Preview : Castlevania : Lords of Shadow 2

Castlevania : Lords of Shadow 2 - Xbox 360

Genre : Action vampirique

Date de sortie : 27 février 2014

Genre
Action vampirique
Date de sortie
27 février 2014 - France
Développé par
Mercury Steam Entertainment
Edité par
Konami
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360
Modes de distribution
Boutique

ENFIN ! Mes très chers amis, compagnons vidéoludique de tous bords et de tous profils, enfin, nous avons pu poser nos grosses mains plus d’une heure sur le dernier Castlevania. Après plusieurs mois de teasing (que l’on pourrait qualifier de michtonnade tellement le garnement se faisait attendre et désirer), nous avons eu la possibilité de tester, chez Konami, le petit bébé. Et autant vous dire qu’on est pas déçu de s’être déplacés. Musique Maestro.

 

Je vous demande de vous arrêter

Avant d’aller plus loin dans cette preview, si vous n’avez pas fini Lords of Shadow premier du nom, je vous conseille de stopper la lecture ici (et d’aller acheter le jeu très vite, il ne coûte plus très cher en occaz); ce serait bête de vous spoiler bêtement. Je vous laisse donc une ligne pour vous permettre de déguerpir, parce qu’on est sympa chez Gamehope. C’est pas nous qui allons par exemple vous dire qu’à la fin de Usual Suspects eh bah l’estropié en fait c’est le méchant. On n’est pas comme ça nous, on a une conscience professionnelle mon bon monsieur / ma bonne dame. Bref, déguerpissez, allez.

Bien ! Maintenant que les taffioles sans aucun goût sont partis (olol), commençons !
 

Double Mawashi scénaristique dans ton menton

Gabriel, oh Gabriel (no homo)… Comment ne pas avoir été séduit par le revirement assez inattendu et ô combien jouissif de la licence avec le premier Lords of Shadow. A la rédac, cet épisode avait divisé, certains n’y voyant qu’un énième God of War-like, d’autres ayant été séduit par ce parti pris (risqué !) de reboot de la série. Divisés nous étions, mais si une chose avait su tous nous mettre daccord, c’était bien la fin du jeu ; claquette de forain galactique dans nos visages poupons, Tatsumaki Senpuu Kyaku dans nos sexes, Shinku Hadoken dans nos grands mères. Nom de Dieu, Gabriel était devenu Dracula ! Le générique de fin lancé, chacun d’entre nous imaginait avec excitation, la suite. Parce que suite il y allait forcément y avoir. Et la suite, elle est là. Et elle est pas venue beurrer les sandwichs mon con.
 

Je suis Dracula, donc tu te tais

En un mot, stylé. Stylisation maximum. Stylisation du style de la stylitude stylée. Gabriel est Dracula et Gabriel a plus de style que la plus bonne de tes copines. Un personnage avec autant de charisme, ça fait plaisir à voir. Non seulement Gabriel a un background vraiment profond et intéressant, mais en plus de ça, c’est quand même un peu Dracula steuplait. Donc sa barre de coolitude est environ à 999999, au bas mot. Ca nous rappelle un peu l’époque Devil May Cry 1, lorsque nous découvrions tous Dante. Bang ! grosse claque de style. Du neuf, du nouveau. Eh bien là c’est un peu pareil, Gabriel est plus classieux que jamais, et prendre son contrôle en tant que prince Dragon est un kif ultime pour n’importe quel joueur normalement constitué. Et ça, ça valait bien un paragraphe juste pour vous le dire.
 

Et si on parlait jeu maintenant ?

Rassurez-vous, même si nous avons eu la chance de pouvoir y jouer pendant un peu plus de 3h, nous avons décidé de ne pas vous spoiler sur les évènements rencontrés au cours de cette session de jeu. Nous allons surtout nous attacher au ressenti, au gameplay, à la direction artistique et un tant soit peu à l’aspect psychologique de Gabriel (oui oui), qui semble jouer un rôle majeur dans ce nouvel opus (bon le gars s’est quand même fait berner de a à z et en plus il peut même plus mourir et pis il est moche et vieux et son zizi il marche plus alors y’a de quoi devenir dingue).
 

Ressenti

Magistral. Magistral. Ces dernières années, on a habitué le joueur à démarrer le jeu en maestria d’emblée, histoire de mettre tout le monde daccord très vite (cf les God of War, encore eux, toujours les mêmes de toute façon). Lords of Shadow 2 ne déroge pas à la règle et nous propulse directement au moment du siège du château de Dracula. Et force est d’avouer que c’est impressionnant. C’est environ claque sur claque, et Dieu sait que c’est dur d’étonner les joueurs aujourd’hui, ayant déjà tout vu mais n’ayant rien fait (médite sur cette fin de phrase mon con).
Maiiiiiis revenons à cette scène de siège. Après un bref didacticiel vous expliquant comment défoncer la tronche de petits soldats et accessoirement de boire leur sang pour filer des cauchemards aux autres, s’ensuit un petit affrontement contre un premier boss. Boss au chara design à tomber par terre. Bing badaboum cassage de bouche, affrontement se terminant sur une cutscene. Et là. Mes amis. Mes AMIS. Une cutscene, qui nous a éclaté littérament. A l’unanimité. Eclaté les rotules. Tout ce qu’on peut vous dire, c’est qu’à ce moment là vous vous rendez compte de la puissance de Gabriel, et de l’ampleur de sa malédiction aussi. Le jeu est lancé, vous êtes à fond, galvanisé par ce que vous venez de voir, et ce n’est que le début du jeu. DAMN !

