Test : Epic Mickey : Le Retour des Héros

Epic Mickey : Le Retour des Héros - Xbox 360

Genre : Aventure à pinceau

Date de sortie : 22 novembre 2012

Genre
Aventure à pinceau
Date de sortie
22 novembre 2012 - France
Développé par
Junction Point Studios
Edité par
Disney Interactive Studios
Disponible sur
PS3, PSVita, Wii, Wii U, Xbox 360
Parfois appelé
Epic Mickey 2, Epic Mickey 2 : The Power of Two

Après un premier épisode sorti uniquement sur Wii fin 2010, Mickey s’offre encore un jeu vidéo grâce à Epic Mickey : Le Retour des Héros, disponible cette fois-ci sur PlayStation 3 et Xbox 360 en plus de la mouture Wii (une version Wii U étant également dans les tuyaux). Pour l’occasion, la célèbre souris de chez Disney n’est pas venue seule puisqu’elle est accompagnée par Oswald le lapin, qui était également présent dans le premier opus, même s’il n’y était alors pas jouable. Disney Epic Mickey était plutôt sympa malgré de nombreux défauts : ceux-ci seront-ils corrigés dans cette suite ?

Test effectué à partir d'une version PS3

 
 
Après avoir tenté de détruire le Monde de la Désolation, le Savant Fou est de retour, mais cette fois il semble avoir retourné sa veste. Devant des Toons médusés, il clame haut et fort qu’il a compris qu’il a fait des erreurs par le passé mais qu’il a décidé de se racheter en aidant à réparer les villes dévastées. Pour ce faire, il est donc venu avec toute son armée de robots. Emballés, les Toons décident de lui faire confiance. Sauf Ortensia, la fiancée d’Oswald, et le lutin Gus, qui décident de réparer une télévision afin de faire revenir Mickey dans leur monde dans le but de surveiller de près le Savant Fou. Bien sûr, la souris made in Disney répond présente et débarque dans le Monde de la Désolation. Mais alors qu’il retrouve Oswald, un terrible tremblement de terre survient, détruisant au passage encore plus cette pauvre Mean Street qui a pourtant déjà bien pris cher. Ni une ni deux, les deux compères se mettent à enquêter là-dessus main dans la main.
 

Souris savante et Lapin crétin

Mickey et Oswald ne seront d’ailleurs pas trop de deux pour mener à bien leur périple et résoudre ce mystère, d’autant plus que chacun possède ses caractéristiques propres. Mickey, comme dans le premier épisode, est doté d’un pinceau magique qui peut à volonté lancer de la peinture ou du dissolvant. Ce qui permet de faire apparaître des plates-formes afin d'évoluer dans les décors ou encore de terminer des ennemis pendant les combats. Les diluer complètement ou les rallier à sa cause, c’est au joueur de choisir. Ce dernier sera d’ailleurs ravi de voir que ses actions serviront enfin à quelque chose : par exemple, c’est réellement gratifiant de balancer de la peinture sur Mean Street afin de réparer des choses et de voir que celles-ci restent définitivement. A contrario, dans le premier épisode, une fois la ville principale quittée, toutes les modifications disparaissaient… Rageant. Il faut également souvent se confronter à des choix, par exemple afin d’obtenir des bonus, sachant qu’une manière de faire fera disparaître irrémédiablement l’un des deux items. Il faut donc refaire le jeu pour tout obtenir et avoir droit à une fin quelque peu remaniée, sans pour autant modifier totalement l’intégralité du scénario. Enfin, concernant Mickey, on peut noter l’apparition de nouveaux types d’encre (par exemple l’invisibilité), mais ces dernières étant très peu exploitées, elles n’ont pas grand intérêt. Bref, pas de réelle nouveauté sous le soleil, mais le gameplay repose tout de même sur des bases sûres.
 
