Test : DeadLight

DeadLight - Xbox 360

Genre : Action / Plates-formes

Date de sortie : 01 août 2012

Genre
Action / Plates-formes
Date de sortie
01 août 2012 - France
Développé par
Tequila Works
Edité par
Microsoft
Disponible sur
Xbox 360
Modes de distribution
Xbox Live Arcade
Site officiel
Site officiel

Le Xbox Live Arcade a une fois de plus accueilli un titre ambitieux à l’occasion du Summer of Arcade. Le jeu que nous propose Tequila Works tient-il ses promesses ou se trouve-t-on en présence d’un pétard mouillé ?

 
 
Comme chaque année maintenant, Microsoft a organisé son Summer of Arcade, mettant chaque semaine en avant un jeu de qualité sur le Xbox Live Arcade. Deadlight en fait partie et était censé convaincre tout le monde malgré son prix quelque peu élevé de 1.200 Microsoft Points.

Pour persuader les joueurs le plus rapidement possible, les développeurs de Tequila Works (dont certains membres sont des anciens ayant bossé sur des projets d’envergure comme Diablo III, Heavy Rain ou encore Castlevania : Lords of Shadow) ont surfé sur le mouvement à la mode : les zombies. Vous le savez, on en bouffe à toutes les sauces ces dernières années, et il semblerait bien qu’il s’agisse, pour le moment du moins, une recette miracle pour écouler des exemplaires de ses projets. Le titre nous place ainsi dans la peau de Randall, un type plus ou moins seul au monde. Un monde peuplé de morts-vivants bouffeurs de bulbes rachidiens franchement sur les crocs... Le but : survivre dans ce milieu hostile, et tenter coûte que coûte de rejoindre une zone sécurisée où les survivants sont censés se retrouver. C’est là que Randall espère retrouver femme et enfant, son seul moteur dans cet univers où règne le chaos.
 

Seul au Monde

Attention, nous ne sommes toutefois pas dans le trip survival horror, le soft se présentant comme un jeu d’aventure en 2,5D - oui, c’est moche comme expression, mais c’est comme ça. Le joueur va ainsi devoir progresser de tableau en tableau en esquivant les zombies qui en ont après son petit cul, enchaînant pour cela les esquives millimétrées. Si les premières rencontres se passent sans trop d’encombres, la situation change bien vite et il faudra faire preuve de plus en plus d’ingéniosité pour pouvoir passer au travers des mailles du filet. La réflexion prend alors une part plus importante, les énigmes et puzzles s’enchainant ensuite de belle manière, dans un rythme toujours assez soutenu. Randall n’est amené que très rarement à se frotter réellement aux méchants puants, les trois quarts des ennemis rencontrés pouvant être évités. Le gameplay a réellement été pensé ainsi et, au cas où vous ne l’auriez pas compris, le nombre ultra limité de munitions que vous trouverez en chemin aura tôt fait de vous le rappeler.
 

The Walking Prince of Persia

Deadlight, c’est vraiment de la survie, et les connaisseurs feront rapidement la liaison avec The Walking Dead, qui a dû être une très grande source d’inspiration pour les développeurs, et cela se ressent essentiellement dans les cinématiques qui viennent agrémenter la progression. Ce n’est pas la seule référence de qualité que les observateurs noteront puisque, dès les premiers instants, le titre de Tequila Works rappelle l’un des meilleur softs en scrolling horizontal sur le Xbox Live Arcade : l’excellent Limbo. La patte graphique utilisée s’en rapproche quelque peu, avec des décors sombres, très souvent limités à du noir et des nuances de gris côté couleurs. Ce qu’il lui a emprunté également, c’est son principe de die and retry qui vous obligera très régulièrement à refaire un passage du jeu après avoir péri de façon complètement horrible. La progression se fait à tâtons et il faut très souvent tomber dans un piège pour pouvoir trouver le meilleur moyen de l’éviter. Comme si cela ne suffisait pas, la majorité des joueurs verront dans Deadlight un jeu aux couleurs du classique Prince of Persia, aux énigmes non sans rappeler la saga Oddworld. Il y a clairement pire comme références !

Malheureusement, ce qui fait la force du jeu signé Tequila Works est également sa principale faiblesse. Clairement, le jeu est d’excellente facture et rempli de qualité. Toutefois, à trop s’inspirer des autres, on finit par se retrouver avec un titre qui manque peut-être d’une identité propre, de réelles nouveautés, et qui se contente un peu trop de choses éprouvées et approuvées par les joueurs. Deadlight ne prend pas franchement de risque, et c’est quelque peu dommage. Les quelques cinq heures de jeu nécessaires à boucler l’aventure - c’est assez peu, il faut le noter - n’auraient eu une saveur que meilleure sans cela. On se prend toutefois au jeu et le plaisir est grand, même si on aurait également aimé frissonner un peu plus dans un jeu rempli de zombies.

Article rédigé par Mac Fly , le

Grâce à sa réalisation de très grande qualité et des idées piochées ici et là chez les plus grands, le titre de Tequila Works se pose comme une belle aventure à vivre sur le Xbox Live Arcade. Même si on peut lui reprocher sa prise de risque minimale et une durée de vie un chouïa trop courte, Deadlight reste une expérience que tout fan de jeu en scrolling horizontal se doit de tester. On attend toutefois une petite baisse de prix à 800 Microsoft Points pour vous le conseiller chaudement.

Points positifs

  • La réalisation magnifique
  • Des références telles que Limbo ou Prince of Persia

Points négatifs

  • La prise de risque limitée
  • La durée de vie trop courte

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