Test : The Elder Scrolls IV : Oblivion

The Elder Scrolls IV : Oblivion - Xbox 360

Genre : RPG

Date de sortie : 24 mars 2006

Genre
RPG
Date de sortie
24 mars 2006 - France
Développé par
Bethesda Softworks
Edité par
2K Games
Disponible sur
PC, PS3, Xbox 360
Site officiel
Site officiel

Han, un test en retard ! Un test d’un grand jeu en plus ! Oui mais justement, c’est bien parce qu’il est grand que ça prend du temps à tester. Alors avec les collègues on s’est dit « mieux vaut un bon test en retard qu’un mauvais test dans les temps ». Et moi j’ai dis « au diable le test, jouons ! ». Et nous jouâmes…

 
 
Parce que ce qu’il faut savoir, c’est qu’Oblivion, c’est un petit peu le chouchou de la rédaction vous comprenez. Pas un seul d’entres nous n’a résisté à son chant de sirènes et on est tous tombé dans le gouffre, les uns après les autres, y mettant tout d’abord un doigt par prudence, puis se laissant emporter le bras entier sans montrer la moindre résistance. D’ailleurs, comment aurions-nous pu résister ?
 

Il était une fois…

Tout commence alors que vous êtes retenu dans une des cellules de la Cité Impériale. Pourquoi ? On s’en moque. « Ce n’est pas pour cela qu’on se souviendra de vous ». Ces mots, c’est l’Empereur de Cyrodiil lui-même qui vous les dit, alors qu’il fait intrusion dans votre cellule, ouvre un passage secret derrière votre lit, et s’en va avec son escorte de façon précipitée. Vous, dégoûté déjà de savoir que vous auriez pu vous barrer depuis perpette si seulement vous aviez eu connaissance de ce passage, décidez quand même de tenter votre chance aux côtés de l’Empereur. Evidemment, il meurt. Mais non pas sans vous avoir confié une mission de la plus haute importance : sauver le monde de l’invasion des Daedras, créatures maléfiques provenant de l’Autre Monde, d’un plan parallèle à celui de Tamriel, véritable Enfer où règne des dieux malfaisants, où l’air qu’on y respire n’est que vapeur empoisonnée et où tout espace est stérile : bienvenu au Mordo…à Oblivion !
 

J’ai rien compris

Vous ne savez pas ce qu’est Tamriel ? Vous bloquez quand je vous parle des Daedras ? Et vous ouvrez bêtement la bouche quand j’évoque le nom de Cyrodiil ? Ne vous inquiètez pas, ce n’est que le millième de ce que vous devrez apprendre une fois à l’air libre, libéré de votre sombre cellule. Attardons nous plutôt sur qui vous êtes. Comme tout jeu de rôle qui se respecte, vous êtes qualifiez par une race, une classe, et diverses aptitudes. En ce qui concerne votre espèce, vous la choisirez en tout début de partie, et ce n’est pas moins de 10 choix qui s’offriront à vous. Vous déciderez ainsi d’être un elfe (Noir, Haut elfe, ou Des Bois), un homme (Nordique, Breton, Impérial ou Rougegarde), un Khajiit (sorte d’homme-tigre), un argonien (sorte de reptile bipède) ou un Orc, sachant que déjà, la race influera sur votre partie dans le sens où chacune d’elle possède des atouts (l’Argonien par exemple respire sous l’eau). Au cours de votre escapade en compagnie de l’Empereur, votre manière de jouer décidera ensuite la classe qui vous correspond le mieux. Vous pouvez l’accepter ou bien la refuser et choisir vous-même parmi toute une sélection. Personnellement, j’ai décidé d’être un assassin, alors que les collègues ont opté pour un mage, un archer ou encore un voleur. Les possibilités sont nombreuses, et si j’ai préféré me la jouer discret et perfide, NKB a préféré suivre les voies de la magie, (ô combien étendues elles aussi mais on y reviendra). Chacune des classes possèdent leur propre savoir-vivre et il vous faudra choisir en conséquence car c’est vous qui devrez survivre dans ce monde et usez de vos atouts. Pour combler cette déjà large liste de caractéristiques, il vous faudra choisir votre signe du Zodiac parmi 13 patrons. Ils vous rajouteront des bonus tel que l’invisibilité si vous êtes née sous le signe de l’Ombre, que vous devinez idéal lorsque vous êtes un voleur. Je vous laisserais découvrir en détail toutes les possibilités, car désormais, il est temps de partir conquérir les terres de Cyrodiil !
 

