra. Dans certains cas, il sera nécessaire que tous les convives quittent la pièce, rien que ça. Ça ne serait pas bien grave si l'incrustation en question était des plus réussies, mais ce n'est pas le cas. On a pu constater qu'elle ne se fait pas sur les ombres, ce qui peut donner un résultat franchement moche au final dans certains cas.
 

« Il y a 160 km d'ici à Chicago, nous avons un réservoir plein d'essence, un demi paquet de cigarettes, il fait noir et nous portons des lunettes noires. » Elwood Blues

Pour ce qui est du contenu, le jeu nous propose un nombre intéressant d'extraits sur lesquels s'amuser, en admettant bien sûr que ce soit possible. Parmi eux, on trouve le cultissime « Houston on a un problème » d'Appollo 13 ou encore cette fameuse réplique extraite des Blues Brothers citée dans l'intertitre. La sélection a le bon goût d'être variée, proposant aussi des extraits de classiques comme Casablanca aussi bien que des petites pépites de 2010 comme Kick-Ass. Certains regretteront la courte durée des extraits. Mais ce qui peut être perçu comme un défaut se trouve être en fait un point plutôt positif. En effet, cette faible durée permet d'enchaîner rapidement les parties lors de soirée entre potes, car il faut bien le reconnaître, le titre n'a strictement aucun intérêt en solo. On oubliera donc très vite le mode défi, totalement dispensable, pour se concentrer sur le mode partie rapide qui permet aux joueurs de choisir librement les extraits.
 

« Houston on a un problème. » Jim Lovell

Mais il y a un léger souci tout de même : la quasi-totalité des extraits du jeu ne peut se jouer qu'en solo. Ce qui, vous en conviendrez, est bien con pour un jeu qui révèle tout son potentiel lorsqu'on joue à plusieurs. Cependant, même lorsqu'on joue à deux sur l'une des rares scènes qui le permettent, Yoostar 2 n'est pas franchement fun. Car si les scènes présentes dans le jeu son plutôt drôles à regarder, elles ne le sont pas forcément à jouer. En effet, quand on veut faire une scène, que ce soit seul ou à deux, on passe son temps à lire le texte qui défile à l'écran en faisant l'acteur avec plus ou moins de réussite. C'est pas l'éclate donc. On se rabat alors sur le mode improvisation qui propose une interface strictement identique à celle du mode scripté précédent. On retrouve même le texte qui défile. Eh oh, les gars ! Je vous rappelle que le principe de l'improvisation est qu'on a pas de texte. Vous savez, comme dans la vraie vie. Mais une fois les quelques minutes nécessaires pour faire abstraction de ces foutues répliques passées, le bilan n'est pas franchement meilleur. On s'amuse un peu, mais sans plus.
 

« La route ? Là où on va, on a pas besoin de route. » Doc Emmet Brown

Bon d'accord, elle n'est pas dans le jeu celle-là. Mais on a quand même le droit de se faire plaisir de temps en temps bordel ! Le problème vient sans doute du manque d'interaction entre les joueurs et du peu de liberté qui leur est laissée. Mais la solution au problème est assez simple en fait : il suffit de jouer en faisant fi des règles imposées par le titre. La scène dans la voiture extraite des Blues Brothers n'est pas super fun à jouer ? Pas de problème, faites s'assoir deux ou trois potes derrière vous qui gesticulent comme des fous pour faire genre on est secoué par la voiture, qui est à l'arrêt dans la scène en question, et c'est de suite plus drôle. Vous trouvez que la scène du commissariat dans Terminator manque de sex-appeal ? Pas de panique, faites venir quelques copines pour qu'elles se dandinent derrière vous et fassent monter la température. Vous avez compris le principe, pour que le Yoostar 2 soit fun à jouer, il faut faire le con et ne surtout pas respecter les règles qu'il impose, ou plutôt propose dans ce cas-là.
 

Article rédigé par pattoune , le

Le principe de Yoostar 2 n'est pas mauvais, l'idée de se retrouver dans des films comme Appollo 13, Terminator ou encore Kick-Ass, a de quoi faire rêver. Mais la technique ne suit malheureusement pas et les ratés au niveau de l'incrustation donnent des résultats parfois immondes. Et si les extraits sont en grande partie tirés de films connus, voire cultes, un grand nombre de scènes vient également de films inconnus au bataillon. Ajoutez à cela que le jeu n'est pas franchement fun au final et on obtient un mauvais jeu. Mais il y a quand même moyen de s'amuser une heure ou deux avec ce titre lors de soirées entre potes à condition, comme dit plus haut, de faire les cons. La seule question que vous devez vous poser alors est la suivante : avez vous besoin de Yoostar 2 pour faire le con ?

Points positifs

  • Se retrouver dans des films qu'on aime et sortir des répliques cultes
  • Euh...
  • Les menus sont jolis ?
  • Euh...
  • Je reviendrai...

Points négatifs

  • ... Ou pas.
  • Des ratés dans l'incrustation des décors.
  • Les répliques qui défilent dans le mode improvisation bordel !
  • Et on va s'arrêter là parce que la liste est trop longue

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

33 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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