Test : Fable Heroes

Fable Heroes - Xbox 360

Genre : Hack'n'slash à plusieurs

Date de sortie : 02 mai 2012

Genre
Hack'n'slash à plusieurs
Date de sortie
02 mai 2012 - France
Développé par
Lionhead Studios
Edité par
Microsoft
Disponible sur
Xbox 360
Modes de distribution
Xbox Live Arcade

Fable c’est avant tout une franchise de RPG que l’on doit à l’inénarrable Peter Molyneux. Non content d’avoir cartonné dans ce domaine, Lionhead lance aujourd’hui un petit beat’em all coopératif en téléchargement dans l’univers de son fameux jeu de rôle. Un titre à la hauteur de l’illustre franchise qu’il représente ? Rien n’est moins sûr.

 
 
Dans les faits, l’idée peut être intéressante. Retrouver le monde, les personnages ou encore les ennemis de l’univers Fable pour un beat’em all coopératif a de quoi attirer légitimement le fan. C’est donc avec un plaisir non feint que l’on retrouver les ridicules Hobbes et autres Balverines dans des environnements comme Bowerstone par exemple, le tout desservi par des graphismes cell-shading mignonnets quoi qu’un peu simplistes. Notons d’ailleurs que les personnages que l’on peut incarner s’avèrent être de petites marionnettes au design mignon tout plein. Au nombre de 12 (4 au départ puis le reste à débloquer), les protagonistes disposent de compétences plus ou moins similaires. Globalement, il existe tout de même deux types de héros. Ceux qui tapent de loin et ceux, vous l’aurez deviné mais on va quand même faire un roulement de tambour brbrbrbrbrbrbrbrbr, qui frappent leurs adversaires au corps-à-corps. Au-delà de ça, chacun dispose d’une attaque faible, d’un coup puissant et d’une attaque de zone (qui vous fait perdre bêtement un point de vie). C’est pas bien folichon je vous l’accorde … d’autant que les combats souffrent de quelques soucis ô combien dérangeants.
 

Round Two : Fight !

En réalité, le vrai problème de Fable Heroes, et c’est bien comble pour un beat’em all, ce sont ses affrontements. Loin du panache, de la diversité ou de la fluidité d’un Castle Crashers, les combats du titre de Lionhead sombrent dans un bordel assez peu pardonnable pour ce type de jeu. On y comprend vite que dalle devant cette débauche d’explosions d’ennemis, de pièces d’or qui giclent ou de coups de pistolets aux effets pyrotechniques. On pourrait assez vite oublier ce problème si les commandes proposées par chacun des héros se révélaient variées. Comme expliqué plus haut, ce n’est pas le cas. On mitraille donc la touche d’attaque comme un furieux pour se débarrasser de cette marée de monstres malfaisants sans chercher à philosopher. Ces derniers, tout autant que vos compagnons CPU, disposent d’une intelligence plutôt limitée. Ils restent parfois apathiques, invitant le joueur à lui taper dessus comme un sourd. Finalement, on perdra plus de vie en utilisant l’attaque de zone plutôt qu’en se faisant toucher par les guignols qui nous servent d’adversaires. Schéma identique pour les boss que l’on sera amené à rencontrer en fin de niveau. Ces derniers manquent tellement de pugnacité qu’il s’avère aisé de les battre. Ces affrontements se révèlent toutefois un poil plus passionnants que les mini-jeux débiles (survivre à l’assaut de poules explosives par exemple) que l’on pourra rencontrer en place et lieu des boss. Pour cela il faudra choisir un itinéraire différent face à l’embranchement de fin de niveau.
 

L’or à la pelle

Mais tous ces combats (ou activités, rappelez-vous l’assaut de poules explosives) ô combien fun (irony inside) ne sont pas là pour faire joli. Comme mentionné plus haut, les ennemis libèrent moult pièces d’or à choper avant ses coéquipiers/concurrents/compagnons d’infortune. Ce butin permet d’établir un classement en fin de niveau. Celui qui a le plus de pognon hérite bien évidemment de la première place et gagne un avantage considérable pour l’amélioration de son personnage. En général, ce sont surtout les héros type corps-à-corps qui touchent le plus d’oseille, les protagonistes longue distance étant trop loin des pièces pour les ramasser avant les autres. Toujours est-il que, plus on ramasse de pièces, plus on obtient de dés pour le plateau de compétences. Présenté comme un jeu de l’oie classique, ce damier donne le droit aux joueurs de lancer leurs cubes afin de tomber sur une quelconque case. Chacune d’elle permet de choisir l’une des 39 améliorations pour chacun des héros, moyennant finance bien entendu. Il se peut très bien que l’on atterrisse sur une case mais que l’on ne possède pas assez de pognon pour acheter l’upgrade qui nous intéresse. Un bon coup de hasard donc dont on se serait bien passé. Une déception de plus en somme …
 

Article rédigé par Le Cactus , le

Que de déception face à ce Fable Heroes. Si l’idée de créer un beat’m all coopératif à la Castle Crashers dans l’univers très riche de la saga Fable semblait être une bonne idée, le résultat n’est clairement pas à la hauteur de nos espérances. Trop confus dans les combats, trop hasardeux dans son système de progression, tout nous laisse un arrière gout amer dans la bouche. Et ce n’est pas ses graphismes mignonnets qui y changeront quelque chose.

Points positifs

  • L’univers Fable
  • Le cell-shading mignon

Points négatifs

  • Les combats confus
  • Le système de progression basé sur le hasard
  • L’intelligence artificielle à la masse

Commentaires