Vous savez sans doute déjà qu’une partie du jeu se déroule au jour d’aujourd’hui ; Gabriel est un papy vampire dégueulasse et faiblard, sa maison de retraite est un gigantesque château qui squatte entre deux buildings d’une grande ville. Celui ci retrouvera cependant très vite du poil de la bête d’une manière un peu spéciale. Après des retrouvailles pas vraiment heureuses, vous évoluerez dans une sorte de complexe scientifique avec des ennemis ressemblant étrangement aux bourrins de Quake 3 mixés avec Astaroth de Soul Calibur, et on ne vous en dit pas plus. Au programme, une redécouverte progressive des pouvoirs du prince des ténèbres, de l’infiltration, et la mise en lumière des nouveaux bad guys de cet opus. On avait franchement un peu peur de voir à quoi ressemblerait Castlevania dans un décor « actuel »(même si techniquement cela a déjà été fait avec Aria et Dawn of Sorrow sur DS), mais force est de constater que c’est plutôt réussi, et que ça ne tranche pas avec l’univers Castlevania. Bien jouay les gens de Konami.
 

Gameplay

Faisons la courte et bien, le gameplay de LoS 2 reprend le meilleur du premier, la sensation de toute puissance en plus (Tout du moins au début, lorsque vous débutez avec presque tous vos plein pouvoirs – il faudra les regagner par la suite). Vous retrouverez les deux jauges bleue / rouge aux pouvoirs différents (attaque / défense, pour être bref, bien que les deux atouts ne puissent être réduit qu’à ces deux mots), et le système de skills à débloquer reste à peu près le même, à cela près que les mooves à disposition ont l’air plus nombreux. Le premier opus ne décevait pas à ce niveau là, le deuxième a l’air bien parti pour continuer sur la lancée de son aîné. Bref, on marche en terrain connu question jouabilité, et c'est tant mieux.
 

Direction Artistique

Oui bon alors là c’est festival de claquettes derrière les oreilles mes bons amis. LoS 1 faisait déjà sacrément mal aux rétines de par son choix de couleurs, son level design et l’architecture des décors, mais là c’est le pompon. Magnifique. Des trois heures de jeu, à part quelques salles scientifiques pas spécialement jolies (ça reste un avis personnel, je ne crois pas qu’un labo ait jamais été attirant visuellement parlant après tout), le reste nous en a mis plein les mirettes. Etrangement, la première heure de jeu n’est pas spécialement ahurissante question D.A (mise à part les cutscenes citées plus haut et la scène de tout début), mais les deux heures qui ont suivi ont effacé le premier sentiment. Les fameux retours « en époque » nous ramenant dans le château gothique ont bénéficié d’un soin tout particulier, et c’est un réel plaisir de voir que nos consoles 360 et PS3 peuvent encore afficher de tels résultats. Une belle réussite.
 

Psychologie Magazine : comment devenir Dracula

Un point que nous souhaitions vraiment mettre en avant. Dans LoS 2, il semble que Gabriel alterne constamment entre réalité et … rêve, réalité alternative ou parallèle, on ne sait pas trop. Le doute est bien là pendant les premières heures de jeu et on évolue dans certains niveaux en se demandant si tout cela est bien réel, ou juste une invention du cerveau malade de Gabriel. On le regarde revoir (revivre ?) certaines scènes traumatisantes de son passé, on le voit déambuler dans des couloirs aux formes changeantes et inquiétantes … Est on dans un rêve, ou plutôt un cauchemar ? Rappelant certaine scènes de Max Payne (où Payne revit l’assassinat de sa femme et de son enfant) ou encore de Batman Arkham Asylum, évoluer dans le jeu en ne sachant pas faire la distinction entre ce qui se passe réellement et ce qui n’est peut être qu’une invention de la psyché de Dracula est purement et simplement jouissif. Gabriel était déjà un personnage torturé dans son scénario, mais si cette semi-démence est aussi exprimée à travers les décors que l’on parcourt, on en redemande !
 

Article rédigé par Supapinz , le

De ce que nous avons pu voir, LoS 2 remplit tous les objectifs pour être LA bombe de ce début d’année. Beau, prenant, immersif, bien pensé, joussif, Gabriel n’a marqué que des bons points en s’offrant à nous pendant ces premières heures de jeu. On a hâte de voir si le dernier bébé de Konami remplit toutes ses (magnifiques) promesses.

A propos de l'auteur

Supapinz

Supapinz

29 ans | Meilleur que toi, pédé. LOLZ

Quand il ne fracasse pas des tronches de jeunes mondains dans les beaux quartiers de Paris, Supapinz passe le plus clair de son temps à faire du skate à grosses roues tout en jouant à sa Game Gear première version, sans regarder la route, parce qu'il est badass comme ta soeur. Des fois, quand il a besoin d'argent pour payer des pu... des meufs sympas, il dessine des trucs pour les entreprises et il réfléchit à des concepts de merde avec son cerveau plein de drogues de synthèse. Et une fois qu'il a éclaté des bouteilles sur les tronches des videurs des boîtes dans lesquelles il va, il joue à la console pour te casser la gueule sur le réseau. Amour.

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