Test : Resident Evil 4 HD

Resident Evil 4 HD - Xbox 360

Genre : Survival Horror

Date de sortie : 20 septembre 2011

Genre
Survival Horror
Date de sortie
20 septembre 2011 - France
Développé par
Capcom
Edité par
Capcom
Disponible sur
PS3, Xbox 360
Modes de distribution
Xbox Live Arcade

Mon dieu, mais quelle est cette invasion de compilations H.D. !? Il y en a de partout ! Kratos, Sly, le Prince, Sam Fisher et d’autres se sont déjà joints à la teuf’, et cette fois-ci, c’est Leon Kennedy le beau-gosse qui se pointe ! C’est qu’il tient vraiment à revivre une aventure mouvementée, celui-là…

 
 
Capcom ne s’était en effet pas encore lancé dans la mode actuelle des rééditions H.D.. Ici, la société nippone tente d’écraser la concurrence en proposant un jeu mythique, tiré d’une licence tout aussi incroyable : Resident Evil 4, le grand, le beau, le trop hype. On incarne donc Leon S. Kennedy, un agent dont la mission est de récupérer la fille du président des Etats Unis d’Amérique, kidnappée par une étrange secte dans un coin grisâtre de l’Europe. Très vite, notre beau blondinet va se rendre compte qu’il ne s’agit pas d’un groupe d’individu comme les autres, et que les habitants ont quelque chose de bizarre… Enfin quoi c’est logique, on est dans Resident Evil, on ne va pas buter des papillons roses et des chèvres unijambistes ! Alors pourquoi aurais-je besoin de vous préciser que l’on va se faire attaquer pas tout un tas de monstres horripilants avec un pauvre 9mm à la main !?
 

La phobie du fermier

Resident Evil 4, l’original, était sorti fin 2005. Oui, ça remonte à six ans déjà… À l’époque, le jeu avait fait l’unanimité : ça déchire ! Les graphismes étaient somptueux, l’ambiance était stressante, la jouabilité innovante et la durée de vie longue pour un titre aussi varié qu’envoûtant. Aujourd’hui, rassurez-vous, rien n’a changé, c’est toujours aussi génial. Voilà. Je pourrais m’arrêter là puis vous donner un lien vers notre test de RE4 sur PS2, puisque c’est la même chose, mais comme je risquerai de me prendre une fessée par le patron, l’on va dire que je vais continuer à écrire. Soit ! Pour RE4 HD, Capcom ne s’est pas vraiment foulé puisque l’éditeur s’est simplement contenté de foutre un lissage H.D.. Alors oui, c’est surtout l’attrait principal du produit, mais insérer quelques contenus bonus n’aurait pas été de trop, loin s’en faut ! On se retrouve alors avec exactement le même jeu qu’auparavant, une haute définition comme seul ajout. Et pour 20€ en dématérialisé, ça fait mal. Mais fermons les yeux sur ce marketing un poil abusif : si l’on reste objectif, il est inutile de nier que Resident Evil 4 HD (Xbox Live Arcade) est un excellent jeu. Une véritable perle qui vous tient en haleine pendant une bonne vingtaine d’heures, avec une aventure haletante et variée. Les mécanismes de jeu, bien que vieillissant, conservent une saveur incomparable même pour un néophyte n’ayant jamais touché à la série. Si l’on perçoit pourtant bien que l’esprit Resident Evil 5 pointe le bout de son nez, on prend un plaisir fou à s’aventurer dans des décors atypiques. En effet, on débutera dans un village fermier embrumé, et l’on s’apercevra que ce volet a pris un tournant plutôt décisif pour la série puisqu’il signe la disparition pure et dure des zombies. Là, les habitants sont possédés par un parasite tout aussi dégueulasse, mais gardent bien l’aspect humain (très dérangé, certes) malgré leur comportement violent et plus réactif que les fameux morts-vivants. Ainsi, vous passerez quelques heures à vous faire poursuivre par des dizaines de fermiers fous, essayant de vous étriper au râteau ou à la dynamite. D’ailleurs, j’aimerais savoir à quoi sert la dynamite dans la vie rurale, et d’où est-ce qu’elle sort, mais nous n’aurons probablement jamais la réponse. Bref, ce n’est qu’à l’aide de votre petit pistolet que vous parviendrez à vous frayer un passage dans la horde d’ennemis, quand celui-ci ne sera pas vide de munitions… ce qui n’est pas denrée rare. En effet, l’aspect « survival » est constant puisqu’entre la vie qui diminue facilement, le grand nombre d’ennemi, et le gameplay rigide mais parfaitement assumé (l’impossibilité de se déplacer en tirant est diablement joussive), il n’est pas rare de se faire découper en deux temps trois mouvements. Et se faire décapiter par la marchande du village, c’est pas trop la classe…
 

