Test : Payday 2

Payday 2 - Xbox 360

Genre : FPS en clown

Date de sortie : Septembre 2013

Genre
FPS en clown
Date de sortie
Septembre 2013 - France
Développé par
Overkill
Edité par
505 Games
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360
Modes de distribution
Boutique
PEGI
 Interdit aux moins de 18 ans

Le crime a toujours attiré les joueurs. Qu’il s’agisse de flamber des grand-mères dans les rues ou d’appliquer les règles du car-jacking comme il se doit, tout le monde est là pour se la jouer true gangster. Alors forcément, quand on nous propose de braquer des banques avec trois de nos potes et devenir le plus grand bandit du réseau online, on ne peut que jubiler comme une tata…

Test effectué à partir d'une version PS3

 
 
Le premier PayDay ne payait pas de mine, et pourtant, le concept était séduisant et avait fait ses preuves. C’est donc tout logiquement que nous attendions ce deuxième opus de pied ferme : l’expérience online est-elle véritablement améliorée ou s’agit-il d’une mini-suite qui ne vaut pas son pesant d’or ?
 

Posay, tatouay, on a plein d’osayyyye

Vendu à mini prix dans les magasins, PayDay 2 est le genre de petit soft ambitieux auquel on croit fermement. Le concept est simple : on incarne un bandit se devant de remplir des contrats en tous genres (braquages, vol, vandalisme) pour les mafieux locaux en l’échange d’une certaine somme d’argent, argent qui servira à améliorer son personnage de fond en comble. Ainsi, après avoir visité sa planque (un HUB dans lequel on aura vite fait le tour), on jette un œil à crime.net, un réseau criminel où toutes les missions sont proposées. Il y a de tout : braquage de bijouterie, vol d’armes d’une bande rivale, intimidation… Chaque épreuve, proposée aléatoirement, possède une difficulté qui lui est propre avec une somme d’argent en récompense. Bien sûr, plus le défi est difficile (plus d’épreuves dans une seule et même mission, plus de flics, etc.) et plus le paquet de cash sera énorme : une notion élémentaire quand on sait que dans PayDay 2, on doit vite améliorer son gangster pour s’amuser un tant soit peu.
 

Regarde, je suis tout améliorayyy

Effectivement, les chemins d’upgrade sont vastes et tout déverrouiller prendra des jours et des jours de jeu. Que ce soit les armes à feu à débloquer et à acheter (il y en a 26 au total) et évidemment à améliorer grâce aux très nombreux items, ou les compétences propres à son personnage qu’il faudra s’offrir (divisées en quatre catégories bien distinctes et proposant des dizaines de valeurs), les possibilités sont vastes et demanderont patience et persévérance. Il est également possible de débloquer des masques (pour préservay son identitay), des armures et des équipements (munitions, mines, santé, tout ça) : il y a tout à fait de quoi modeler LE braqueur que l’on souhaite si l’on s’en donne les moyens. Un bandit adapté à votre style de jeu, car oui, le jeu propose une certaine flexibilité de gameplay.
 

Tu veux être discraaay ou tu veux tout bourrinay ?

Globalement, les missions proposent toute une manière d’être effectuée comme bon vous semble. Par exemple, vous pouvez souhaiter cambrioler un coffre sans vous faire prendre, dans quel cas il faudra éliminer chaque personne gênante au silencieux et désactiver toute caméra. Vous pouvez également y aller en mode HEAT, c'est-à-dire comme un sauvage en mettant et ligotant tous les otages à terre en balançant des « Get down ! Nobody MOVE ! This is a hold-up, don’t try to be a hero » à tout va. Le hic, c’est qu’on a beau essayer de se la jouer Sam Fisher, on se fait constamment repérer, soit par notre faute, soit parce qu’un membre de notre équipe a fait l’erreur. Il est bien difficile d’être aussi discret que l’agent 47, et à chaque fois, la situation empire et finit en carnage : les flics s’amènent et, fusillades sur fusillades, ramènent le SWAT et tout le bordel. Vous, vous accomplissez votre mission tant bien que mal avant de vous faire la malle dans un fourgon ou par hélicoptère, vos poils de cul taillés au 9mm près.
Et d’ailleurs, c’est bien là le problème : non seulement il est très difficile de se la faire en infiltration (à moins de jouer avec des potes par micro et pas avec des inconnus), mais on se surprend à faire constamment les mêmes choses : placer une perceuse, l’activer pour qu’elle déverrouille le coffre en quelques longues minutes, attendre en défendant sa position, puis déverrouiller un autre coffre, récupérer le butin et prendre la fuite. Les missions se ressemblent toutes beaucoup, d’autant plus que les maps ne sont pas nombreuses et laissant parfois place à une certaine lassitude. Le problème est qu’il faut en fait grimper dans les levels et upgrader suffisamment son personnage pour commencer à prendre son pied, rendant les premiers jours de jeu difficiles, voire démotivants.
 

