Preview : Far Cry 3

Far Cry 3 - Xbox 360

Genre : FPS

Date de sortie : 29 novembre 2012

Le mois dernier, Ubisoft nous a invité au Blue Elephant, dans le 11ème arrondissement parisien, afin de nous faire tâter de son prochain gros FPS qui tâche : Far Cry 3. Pendant une longue après midi, nous avons pu explorer Rook Island, faire la connaissance de certains de ses habitants et apprendre quelques coutumes locales. Voici, en gros, ce qu'on en a retenu.

 
 
Depuis sa présentation à l'E3 2011, ainsi que tout au long de la communication qui a suivi, Far Cry 3 s'est démarqué de ses concurrents, non pas par ses qualités graphiques exceptionnelles, ce qui ne l'empêche pas d'être beau, mais par sa thématique de la folie, le personnage de Vaas en étant le plus digne représentant (voir la vidéo ci-dessous). Alors quelle ne fût pas notre surprise en lançant notre partie en voyant celle-ci débuter comme un film de vacances. Le tout avec comme fond sonore Paper Planes de M.I.A., chanson faisant également parti de la bande originale de Slumdog Millionnaire. Voilà qui est fort déconcertant. Heureusement, on se retrouve très vite enfermé dans une cage en bambou avec un pote. Quant à notre hôte, ce n'est autre que Vaas, qui nous fait un numéro digne de celui de la vidéo dans laquelle on l'a vu pour la première fois.


Far Cry 3 - La définition de la folie (E3 2011) par GameHope
 

Operation Tourist Eater

Au bout d'un moment, Vaas finit par se barrer, nous laissant seul avec notre pote dans notre cage. Ce dernier réussi à se détacher et défait discrètement nos liens. Là, on apprend que c'est un militaire, ce qu’apparemment on n'est pas (ouf !). Après être sortis de la cage via un procédé tellement usé jusqu'à la corde qu'il n'y a même plus de corde du tout (c'est à se demander comment le garde a pu se faire avoir), le jeu prend une tournure étonnante pour un Far Cry. Plutôt que de sortir notre fusil pour massacrer tout le monde, on se faufile discrètement jusqu'à la sortie. Ce Far Cry 3 comporte en effet une composante infiltration pas dégueulasse et franchement bienvenue. On avance tête baissée en restant dans l'obscurité et sans faire de bruit. On se cache dans une petite plantation de cannabis pour éviter que les gardes qui passent nous voient. On jette un cailloux pour faire diversion et éloigner un pirate du passage que l'on veut emprunter. Plus loin dans le jeu, on a la possibilité de taguer les ennemis via notre appareil photo de manière à toujours garder un œil sur eux, et même de désactiver l'alarme des camps pour éviter l'arrivée d'éventuels renforts. Un peu plus tard, on passe dans un bâtiment jouxtant une cour où Vaas, notre pirate préféré, fait son numéro à d'autres otages. Sauf que ceux-là, il les exécute un à un. Au même moment, au fond de la pièce, dans la vrai vie réelle, je vois un mec descendre des escaliers avec une tête humaine (une fausse rassurez-vous) dans les bras... Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Ubisoft sait nous mettre dans l'ambiance. Alors qu'on sort tout juste des limites du camp, notre camarade se fait shooter dans la gorge et meurs peu de temps après. Alors qu'on est tenu en joue par ses sbires, Vaas décide de la jouer bon prince en nous laissant quelques secondes d'avance pour nous échapper. On en profite pour prendre la poudre d'escampette avant de nous viander lamentablement dans une rivière.
 

Le braconnage, ça vous gagne

On se réveille ensuite dans la cahute de Dennis, un autochtone qui nous a repêché non loin du village d'Amanaki où il vit. Ce dernier nous explique que le fait que nous ayons réussi à nous échapper du camp de Vaas prouve qu'on a l'âme d'un guerrier. Chose que Jason Brody (le personnage qu'on incarne, si vous n'avez pas suivi) a du mal a accepter. Mais bon, il nous a sauvé la vie, alors on l'écoute. Il nous explique que le reste de notre bande est encore en vie, retenue en otage quelque part. Et que pour les retrouver, il faudra affronter le pirate sadique. Là dessus, il nous envoie à une tour radio au sommet de laquelle il faudra activer un dispositif pour révéler la carte. Diantre, ça rappelle Assassin's Creed tout ça. Et pas qu'un peu puisque, lorsque la tâche est accomplie, la caméra tourne autour de l'édifice. Le mouvement est cependant plus dynamique ici, la caméra passant rapidement d'un point d'intérêt à un autre.
Ceci fait, on par cueillir quelques plantes et buter un ou deux sangliers, toujours sur ordre de Dennis. Ensuite, notre sauveur nous initie au système craft du jeu. Celui-ci permet de confectionner divers objets comme des seringues pour vous soigner ou augmenter votre perception de l'environnement, des sacs pour augmenter votre capacité de loot et des holsters pour vous permettre de transporter plus d'armes et de munitions. La confection des ces derniers devient vite indispensable étant donné qu'on ne peut transporter qu'une seule arme. Ce qui peut être problématique lorsqu'on se retrouve équipé d'un fusil d'assaut alors que la situation exige l'utilisation d'un fusil à pompe. Et on ne vous parle même pas du manque de munitions... Pour fabriquer ces objets, vous aurez besoin d’ingrédients spécifiques, comme des peaux d'un animal en particulier, mais aussi d'avoir crafté toutes les versions antérieures à celle désirée. La chasse et la cueillette seront donc un passage obligé dans Far Cry 3.
 