Terre en vue !

Le monde que vous propose Oblivion est une terre recouverte de forêts pour la plupart de ses recoins. Au Nord, des montagnes marquent la frontière vers Bordeciel, les terres des Nordiques (une des races que vous pouvez incarnez), tandis qu’au Sud, ce sont les mers qui empêchent l’accès vers le Marais Noir, terres d’origine des Argoniens. A l’Est, on découvrira les limites entre Cyrodiil et Morrowind, dont la plus grande région, Vvardenfell, a déjà été parcouru dans le précédent volet des Elder Scrolls. Toutes ces terres dont je viens de parler, et d’autres que j’omets, constituent le continent de Tamriel. Vous l’aurez compris, c’est bien un second univers que nous ont créé Bethesda, et si Oblivion ne nous en propose qu’une parcelle, le seul fait de savoir que les autres provinces existent, d’entendre dans les discussions entres PNJ les nouvelles de celles-ci, ou tout simplement d’avoir sous les yeux la carte du Monde est le premier pas offert vers l’immersion : vous foulez une terre fantastique ; ce n’est pas La Terre Du Milieu, ce n’est pas Narnia, c’est Tamriel, la terre des dieux, et croyez le ou non, son Histoire est aussi complète et gigantesque que l’univers de Tolkien ou de Lewis. Vous aurez d’ailleurs tout le loisir de l’apprendre en lisant les centaines de livres qui lui sont consacrés dans le jeu, dans les bibliothèques des principales villes. Parmi elles, il vous faudra retenir la capitale, la Cité Impériale, la cité des dieux, bâtit au centre du Royaume, dominée par une gigantesque tour capable de vous guider jusqu’à elle à des centaines de lieux qui vous en séparent. Mais il y a aussi Bruma, ville située au Nord, près de la frontière de Bordeciel aux pieds des montagnes et recouverte de neige. Ou bien encore Bravil, ou Legawin, et Chorrol. Chaque ville possède son identité et pas une ne ressemble à l’autre. Et si je veux aussi vous parler de Cheydinhal, constuite par les Elfes Noirs, c’est pour vous parler de cette étrange rumeur qui murmure qu’un des repères de la Confrérie Noire, guilde de puissants assassins, hante la ville. Mais personne n’essaie d’en savoir d’avantage, pas même le compte à qui il paraîtrait que l’or et les menaces de mort l’en dissuaderaient. Mais la Confrérie Noire n’est pas la seule faction qui agit dans Cyrodiil. Vous pourrez rejoindre la Guilde des Guerriers qui n’est pas un mauvais plan à ce qu’on dit pour se gagner des sous, ou bien aussi la Guilde des Voleurs qui n’existent pas officiellement, mais qui pourtant sévit les personnes riches. Vous pourriez aussi vous faire ordonner Chevalier afin de servir et protéger votre patrie. Bien évidemment il y aussi la Guilde des Mages si, comme NKB, la pratique de la magie est votre raison de vivre.
 

Tu as fait quoi comme étude ?

