Test : Hitman HD Trilogy

Hitman HD Trilogy - Xbox 360

Genre : Infiltration

Date de sortie : 01 février 2013

Genre
Infiltration
Date de sortie
01 février 2013 - France
Développé par
IO Interactive
Edité par
Square Enix
Disponible sur
PS3, Xbox 360
Modes de distribution
Boutique

Hitman et l’Agent 47 sont de retour sur nos consoles de salon, après un Hitman Absolution plutôt bien accueilli. Pas de nouvel épisode dans la foulée, mais une compilation d’anciens opus remis au goût du jour, histoire que personne ne passe à côté de cette sublime saga. La qualité est-elle au rendez-vous ? Réponse dans ce test complet.

Test effectué à partir d'une version PS3

 

Agent 47, ou la classe incarnée

A l’heure où l’infiltration en tant que genre à part entière disparaît totalement pour s’imbriquer lors de certaines scènes de jeux différents - on pense notamment à Deus Ex, Assassin’s Creed, etc. - sortir une compilation de trois épisodes de Hitman va quelque peu à contre-courant. Toutefois, d’un point de vue marketing, avec la sortie d’Hitman : Absolution et la préparation d’un reboot cinématographique, le tout se tient. Cette trilogie propose donc aux joueurs de découvrir Hitman : Silent Assassin (2002), Hitman : Contracts, sa suite parue en 2004, et enfin Hitman : Blood Money, débarqué en 2006 sur la génération de consoles actuelle. Ceux qui connaissent bien la licence noteront donc que le premier épisode, sorti uniquement sur PC, ne fait pas partie du lot. Gameplay trop vieux ou flemmardise d’adapter le jeu sur consoles ? Nous ne le saurons sans doute jamais, et il faudra se contenter de cela. Contracts est quoi qu’il en soit composé en partie de niveaux issus de cet opus, aussi ne chipoterons-nous pas trop !

Pour celles et ceux qui ne connaitraient pas encore la série, celle-ci vous glisse dans la peau de l’Agent 47, un tueur à gage ultra efficace dont la discrétion est la meilleure arme. Chaque mission se déroule plus ou moins de la même manière, avec une cible, une vaste zone de jeu, des possibilités innombrables pour liquider votre proie. Une fois votre tâche accomplie, ne reste plus qu’à filer sans éveiller les soupçons. Dans la majeure partie des cas, il vous est possible de recommencer trois ou quatre fois le jeu sans jamais finir une seule mission de la même manière. Du grand art, comme on n’en fait plus !
 

Hitman : Silent Assassin

Premier épisode de cette compilation, Hitman : Silent Assassin a pris un sacré coup de vieux dans la gueule. Que ce soit au niveau des modèles 3D ou des animations type “lendemain de coloscopie” des personnages, il va falloir un petit temps d’adaptation pour faire abstraction du fossé technologique avec les softs d’aujourd’hui. Malgré tout, le titre n’a rien perdu de son charme et la magie opère toujours, en grande partie grâce à un level design de très, très grande qualité. Comme on le disait un peu plus haut, les possibilités sont toujours très nombreuses, et on apprécie énormément la variété des costumes disponibles, institution de la série sans qui elle ne serait pas devenue ce qu’elle est aujourd’hui.

On prend véritablement son pied du début à la fin, l’excitation de l’assassinat parfait n’ayant pas son pareil dans d’autres types de jeux. Quel kiff de parvenir à se faufiler jusqu’à la pièce fatidique, quel bonheur de ressentir la montée d’adrénaline au moment où l’on croise un groupe de gardes dans un couloir en se demandant à tout moment s’ils vont nous repérer. Aucun autre jeu ne propose ça, aucun. Et tant pis pour la prise en main dégueulasse du jeu, l’attribution des touches sur la manette un peu moyenne, l’I.A. un peu chaotique ou encore la relative lenteur de 47, cette aventure est juste grandiose. Basta, et c’est non-négociable. Il faut dire que cette lenteur est voulue par le gameplay, puisqu’il faut à tout moment faire bonne figure face aux personnages non joueurs : admettez qu’un type qui court partout, ça a l’air un peu louche. Idem, pas question de sortir une arme en public sous risque d’émeute !
 

Hitman : Contracts

Suite de Silent Assassin, Hitman : Contracts est en quelque sorte un remake du tout premier opus - qui n’est donc pas dans cette compilation, si vous avez suivi tout le binz - puisque le scénario nous place dans la peau d’un Agent 47 qui se remémore, sur son lit de mort, ses plus belles missions. Du coup, exit les briefings de missions, les choix de matériels, on est directement catapultés dans le vif du sujet. Le but du jeu n’a pas changé et on se retrouve toujours à analyser le décor, observer les patrouilles, planifier son acte.

Quelques améliorations sont à noter sur le plan technique, avec des animations mieux réalisées, et un rendu graphique tout simplement meilleur - sans toutefois nous décoller la rétine. On note malheureusement quelques bugs déjà présents dans la version originale qui n’ont pas été corrigés, et c’est réellement dommage.
 

Hitman : Blood Money

Enfin, Hitman : Blood Money, que l’on pourrait qualifier de pur chef d’oeuvre, est le seul épisode à avoir déjà vu le jour sur cette génération de consoles, le titre ayant été lancé sur Xbox 360 en son temps. Là encore, on retrouve un Agent 47 en grande forme, dans un soft techniquement plus réussi - même si on est loin de ce qui se fait actuellement, le titre ayant vu le jour en 2006, au lancement de la 360.

De nouveaux éléments de gameplay sont incorporés, comme la possibilité pour 47 d’escalader quelques petits obstacles, ou encore l’incorporation des caméras de sécurité et donc la nécessité de récupérer les bandes avant de boucler la mission, faute de quoi la mission suivante pourrait débuter avec un handicap.

Les missions proposées sont simplement grandioses. On se rappelle avec plaisir de cette mission en banlieue, type Desperate Housewives, dans laquelle on peut bidouiller le barbecue d’un type pour le faire flamber à la place de ses chipos, ou cet acteur qui plombe son partenaire sur scène parce qu’on a remplacé son pistolet à eau par un véritable flingue. Du grand art. Et quel finish sur ce jeu ! Certainement l’une des meilleures séquences de fin qu’il m’ait été donné de jouer depuis des années. Il faut dire qu’elle est extrêmement bien servie par la musique de Jesper Kyd, artiste accompli aux musiques juste magnifiques. Du grand, grand plaisir.
 

Article rédigé par Mac Fly , le

En définitive, cette compilation est absolument indispensable pour quiconque n’a pas pu s’essayer aux softs par le passé. Proposée à 30 euros, elle représente un investissement de qualité, autant en termes de qualité que de durée de vie. (Re)plonger dans l’univers de l’Agent 47 et redécouvrir la classe ultime de ce personnage est quelque chose de magnifique, parmi ces moments qui nous font aimer le jeu vidéo. Foncez l’acheter, vous ne le regretterez pas.

Points positifs

  • Trois jeux pour le prix d’un !
  • La classe de 47, énorme.
  • Les innombrables possibilités pour chaque mission.

Points négatifs

  • L’absence du premier opus.
  • Quelque peu dépassé techniquement.

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