Un cauchemard tout beau tout lisse

S’ensuit un château gothique tout bonnement gigantesque. Ce dernier ressemble à s’y méprendre à celui du premier Devil May Cry (pour la petite anecdote, sachez que DMC 1 était à l’origine Resident Evil 4 ! Finalement, au vu de la tournure très acrobatique du gameplay que prenait le jeu, Capcom a décidé d’en faire une nouvelle licence : Devil May Cry. C’était en 1999). C’est surtout dans ce grand bâtiment que le titre dévoilera de sa superbe : certains environnements sont magnifiques, le nombre de polygones est franchement élevé pour l’époque et le lissage H.D. est là pour embellir le tout. Cependant, on remarquera un aliasing très (trop ?) présent à certains moments, en plus de quelques textures baveuses. Une haute définition incorrecte donc, mais qui n’empêche pas non plus le jeu d’être techniquement impressionnant. C’est aussi dans ce château que l’on rencontrera le plus de bestioles : des Wolverine immondes aux yeux cousus immondes, des insectes dégueu’ invisibles, des mouches volantes géantes, ou bien encore des boss horriblement stressants… le bestiaire est vraiment redoutable. L’ambiance est également là pour vous souvenir que vous n’êtes pas dans une simple partie de cache-cache. Si elle se veut moins flippante que dans les opus précédents, elle reste néanmoins savoureuse et fichtrement affolante par moment. Bien sûr, la bande-son est là pour renforcer l’horreur, d’autant plus qu’elle est particulièrement efficace et d’une qualité indéniable. On regrettera certains sons pas très nets, donnant un effet de grésillement old-school pas très agréable. Enfin, l’intrigue n’est pas ce qu’il y a de plus scotchant, loin de là : hormis les différents protagonistes charismatiques, l’histoire en elle-même tient sur une feuille de papier cul déjà utilisée et n’est pas bouleversante, ou émouvante. Mais ne crachons pas dans la soupe : Resident Evil 4 HD (Xbox Live Arcade) améliore un tantinet l’aventure remarquable de l’épisode originel, déjà d’une formidable qualité. Ah mais oui, en fait, il y a quelques succès à débloquer pour les chasseurs. Malheureusement, ils ne sont pas nombreux, mais à vrai dire, beaucoup doivent s'en foutre un peu, non ?
 

Article rédigé par Naxi , le

Long, beau, varié, intense : Resident Evil 4 HD est un bijou que tout vrai gamer se doit de terminer. Cependant, on ne saluera pas Capcom pour ce portage un peu bâclé : hormis une haute définition très perfectible et une liste de trophées incomplète, il n’y a de bonus, pas d’améliorations, rien, niet, nada,nothing, 何もない. En plus disponible uniquement au téléchargement pour la somme légèrement excessive de 20€, on se dit que la firme japonaise ne s’est pas trop fatiguée... Mais vu la qualité hors-norme de l’aventure proposée, on la pardonnera (peut-être) de s’être assise sur ses lauriers !

Points positifs

  • Stressant
  • L'aspect "survival" omniprésent
  • Des environnements fouillés et embellis par la H.D.
  • Looong

Points négatifs

  • Un H.D. loin d'être au top cependant
  • Une histoire bof-bof
  • Un peu cher pour le lot de nouveautés apporté
  • Uniquement en dématérialisé (en Europe, du moins)

A propos de l'auteur

Naxi

Naxi

22 ans | Chasseur de cool

Guinness, Bacardi et 9mm : âgé de 20 ans, Naxi est le testeur le plus jeune de l'équipe. Embauché dès l'âge de quinze piges dans la rédaction, il se débrouille pour écrire sur sa passion entre deux soirées alcoolisées où se mêlent Tekken buveur, basses acidulées et lancers de nains roux. Une vie étudiante ponctuée par son addiction à Devil May Cry et son goût des bonnes femmes qu'il tente désespérément d'approcher par sa "voix d'acteur porno". Drôle d'énergumène.

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