Ah oui la magie vous tente, mais dans quelle école aimeriez vous apprendre ses enseignements ? Rentrez dans celle de la Destruction pour combattre à l’aide des éléments. Foudre, Feu, Glace, tous vous obéiront ! Ou bien choisissez l’école de la Guérison, et les nombreux sorts de soins vous aideront à panser vos plaies, guérir vos maladies et récupérer vos caractèristiques perdues. Je ne m’attarderais pas sur les autres mais voyez comme elles sont nombreuses : Mysticisme, Altération, Invocation, ce n’est pas moins de cinq arts qui vous proposeront une multitude de sorts différents ! Des sorts que vous pratiquerez sur les ennemis bien sûr, mais aussi sur vous, sur vos alliés, ou encore sur vos armes. Vous rêvez de possédez une épée crachant du feu ? C’est possible. Vous pouvez même l’induire de poison, celui là même que vous avez fabriqué avec les ingrédients fraîchement cueillis dans la forêt de Sombrefeuille. Car l’Alchimie est aussi de la partie. Transportez toujours avec vous vos alambics, vos tubes à essaie et autre pipettes graduées. Avec le matériel et le talent nécessaire, vous pourrez fabriquer toutes sortes de potions, les utiliser, ou bien les vendre. Le commerce aussi est un savoir faire, et négocier les prix d’achats et de ventes vous aideront à faire fortune. Sympathisez avec les gens, apprenez à les connaître, ils auront peut être quelques secrets à vous révéler. Et s’ils refusent, libre à vous de les espionner…
 

Je suis un assassin, et toi ?

Tous les PNJ d’Oblivion obéissent à un rythme de vie qu’il vous faudra étudier pour chacun d’eux si une quête vous demande par exemple d’en assassiner un. Ainsi, ils peuvent dormir la nuit, manger à midi, et se lever le matin (si si, ça existe, l’idée est qu’ils ne jouent pas à Oblivion, eux). Etant un assassin travaillant pour la ténébreuse et légendaire Confrérie Noire, il me faut souvent exécuter des contrats (comprenez « assassiner des malchanceux »). Pour cela, rien de tel que d’attendre 2h du matin, crocheter la serrure de leur cave derrière leur villa, à l’abri des regards, monter dans la chambre, et abattre sur la victime ma lourde lame. Les développeurs du jeu ont d’ailleurs instauré un système de discrétion efficace, vous alertant si vous êtes repéré ou non, afin de prendre plaisir à se faufiler dans des endroits où l’on ne devrait pas être, avec cette drôle de sensation qui vous prend aux tripes, celle qui nous fait penser sans cesse « pourvu que je ne me fasse pas voir ». Oui car sinon, les conséquences seraient désastreuses : un système judiciaire régit dans Tamriel, et aucun crime n’est toléré. Suivant la gravité de ce dernier, une prime sera fixée sur votre tête. Vous la paierez, ou bien vous irez en prison. Résister ne fera qu’accroître votre prime et ne vous laissera aucun répit. Mais partir en prison altèrera vos compétences si durement gagnées. Puisqu’on en parle, c’est en faisant augmenter vos compétences que vous augmenterez de niveau, et non l’inverse. Vos talents majeurs évolueront avec la pratique. Arrivé à un certain seuil de connaissances (ben oui, plus vous pratiquez, plus vous gagnez de niveaux, plus vous aurez appris des choses) vous passerez au niveau supérieur où vous ferez évoluez les caractéristiques de bases : Force, Intelligence, Agilité, Endurance, et bien d’autres. Etant donné que chacun de vos talents majeurs est associé à une caractéristique de base, plus vous pratiquerez un talent, plus votre multiplicateur de caractéristique sera grand. Par exemple, le talent majeur « Lames » est associé à la Force. Si vous l’augmentez de plusieurs points avant de passer le niveau, votre caractéristique Force obtiendra un bonus lorsque vous déciderez de l’augmentez au level suivant. Encore plus complet, à force d’augmenter vos talents majeurs (ou mineurs d’ailleurs, qui eux ne font pas avancer le parcours vers le niveau suivant), vous gagnerez des rangs. Pour reprendre l’exemple de la lame, en passant au niveau 75, vous aurez le rang d’expert et débloquerez de nouveaux combos. A ce propos, le système de combats est sûrement le meilleur programmé à ce jour. Esquive, attaque latérale, parade, contre attaque, tout y est, un vrai régal. Vous pouvez faire basculez votre adversaire avec une attaque puissante, le paralyser d’une flèche si vous avec l’expérience nécessaire, et même le désarmer avec un coup bien exécuté.
 

