Test : Stuntman : Ignition

Stuntman : Ignition - Xbox 360

Genre : Simulateur de cascadeur

Date de sortie : 31 août 2007

Genre
Simulateur de cascadeur
Date de sortie
31 août 2007 - France
Développé par
Paradigm Entertainment Inc.
Edité par
THQ
Disponible sur
PS2, PS3, Xbox 360
Parfois appelé
Stuntman : Ignition, Stuntman 2

Stuntman, ça vous dit quelque chose ? Logique, un premier opus est passé rapidement sur PS2, a marqué le coup, vite fait, histoire de dire que c’était plutôt original, puis a disparu de nos contrées. Mais en fait, non, Paradigm préparait le second opus, et là on commence à avoir les foies, parce que Stuntman 2, ça brûle de partout, et ça pète dans tous les sens (si ce n’est le contraire).

 
 
Stuntman 2, de son doux prénom « Ignition », parce que sa maman trouvait que « Jean-Louis » ça faisait pitié, débarque sur X360 et PS3, ce qui signifie que l’évolution est en marche, et que l’éditeur ne refourgue pas un jeu en 2007 sur PS2. Ah, on me dit que si, le jeu est bien sorti sur PS2. Non mais là, c’est pour me mettre en colère hein ? Bref, on va parler de la version X360 car finalement, la version PS3 est la même, et la PS2 on s’en fout.
 

Simulateur de Rémi Julienne, sérieux, ça déchire

Qui n’a jamais rêvé de faire comme les cascadeurs (enfin, ceux qui réussissent de préférence) dans les films hollywoodiens tels que Rush Hour, Bullit ou encore Taxi 4 ? Ou même Joséphine, ange gardien, avec des R19 Chamade qui roulent sur deux roues ? Personne, ok. Mais moi oui, alors autant vous dire que ce jeu est d’un sex-appeal très développé. Comme son aîné, Stuntman 2 vous place dans la peau d’un petit jeune qui veut percer dans le métier. Dès le début du jeu (enfin du mode carrière pour être précis), vous êtes contacté par un grand réalisateur qui a besoin de vous pour la première scène de cascade de son film. Et là, tout l’engrenage des perversions se met en marche : l’argent, les filles, l’alcool, un passage à la Méthode Cauet etc. Au fur et à mesure, vous allez apprendre des mouvements à réaliser avec votre véhicule dans des scènes mêlants pyrotechnie, effets visuels surprenants et dérapages à gogo dans un trafic dense. Au final, vous vous rendez compte que le métier a envie de vous voir sur ses plateaux, et vous allez cumuler les offres tant dans la carrière que dans des « missions solo » indépendantes (des tournages de spots de pub) pour parfaire votre technique de casse-cou. En gros, ce n’est rien de plus que le premier épisode, en plus beau (beaucoup plus beau) et en plus exagéré dans le côté Hollywoodien. Un come-back réussi, déjà, sans avoir à vous expliquer le contenu de la galette. Mais avant toutes choses, une page de pub pour venter les mérites de notre prochain film.
 

Aftershock, ou la revanche du pompier qui protège le VIP qui veut venger le gamin qui sauve sa mamie de la coulée de lave, coming soon…

Nous revoilà. Vous êtes donc cascadeurs. C’est bien. Ca paye bien, et une fois quelques scènes débloquées, vous êtes contacté par d’autres réalisateurs, qui veulent tous voir vos talents. Cela passe du semi dieu qui réalise Volcano (le premier film, intitulé Aftershock n’est rien qu’une pâle copie de l’histoire de ce film) au bouseux qui fait Hoppin & Rollin ou un truc foireux du genre (parodie de Shérif fais moi peur, jusque dans le nom des deux héros). A ceci s’ajoutent les véhicules, qui se débloqueront également au fur et à mesure, et qui au final atteignent la petite quarantaine, avec une Batmobile transformée en Nightmobile ou encore la Dodge Charger des frères Duke, ou un placebo d’Aston Martin de l’agent 007. Bref, de la parodie jusqu’au bout des ongles, ce qui est plutôt plaisant lorsqu’on sait qu’on pourra sauter, faire des demi-tours arrières, rouler sur deux roues, faire des wheeling (avec les motos, gamin, pas avec l’Aston) ou encore foncer dans des camions qui explosent, avec tous ces véhicules. En tout, une vingtaine de mouvements sont demandés par le réalisateur lors de vos tours de tests pour la caméra. Il faudra réussir à enchaîner toutes ces cascades le plus rapidement possible, en les reliant par des dérapages, afin de gagner des points, qui eux, au final, vous donneront votre niveau d’expertise en la matière. A chaque fin de scène, un score est attribué en étoiles, et des récompenses vous sont données, comme le prix Taureau des meilleurs cascades ou la possibilité de personnaliser la couleur de vos engins. Histoire de pousser la parodie encore plus loin en transformant la Nightmobile en Gaymobile rose.
 