 
Oswald est, quant à lui, doté d’une télécommande spécifique qui lui permet de contrôler tout un tas de mécanismes électriques. Il peut également planer quelques secondes grâce à ses oreilles, embarquer Mickey avec lui si besoin est ou envoyer ses jambes comme des boomerangs. On regrettera en revanche l’I.A. absolument calamiteuse de ce crétin d’Oswald qui met un point d’honneur à faire tout le contraire de ce qu’il faudrait. Il arrive par exemple très fréquemment qu’il se mette à attaquer les ennemis que l’on tente avec Mickey de pacifier grâce à la peinture. Mais si encore il n’y avait que ça ! Il est encore bien pire de le voir trainer loin derrière et de l’attendre pendant trois plombes parce qu’il doit d’abord activer ou désactiver un système électrique pour pouvoir progresser… Sachant que le lapin est constamment aux côtés de la souris, il faut donc se le coltiner en permanence. On préfèrera donc, dans la mesure du possible, jouer avec un ami en coop afin de corriger le problème. La coopération est d’ailleurs le seul gros ajout de cet Epic Mickey : Le Retour des Héros. En écran splitté, deux joueurs peuvent donc avancer de concert, chacun contrôlant le personnage qu’il préfère. Malheureusement, cette feature n’apporte pas que des qualités, puisque les combats deviennent alors plus laborieux. En effet, les affrontements étant déjà bien brouillons, il sera encore plus difficile d’y voir grand-chose avec un écran coupé en deux. Et c’est bien pire lors des combats contre les boss. Bref, d’un côté on est tiraillé par l’I.A. absurde d’Oswald, mais d’un autre côté jouer avec un ami fait perdre malheureusement de la lisibilité au jeu.
 

Le pinceau de la discorde

Heureusement, l’enrobage a été extrêmement travaillé, à commencer par l’ambiance sonore. Outre des musiques enchanteresses et des doublages de qualité, que ce soit en français ou en anglais, Junction Point a eu l’excellente idée d’inclure un aspect comédie musicale à ce titre. Ainsi, le Savant Fou s’exprime uniquement en chanson, rendant toutes ses apparitions complètement décalées. Et là-dessus, il n’y a vraiment rien à dire, tant les paroles font mouche à tous les coups. Une fois encore, les aficionados du français ne seront pas déçus tant les chansons sont remarquablement écrites. Les décors sont toujours très colorés et ont chacun leur identité propre, que ce soit en 3D ou en 2D car, comme dans le premier épisode, les niveaux tout en 2D et scrolling horizontal sont de retour. Les environnements sont fouillés et regorgent de trésors. D’ailleurs, les Indiana Jones en herbe seront ravis de savoir qu’il y a énormément de quêtes annexes à accepter et d’items à trouver, ce qui gonfle énormément la durée de vie du soft. Les décors sont bien entendu également utilisés afin de résoudre de nombreuses énigmes et ces dernières peuvent par ailleurs être toujours résolues de différentes manières. Par contre, la technique est encore à revoir. Si les problèmes de caméra ont été corrigés, il reste toujours quelques passages où il est bien difficile de voir où l’on va, et le framerate est bien souvent à la ramasse. Un problème que l’on oublie bien vite tant l’enfant caché en nous est ravi de pouvoir parcourir de nombreux niveaux bourrés de références aux œuvres de Walt Disney, et en HD s’il vous plait !
 

Article rédigé par Shauni Chan , le

Si le premier Epic Mickey était sympatoche, nombreux étaient les joueurs à espérer avoir droit à un second épisode réellement épique. Pas de bol, Junction Point a préféré corriger les problèmes du premier soft afin de fournir une suite moins laborieuse à parcourir plutôt que de réellement innover. Si de nombreux problèmes ont effectivement été corrigés, le principal ajout de ce jeu, à savoir Oswald, apporte son lot de nouveaux défauts. I.A. calamiteuse lorsque l’on joue seul, écran splitté rendant la lisibilité difficile à deux : deux problèmes principaux qui empêchent d’apprécier correctement tout le reste. Dommage, car les décors soignés, les doublages de qualité, l’aspect comédie musicale très réussi, les énigmes sympathiques, les nombreux trésors à trouver et le scénario bien écrit méritaient mieux que ça. Espérons donc que le troisième opus, si troisième opus il y a, sera le bon.

Points positifs

  • Aspect comédie musicale très réussi
  • Doublages de qualité
  • Belle durée de vie, surtout lorsque l’on veut tout trouver
  • Plusieurs manières de résoudre les énigmes
  • De nombreuses références à Disney
  • Le jeu en coop

Points négatifs

  • Manque de lisibilité en coop
  • Combats brouillons
  • L’I.A. ignoble d’Oswald
  • Peu de réelle évolution dans le gameplay

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

27 ans | Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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