Test : Full Auto

Full Auto - Xbox 360

Genre : Baston en bagnole

Date de sortie : Février 2006

Genre
Baston en bagnole
Date de sortie
Février 2006 - France
Développé par
Sega
Edité par
Sega
Disponible sur
Xbox 360
Site officiel
Site officiel

Après les rues de PGR3 et les dérapages tout en finesse de RR6, encore un autre jeu de conduite sur 360 ? Oui... mais non. Le but de Full Auto est plutôt de tout casser que de piloter tout en finesse. Mais parviendra t-il à casser votre tirelire ?

 
 
Full Auto c’est un peu un Quake sur quatre roues. En arrivant vous allez devoir laisser votre cerveau à l’entrée, il vous encombrerait sensiblement dans votre tâche. Disons le d’entrée, la conduite dans Full Auto est totalement secondaire et franchement orientée arcade. Le frein sera rarement utile, tout au plus vous aurez besoin du frein à main pour négocier un ou deux virages serrés. On se croirait presque dans un Need For Speed tellement la conduite est facile, voire même plate de sensations. Vous pourrez certes ainsi vous concentrer sur l’utilisation de vos armes, mais un peu plus de finesse n’aurait pas été du luxe à mon humble avis.
De la même manière, on pourrait croire que la conduite en circuit urbain serait semée d’embûches, mais tout ou presque dans le décor est destructible sur votre passage. Foncer dans le tas n’altérera pas (ou très peu) votre vitesse et votre stabilité, y compris lorsque vous percuterez des véhicules civils. C’est encore pire de simplicité que dans le dernier Burnout.
 

3, 2, 1…..Explosez !

Vous l’aurez donc compris, dans Full Auto c’est de l’action à gogo ! Outre vos armes de destructions massives qui accompliront tout le contraire d’une frappe chirurgicale, vous pouvez utiliser des éléments du décor comme tremplins, au risque de vous retrouver sur le toit. Votre voiture est également doté d’une jauge de boost se rechargeant au fur et à mesure de votre conduite de l’extrême (dérapages, sauts, etc…) et la bougresse est allée faire un tour en Perse pour y bouffer une dose de sable du temps. Là aussi, limité par une jauge qui se remplit avec l’effet de dévastation que vous semez derrière vous, le mode retour arrière s’avèrera très utile dans de nombreuses situations qui vous auraient autrement amené à votre perte. Les armes sont assez variées, du lance missile à la classique mitraillette. Certaines sont également prévues pour agir sournoisement sur les concurrents que vous venez de dépasser afin de les achever à coup de grenades ou de mines. Bande de vieux vicelards !
 

Un multi pourri, un solo pas trop

Le jeu offline est découpé en un mode carrière, et en un mode arcade. Le deuxième accède comme toujours aux véhicules et circuits débloqués du premier, et est jouable à deux en écran splitté. La carrière comporte un grand nombre de challenges, de longueur plus ou moins variable, et a le bon goût de proposer des objectifs assez variés. Parfois vous devrez tout simplement arriver en première ligne, parfois vous devrez exterminer un rival bien précis, etc… Le jeu solo est assez prenant et plaisant, on regrette cependant que l’IA ne soit pas plus nerveuse de la gâchette, et ne cherche pas à vous éviter, vous et vos tirs. Du coup, la difficulté est un peu faiblarde.
La durée de vie est théoriquement prolongée par le mode online. « Théoriquement », car en pratique et à ma grande surprise, le mode multi online s’avère beaucoup plus ennuyeux que le mode solo. En effet vous vous affrontez jusqu’à 8 pilotes casse-cou dans un unique mode de course, et l’abondance des coups ennemis vous anéantira à plusieurs reprises dans chaque round. Ajoutez à cela le fait que le retour en arrière ne soit évidemment pas disponible, et vous obtenez des courses très frustrantes et irritantes.
 

Sega, pas si fort que ça

Techniquement le jeu n’à pas spécialement une plastique très next-gen. Les textures sont peu travaillés et les effets sentent le déjà vu. Toutefois il est à noter que les décors sont riches, et la destruction totale que l’on peut avoir à l’écran n’a jamais atteint ce niveau. Cette gestion a forcément dû impliquer de trancher dans le vif sur une partie du jeu, en l’occurrence sur les graphismes. Mais comme disait l’autre, un jeu next-gen ce n’est pas forcément un beau jeu. Pourtant les optimisations n’ont visiblement pas été suffisantes puisque les baisses de framerate sont extrêmement courantes in-game. Peu gênantes pour la maniabilité, elles sont tout de même facilement remarquables, tout particulièrement en vue intérieure (ne me demandez pas pourquoi), et c’est fort dommage. Les voitures sont en nombre honorable, séparées en catégories, mais leurs différences de comportement sont rarement décelables. Seul la capacité de résistance de l’armure se ressent vraiment.
 

Article rédigé par DjiZ , le

Full Auto est un jeu « bourrin de base » défoulant, mais qui ne laissera pas un souvenir impérissable. Un mode multijoueur qui n’est pas à la hauteur de l’intérêt en solo, une réalisation tout juste passable et un concept qui manque d’un petit je ne sais quoi en font un jeu à essayer, mais pas à posséder.

Points positifs

  • Pas besoin de cerveau
  • Total destruction (yeah !)
  • Les sables du temps

Points négatifs

  • Conduire sans conduire
  • Multijoueur ennuyeux

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