Avant de conclure

La vache, on en a dit des choses. Peut être que je vous aie fait rêver. Pourtant, je ne vous ais même pas parler de la possibilité de monter des chevaux pour aller galoper dans les plaines de l’Ouest de Cyrodiil, ces grandes étendues verdoyantes et…bref, ne nous re-égarons pas. Car maintenant, on va se fâcher, et je vais m’adresser aux connaisseurs de Morrowind. Messieurs, vous aller en regretter des choses, à commencer par le système de persuasion, qui consiste à vous faire apprécier des personnages, est tout simplement abominable, et on préfèrera les corrompre en leur donnant un pot de vin plutôt que de leur sortir la blague, le compliment, la vantardise et la contrainte obligés pour terminer le tour de discussion. Que je fasse envi à ceux qui ne connaissent pas Morrowind : avant, on choisissait si on voulait les admirer, ou carrément les provoquer. Ici, on doit tout faire, les admirer, les amuser ET les provoquer. Ce coup-ci, c’est plus du tout cohérent. On continu les coups de gueule massifs et on porte notre attention sur les traductions : quand elles ne sont pas tronquées, elles sont falsifiées ou pas traduites du tout. J’ai ainsi pu combattre avec une épée qu’ils ont appelée « Hache » et me soigner avec un sort du nom de « boule de feu ». De même, je ne compte plus les fois où on m’a prévenu que je n’avais pas assez de sous : « You don’t have enough money ». Le but non avoué d’Oblivion serait de nous faire progresser en anglais ? Sans doute, puisqu’à contrario, le doublage tient de la perfection, tant dans la variété des voix et des expressions, que dans le jeu d’acteur. Ensuite, si le jeu est graphiquement sublime, bien que je n’y ai pas insisté trop étant donné que la réputation a devancé, il est quand même dommage de voir des tronches aussi vilaines, aussi bouffies, aussi mal formées ! Les mecs de Bethesda vivent tellement dans leur monde que les personnages humains sont moins réussis que les modèles Khajiits et Argoniens. Enfin, pour finir sur les défauts, j’en mentionnerai un dernier qui n’en est pas forcément un : les ennemis s’adaptent à votre niveau. Personnellement ça me fait raller, car du coup, toutes les zones sont accessibles et vous ne pouvez plus vous dire en voyant un endroit dangereux (le monde d’Oblivion par exemple !) « bientôt je serais assez puissant pour affronter cette zone ». Du coup, le seul véritable intérêt de leveler est d’apprendre les nouvelles possibilités que vous permettront vos compétences. Ce qui entre nous est déjà largement assez motivants ! On passera sur les quelques bugs de plantages pas trop gênants, et sur le fait que le pad de la console, bien que mieux adapté pour naviguer dans les menus, est plus handicapant pour la visé que l'est la souris d'un PC, par exemple lorsqu'on a bandé son arc.
 

Article rédigé par Tatane , le

Entrez dans le monde que vous offre Oblivion et vous ne pourrez plus en sortir. Les raisons ? C’est une seconde vie, et certainement bien plus intéressante que celle que vous menez dans votre plate réalité. Une peuplade fantastique à cotoyer, des lieux magiques à découvrir, des dieux généreux à rencontrer, une flore à cueillir, une faune à chasser, des créatures à combattre, des factions à rejoindre, des empereurs à servir, des riches à détrousser, des grottes, des mines, des cavernes, des forts à visiter, des plaines à parcourir, à pied, à cheval, en vol…ah non tiens, on ne peut plus voler…c’est nul ce jeu. Mince encore un défaut. Tellement de défauts… Mais tellement écrasés par les innombrables qualités. J’ai hésité à mettre la note suprême. Je ne regrette rien.

Points positifs

  • L’un des plus bel univers jamais réalisé
  • Graphisme sublime
  • Doublage parfait
  • Une durée de vie gigantesque
  • Une seconde vie
  • Tellement de choses à faire
  • En plus, on peut monter des chevaux

Points négatifs

  • Système de persuasion frustrant
  • Les tronches de bouffies des PNJ
  • Les défauts de traduction
  • On peut plus voler !
  • Quelques plantages
  • Certaines discussions risibles

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