Test : Metal Gear Solid 2 Substance

Metal Gear Solid 2 Substance - Xbox

Genre : Infiltration

Date de sortie : Mars 2003

Genre
Infiltration
Date de sortie
Mars 2003 - France
Développé par
Konami
Edité par
Konami
Disponible sur
PC, PS2, Xbox

La référence du jeu d’infiltration-tactique sur PS2 arrive enfin sur Xbox ! Une adaptation attendue qui vient enrichir la gamme presque entièrement occupée par Splinter Cell d’un titre profondément novateur.

 
 
Mais d’abord que signifie l’appellation « Substance » ? C’est tout simple, il s’agit de bonus conséquents qui devraient palier à la faible durée de vie de l’aventure principale. Des missions bonus, des missions en Réalité Virtuelle (comme dans le premier opus) viennent enrichir le titre d’Hidéo Kojima avec d’autres aspects complétant l’infiltration. Arnaque ou vérité ? Je vous invite à suivre le guide…
 

Splinter Cell ou MGS 2 ?

Il me semble qu’il faut examiner la question au préalable car je sens comme un sentiment d’indécision qui plane autour de votre porte-monnaie… Et je ne vais pas vous aider. Je me refuse tout bonnement à déclarer Snake et Raiden (les deux protagonistes de MGS2) rivaux de Sam Fisher. Il s’agit réellement d’une approche différente. A la sortie sur PS2, MGS2 suscita soit l’admiration soit la déception du public de fans du premier opus. Pour ces derniers, le jeu devenait récurrent, s’enlisait dans une surabondance narrative composée de conversations et de cinématiques tentant de dissimuler une durée de vie toute relative. Pour les autres, c’était la révélation ! Un mélange de cinéma et de jeu vidéo brillamment réussi. Splinter Cell nous concocte quant à lui une trame dans la lignée des romans de Tom Clancy et se distingue donc bien de MGS2 plutôt tourné vers le manga et qui intègre l’infiltration comme pivot du scénario. L’un comme l’autre se valent donc, celle une question de goût tranchera vraiment.
 

De la furtivité …

L’infiltration dans MGS2 est poussée jusqu’au bout de ses limites : rythme de progression, empreintes mouillées, ombre et bruit sont présents pour corser la difficulté. Votre héros dispose de nombreux mouvements pourvoyeurs de tactiques : vous pourrez vous suspendre à une balustrade (mais pas indéfiniment, pas vrai Sam ?), passer derrière les gardes, assommer, dissimuler, se déguiser et même extorquer des munitions. On peut à l’instar de Splinter Cell, se servir des corps pour s’évader, les enfermer dans des caches, les envoyer par-dessus à la flotte… Les scènes sont variées et perpétuellement angoissantes (comme le passage des rayons lasers…) et vos objectifs incitent à la prise de risque. Sans oublier les gadgets, comme la caméra thermique dont le rendu est très correct ou le radar, toujours présent, qui disparaît cependant lorsque vous vous faîtes courser... C’est donc une IA de qualité, probablement ce qui se fait de mieux dans le réalisme tactique.
 

… Et beaucoup de scénario !

L’action se déroule dans deux environnements distincts constituants deux chapitres à l’aventure : un pétrolier où l’on interprète Snake et la plate-forme Big Shell, où l'on prend la place de Raiden. Chaque tableau se conclue par l’affrontement d’un boss (Ahh… Olga !). L’histoire est truffée de méandres qu’il serait fastidieux et gâchant de raconter ici, mais sachez que les « Metal Gear » sont des super tanks et que vous êtes chargé d’en apprendre plus sur un complot aux ramifications dont les cinématiques, au-delà de confirmer l’aspect dirigiste qui peut être ennuyeux si on n'accroche pas dès le début, sont insérées à tout bout de champ dans le jeu. Les personnages sont tous intéressants et charismatiques et entretiennent des corrélations complexes sur un fond de combat anti-militariste.
 

Quels bonus avec Substance ?

Si la campagne est très courte, elle dispose d’un bon potentiel de rejouabilité enrichi par l’adjonction de 6 modes de difficultés différents qui vous occuperont pas mal de temps.
Mais l’appellation « Substance » se cache derrière les 200 (environ) missions en réalité virtuelle, les 100 Alternatives et les 5 « Snake Tales ». 300 défis à recommencer pour s’améliorer sans cesse. Découpées en plusieurs catégories, ces épreuves d’entraînement contiennent des missions en vue subjective avec des armes et des exercices de discrétion. D’autres rassemblent toutes ces disciplines. Ensuite, c’est 100 missions « alternatives » se déroulant sur Big Shell qui proposent des tests de désamorçages de bombe, de désarmement, d’approche furtive, de prises de photos qui viennent s’ajouter. Pour finir, n’oublions pas les « Snake Tales ». Ces missions vous mettent dans la peau de Snake (!) et ont une scénaristique réduite au minimum permettant de jouer les phases de la campagne simplement mentionnée. N’oublions pas aussi la possibilité de débloquer 5 autres protagonistes.
 

Une réalisation soignée

Visuellement, le jeu est splendide même s’il n’égale pas Splinter Cell. Les niveaux sont un tantinet répétitifs mais travaillés et tout en détails, reflétant ainsi le cachet d’Hidéo Kojima et de ses précédentes réalisations. Malheureusement, les amateurs de graphismes à la sauce Xbox devront se contenter de la réplique exacte de ceux de la PS2 qui n’ont fait l’objet d’aucun retouchage. Les environnements en RV étant dénués de textures, les bonus ne seront donc pas une nouvelle occasion de se rincer l’œil. Quant aux Snake Tales, elles remploient les mêmes décors que la campagne principale, pas de surprises là aussi. Le jeu conserve sa maniabilité intuitive et savoureuse et tire pleinement profit des spécificités des manettes Xbox.
 

Article rédigé par Mirage , le

Au final, ces bonus n’ont rien de l’artifice commercial et permettront d’exploiter pleinement le jeu. Certes, une version à réserver aux fans et à ceux qui ne connaissent pas le jeu mais aussi aux admirateurs de Splinter Cell qui ne seront pas déçus. Un jeu qui pose une ambiance radicalement différente et qui saura s’imposer malgré une scénaristique omniprésente et des tableaux rapidement répétitifs.

Points positifs

  • Musiques superbes
  • Grande rejouabilité
  • Des bonus nombreux et intéressants

Points négatifs

  • Peu d'objectifs différents
  • Scénarisation trop importante
  • Gameplay répétitif

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