Stuntman t’allumes la tronche

Pas nommé Ignition pour rien, ce Stuntman regorge d’effets visuels, de flammes, de neige, d’eau et d’objets en mouvements qui se déclencheront devant vous comme Dame Nature le voudra (ou plutôt, comme le moteur physique du jeu sera programmé, mais ça perd tout son charme). Tout cet environnement peut interagir avec votre véhicule, ou plutôt l’inverse lorsqu’on découvre la signification du mot « sortie de piste » après un saut en tremplin mal réceptionné. Mais attention, à l’inverse de son aîné, Stuntman 2 ne fait pas recommencer le circuit si une erreur est commise. Cette fois, il faut cumuler 5 petites croix rouges (des erreurs allant de l’hors-champ à « sortez-le de la lave, ce couillon, sinon il ne nous servira plus à rien ! ») pour être réprimandé par le réalisateur. Le gameplay n’étant pas des plus coriaces en la matière, une même scène pourra être répétée trois ou quatre fois avant d’être contrôlée, et vous pouvez même tenter le sans-faute après quelques entraînements dans la carrière et dans les autres modes de jeux. D’ailleurs, si une nouvelle technique est nécessaire dans le jeu, un niveau de répétition s’ouvrira de lui-même pour vous permettre de peaufiner votre habileté au volant. Le gameplay, pour revenir à lui, est arcade, mais l’enchaînement à réaliser devra être bien répété. Un mode « facile » est également proposé lors des scènes afin d’autoriser 7 et non 5 erreurs (mais la progression en points est plus lente). Enfin, les véhicules étant variés (monster trucks, camions de paysans, fourgons blindés volés, voitures de sport, motos, aéroglisseurs), un petit temps d’adaptation sera nécessaire à chaque changement.
 

Un retour dans le monde new-gen très réussi

Les nouvelles consoles permettent à ce Stuntman 2 de faire du très grand art Hollywoodien. Les cut-scènes sont très belles, tout comme la modélisation des circuits et véhicules in-game. A la fin de chaque film tourné, une bande annonce typiquement américaine (« Je dois sauver cette femme John ! Je vous retarde, partez sans moi arggghhh ! ») mélangera 3D avec des rushs de vos cascades enregistrées sur la console. En plus de ce trailer, à chaque fin de scène, vous pouvez visualiser votre parcours grâce à un mode cinématographique qui vous plonge dans le 7e art, avec ralentis, angles de vues incongrus et toutes ces choses. Autre nouveauté : le mode online, jusqu’à 4 en mode séparé via consoles ou sur la même machine, en plus du mode live avec différentes parties (capture de zone, plus bel enchaînement ou course, un peu comme les modes des Tony Hawk’s). Ce mode vous permet d’utiliser la totalité des voitures et de nombreuses arènes différentes provenant des films. Enfin, un mode d’édition vous propose deux choix : soit la construction d’un univers entier (les pièces sont à débloquer) pour réaliser vos propres cascades ; soit un mode défi avec des cascades à réaliser dans une arène, en ne disposant que d’un nombre limité de pièces et de 30 secondes. De quoi s’amuser de bout en bout, à seul comme à plusieurs.
 

Article rédigé par Jivé , le

Allez-y les yeux fermés. Bon, c’est vrai que pour un apprenti cascadeur, ce conseil est plus que suicidaire. Alors allez-y les yeux ouverts, mais vous ne le regretterez pas, pour un peu que vous soyez amateurs des films hollywoodien et de la cascade. Scripté au possible et mieux réalisé que le premier, le mode multi vous convaincra si l’aspect graphique ne l’a pas encore fait.

Points positifs

  • Beau et varié
  • Du grand cinéma hollywoodien
  • Le mode multi
  • Grand choix de véhicules
  • Customisation (couleurs, arène)
  • Temps de chargements méga réduits

Points négatifs

  • Un peu fouillis à l'écran (indicateurs et tout le bordel)
  • Quelques légers bugs très rares

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