Je suis blazaaay

De plus, PayDay 2 dispose d’un nombre de tares assez dérangeant. À commencer par un gameplay des plus imprécis, notamment lorsqu’il s’agit des gunfights. Sans blague, on a parfois beau tirer en plein dans le mille, rien ne se passe : on gaspille beaucoup de munitions à essayer de buter un poulet alors qu’il se trouve en face de nous… Frustrant ! De plus, aucun réticule n’est disponible : alors on veut bien reconnaitre l’aspect réaliste, parfois bien fichu nous l’avouons, mais il faut tout de même que cela reste un minimum jouable. Car là, on a mangé notre pad plus d’une fois de colère.
Pour enchaîner avec un autre point noir de taille, on peut dire que graphiquement PayDay 2 a du mal à convaincre. En retard, disposant d’animations décevantes et d’un ragdoll étonnant, ce n’est pas un plaisir pour la rétine, loin de là. Le jeu subit de temps à autres des lags, mais ce serait être de mauvaise foi que de dire que les réseaux sont de mauvaise qualité. Car même avec une connexion bien daubée (exemple : votre testeur ici présent), on s’en fort plutôt très bien. Dommage seulement que la réalisation graphique ne suive pas : en revanche, on apprécie bien les coups de feu aux résonances réalistes et la soundtrack bien gérée, malgré le faible nombre des musiques qui la composent.
 

Complètement taray

Si bien entendu le titre à tout intérêt à se jouer online, on critiquera malgré tout l’I.A. des ennemis comme celle de nos alliés (lorsque qu’il manque un ou des joueurs dans l’équipe) tout bonnement à la ramasse. Non pas que cela rende le jeu plus facile – au contraire, le tout s’avère plutôt corsé, mais certaines situations prouvent la débilité profonde des adversaires. Cela contraste pourtant avec certaines tentatives d’attaques bien pensées, ou ces opposants n’hésitent pas à contourner, monter sur les toits, bref, à vous prendre en revers pour mieux vous envoyer au tapis. Mais non, on retiendra surtout leur bêtise, et surtout quand il s’agit d’un membre de notre team.
Mais on a beau blâmer impunément, PayDay 2 n’en reste pas moins une expérience sympathique, particulièrement lorsque l’on s’organise vraiment dans les casses et quand on est déjà bien upgradés. Le concept est toujours séduisant et change la donne des traditionnels FPS militaires, les possibilités d’évolution sont vastes et variés et, enfin, le prix d’achat est tout à fait correct. Les mordus de coopération et de FPS peuvent déjà se jeter sur ce petit soft sans prétention qui les rafraîchiront à coup sûr, en dépit de défauts évidents qui l’empêchent malheureusement de s’élever au rang de hit.
 

Article rédigé par Naxi , le

Fort d’un concept charmant mais pas toujours bien peaufiné, PayDay 2 s’avère être un jeu coopératif de bonne envergure au prix décent. On regrette infiniment ces imprécisions de gameplay ainsi qu’une certaine monotonie, mais il demeure une valeur sûre dans le domaine du multijoueur.

Points positifs

  • Braquer, cambrioler, casser avec ses potes, c'est jouissif
  • Une durée de vie très conséquente
  • Une bande-son sympa
  • Pas cher

Points négatifs

  • Des mécanismes rudes et répétitifs
  • Souvent les mêmes maps
  • Gameplay imprécis aléatoire
  • I.A. à la ramasse

A propos de l'auteur

Naxi

Naxi

22 ans | Chasseur de cool

Guinness, Bacardi et 9mm : âgé de 20 ans, Naxi est le testeur le plus jeune de l'équipe. Embauché dès l'âge de quinze piges dans la rédaction, il se débrouille pour écrire sur sa passion entre deux soirées alcoolisées où se mêlent Tekken buveur, basses acidulées et lancers de nains roux. Une vie étudiante ponctuée par son addiction à Devil May Cry et son goût des bonnes femmes qu'il tente désespérément d'approcher par sa "voix d'acteur porno". Drôle d'énergumène.

Contacter

Commentaires