L'âme du guerrier

En plus de son système de craft, le titre vous permet de gagner des points d'expérience occasionnant, comme à l'accoutumée, des level-up. Lorsque ceux-ci interviennent, vous gagnez des points de compétence à distribuer sur l'un des trois arbres que propose le jeu. Il y a celui du héron, spécialiste des attaques à longue distance, celui de l'araignée, plus porté sur la discrétion, et celui du requin, plus apte au bourrinage. Ces arbres permettent de débloquer des compétences comme l'élimination au corps-à-corps, une augmentation de la précision pour un type d'arme, ou encore la possibilité de faire des glissades. Et en guise de petit bonus bien sympathique, un petit tatouage apparaît à chaque nouvelle capacité obtenue.
Et là où les choses sont bien faites, c'est que les occasions de les tester ne manquent pas. Entre les missions principales et les avant-postes à capturer, les ennemis pullulent. Le problème est qu'ils sont cons comme des balais. Et encore, je parle de balais vraiment très cons. Mais ils ne sont pas irrécupérables non plus. En effet, durant la session, il leur est arrivé d'avoir la clairvoyance de nous contourner. Mais pour le reste, c'est vraiment pas terrible. Durant les phases d'infiltration, on a pu constater que l'I.A. porte des œillères et, dans un combat, il peut leur arriver de rester planter devant vous comme une fleur sans vous tirer dessus.
 

Lost ou presque

En se baladant das les menus, on a pu voir la liste de complétion du titre. Cette dernière est gargantuesque et promet de nombreuses heures de jeu pour le mode solo, entre les missions principales, secondaires, les reliques cachées, et tout le reste. Pour vous donner une idée, en un peu plus de 4 heures, on fait à peine 13% du jeu. Ça change de Call of Duty. On a également pu voir une grosse dizaine de véhicules. Pour en avoir conduit quelques uns, on peut déjà vous dire que leur maniement à été amélioré par rapport à l'épisode précédent, et qu'ils sont assez diversifiés. On retrouve donc les jeep et les zodiacs, auxquels viennent se joindre quads, jetskis et autres embarcations plus massives, comme un navire armé d'une tourelle de mitrailleuse en plus d'être blindé. Bref, on a de quoi faire.
Ce qui se confirme avec la présence de multiples défis à relever. Tout d'abord, on a des missions de chasse et de chasseur de prime qui se débloquent en capturant des postes de contrôle. Il y a également des défis contre-la-montre, vous demandant d'effectuer un parcours de checkpoint avec un (ou plusieurs) véhicule(s) donné(s). Enfin, on a aussi des challenges basés sur le scoring. Celui auquel on a pu s'essayer consistait à massacrer des vagues d'ennemis afin de marquer un maximum de points avant la fin du chrono. Pour maximiser le nombre de points marqués, il fallait se mettre en mode furtif et enchainer les kills au corps-à-corps sans se faire repérer. Des tonneaux disposés dans le décor permettaient de gagner un peu de temps pour peu qu'on les explosait.
 

Allumeeeeeer le feu !

Durant la soirée, on a eu l'occasion de tester le multijoueurs lors d'une partie en mode Firestorm. Celui-ci oppose deux équipes, chacune ayant pour but de faire cramer les réserves de carburant de l'ennemi pour ensuite capturer leur station radio. La partie se déroulant dans un village en ruine, la map disponible était déjà torturée à la base. Mais à partir du moment où les réserves d'un camp sont enflammées, le feu vient tout chambouler, bloquant certains passages. Ce qui induit une perte de repères inhabituelle dans ce genre de partie. Ce qui est franchement plaisant. Le problème est de voir si cette désorientation persiste sur la durée, ce qui est fort peu probable, le déroulé de l'incendie semblant être scripté. Cependant, ça a tout de même le mérite de changer de ce qu'on peut voir habituellement. Dans l'ensemble, ce qu'on a pu voir du multi était nerveux et bien gaulé. On a particulièrement apprécié les petites séquences après chaque partie où des joueurs de l'équipe gagnante humilient salement l'un des perdants.
 

Article rédigé par pattoune , le

Surprenant par bien des aspects, ce nouvel épisodes de Far Cry n'en est pas moins digne successeur de ses aînés. Vaste, nerveux, plus subtil qu'il n'y paraît et proposant un contenu impressionnant , il se pose comme une alternative sérieuse pour ceux qui seraient lassés des sempiternels Call of Duty et consorts. On attend maintenant de mettre la main sur une version finale pour juger le titre dans sa globalité. Mais sachez tout de même qu'il s'annonce dantesque...

A propos de l'auteur

pattoune

pattoune

33 ans | Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.

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