Test : Alan Wake

Alan Wake - Xbox 360

Genre : Thriller psycho/Action

Date de sortie : 14 mai 2010

Genre
Thriller psycho/Action
Date de sortie
14 mai 2010 - France
Développé par
Remedy Entertainment
Edité par
Microsoft Games
Disponible sur
PC, Xbox 360
Site officiel
Site officiel

Alan Wake, un héros qu'on aura attendu longtemps. 5 ans pour être exact. PRESSIOOOOOOOOOOOOON sur le dos de Remedy qui sera la risée de tous si ils sortent un soft qui ne mérite pas tant de développement. Accessoirement, le jeu est terminé depuis un an, mais les développeurs ont décidé de fignoler ça et là, et comme apparemment ils n'étaient pas plus pressés que ça...

 
 
Remedy, c'est le terrible studio à qui l'on doit les inénarrables Max Payne. Les deux opus offraient une histoire riche et une partie action irréprochable, lançant par la même occasion la mode du bullet-time aujourd'hui très répandu. Dans Max Payne, vous incarniez un flic ayant perdu femme et enfants, tenant d'enquêter sur leur meurtre en quête de revanche. Pour Alan Wake, le sujet est infiniment moins bateau, bien qu'il soit un petit peu un patchwork des oeuvres de Stephen King. Entendons-nous bien, le Stephen King de Shining, Misery ou Rage, pas le Stephen King de The Myst ou Desolation... Alan Wake, c'est une histoire très très bien ficelée et incroyablement bien narrée.
 

Bright Falls, ses montagnes, son lac, sa forêt, ses ténèbres

Alan Wake est un écrivain à succès. Il publie régulièrement des romans fantastiques qui deviennent rapidement des best-sellers. Mais dernièrement, celui-ci subit une panne d'inspiration et n'arrive plus à écrire, le fameux syndrome de la page blanche comme on dit. Sa femme Olivia et lui décident de partir louer un petit chalet du côté de Bright Falls, une petite bourgade en Alaska. Alors qu'ils prennent possession des lieux, une panne d'électricité touche la maison et Oivia, phobique du noir, hurle. Alan se précipite, et trou noir. Il se réveille une semaine plus tard à bord de sa voiture accidentée, seul. Il doit découvrir ce qui est arrivé à sa femme, et pour cela, il devra affronter les ténèbres. Alan Wake propose une dimension narrative absolument excellente. Vous progressez dans un univers sombre, découvrant au fur et à mesure de votre avancée les tenants et aboutissants de l'histoire. Vous évoluez souvent la nuit, dans les bois, avec votre lampe torche comme seule lumière. Côté réalisation, le boulot effectué par Remedy est franchement impressionnant. L'ambiance du jeu est parfaitement réussie puisqu'on est propulsé directement au milieu d'une fiction horrifique. Brumes, éclairages incertains, ombres menaçantes, flashs terrorisants... tous les clichés sont au rendez-vous. Mais attention, cliché n'est pas forcément péjoratif. Bien sûr, parfois c'est un petit peu trop, comme lorsque l'image se ralentit et que vous vous voyez attaqué par derrière, dans un tableau d'ensemble semblant hurler "ATTENTION DERRIERE TOI", mais en règle générale, peu de choses vous font ressortir la tête de la trame, et c'est tant mieux.
 

Ah, ah, ah, ah, stay in the light, stay in the light !

Dans la lumière vous trouverez la rédemption mon fils. Celle-ci est salvatrice, puisqu' il s'agit du seul moyen efficace de lutter contre les ténèbres qui se dressent devant vous. Au niveau de l'action, le gameplay est agréable mais il faut avouer qu'il est plutôt limité. Les possédés, puisque ce sera votre principale préoccupation lorsque vous fourrerez le nez dehors, sont insensibles aux balles, à moins que vous les ayez exposées suffisamment longtemps à la lumière. Le système est intéressant puisqu'il vous faudra les repérer dans la nuit pour les sensibiliser toujours, ce qui empêche le jeu de tomber dans le simple bourrin. La lumière est votre amie, et lorsque vous êtes perdu, il suffit de vous diriger vers elle, souvent en courant vainement pour échapper aux possédés à vos basques. Vous vous déplacerez la plupart du temps dans une forêt sombre, cherchant à la lueur de votre torche votre chemin et tentant tant bien que mal d'aveugler les ténèbres. C'est vrai, parfois trop de forêt tue la forêt, et la simplicité du système de combat peut décevoir, tout comme la redondance des scènes d'action, mais il faut bien remettre les choses dans leur contexte : vous êtes un écrivain à la campagne. Donc, vous n'avez pas de bullet-time et vous n'explorez que rarement les environnements urbains, c'est un fait. De plus, même si l'action est agréable, ce n'est certainement pas ce qui fait la véritable magie d'Alan Wake.
 

Previously on Alan Wake

Celle-ci réside clairement dans sa mise en scène. Même si le scénario n'est pas le plus incroyable qui soit, la mise en scène de celui-ci est définitivement bien pensée. Le jeu se divise en 6 épisodes, qui comme dans une série à suspense, commencent chacun par un résumé de l'histoire de type "Previously on Alan Wake". Oui, comme dans "Previously on Lost, Previously on Heroes et Previously on Desperate Housewives". Il est très commun, pour ne pas dire scolaire, dans un jeu d'aventure d'avoir à trouver ça et là des documents offrant un petit focus sur un fait précis de l'histoire ou éclairant un peu sur le scénario. Dans Alan Wake, vous recherchez les pages du manuscrit que vous avez écrit pendant votre semaine de black-out. Ces pages, écrites avec brio, sont vraiment un régal à découvrir, surtout qu'elles annoncent parfois les éléments à venir. Le jeu multiplie les références aux oeuvres de King, comme Shining quand vous vous planquez derrière une porte attaquée par un malade au couteau de cuisine, ou à Danse Macabre, quand vous êtes assailli par des tracteurs possédés. Vous pouvez assister à de véritables mini-épisodes de la 4e dimension dans les téléviseurs que vous trouverez sur votre chemin, et l'émission de radio locale peut aussi donner des indices sur votre quête pour peu que vous tombiez sur un poste. Tous ces petits détails contribuent à donner à Alan Wake une superbe dimension narrative, desservie par une réalisation graphique impeccable. Remedy a eu besoin de 5 ans, mais ils ont été efficaces et Alan Wake s'impose comme une valeur sûre. Un jeu profond, efficace, qui ne manquera pas de trouver son public parmi les fans de Silent Hill et autres Resident Evil.
 

Article rédigé par JoKeR , le

Remedy signe ici un jeu prenant, immersif et diablement bien réalisé. Alan Wake s'impose comme une valeur sûre du survival-horror. En offrant une narration hors pair, il fait rapidement oublier les petits défauts dont il est victime, notamment la redondance dans les scènes d'action.

Points positifs

  • Ambiance prenante
  • Références à l'univers de Stephen King
  • Narration absolument géniale

Points négatifs

  • La partie action est un peu faiblarde
  • Trop de forêt tue la forêt
  • Moi j'aime pas les jeux où les héros ne savent pas nager

A propos de l'auteur

JoKeR

JoKeR

35 ans | Rédac' Chef / Touriste.

Passez votre chemin, ce mec est un con. Avis de merde, méconnaissance générale du sujet et pleins pouvoirs sur le site, ce mec est un imposteur. Regardez, je me suis emparé de son compte pour écrire sa bio et à mon avis il ne s'en apercevra jamais ce naze.

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