Test : Midnight Club 2

Midnight Club 2 - Xbox

Genre : Courses nocturnes

Date de sortie : Juin 2003

Genre
Courses nocturnes
Date de sortie
Juin 2003 - France
Développé par
Rockstar Games
Edité par
Take Two Interactive
Disponible sur
PC, PS2, Xbox
Site officiel
Site officiel

Concurrent de taille pour Midtown Madness 3 : Midnight Club 2, qui a la bonne idée de sortir juste avant le prochain bébé de Microsoft, à la fois sur PC, Xbox et PS2. Microsoft doit-il se faire du souci ?

 
 
Midnight Club 2 se veut dans la plus pure lignée des Midtown Madness, à l'exception près que les courses se déroulent de nuit, le tout dans une sauce Burnout qui donne plus de piment et une gameplay plus approfondi que la série de Microsoft, à laquelle on reproche une physique peu réaliste et des décors en carton pâte.
 

Un concept tout con mais accrocheur

Zappons les modes arcade et multi (on y reviendra après) pour nous pencher sur le mode carrière, qui constitue le plus gros morceau de Midnight Club 2. Trois villes vous sont proposées (Los Angeles, Paris et Tokyo) et seul Los Angeles est accessible dès le début du jeu. Lorsque vous commencez, vous êtes balancé en plein milieu de la ville et vous partez à la recherche d'un coureur à défier. Ils sont tous indiqués par un petit point sur la map (à la GTA 3) et une flèche indique la direction à suivre. Une fois rencontré, faites-lui un appel de phares et vous devrez alors le suivre plein pot dans la ville, évitant les voitures, les camions (on peut passer au-dessous de certains) et les bus. Une fois arrivé à destination, vous devrez gagner une ou deux course afin de débloquer une voiture et quelques aptitudes (burn, rouler sur deux roues latéralement, turbo, aspiration, etc.), puis vous serez renvoyé dans la ville à la recherche d'un nouveau coureur, etc. Une fois tous les coureurs défiés, vous devrez alors battre le boss de la ville sur deux circuits beaucoup plus difficiles et une autre ville s'offrira à vous. Vous êtes donc guidé tout au long du jeu et c'est pas plus mal : ainsi vous pourrez en faire le tour sans rien oublier...
 

Un peu de piment

Pour pimenter le tout, j'ai tout à l'heure évoqué les aptitudes. Elles rajoutent un peu de couleur dans les courses et relancent l'intérêt car les circuits y font souvent appel. Ainsi, très rapidement vous aurez accès au turbo, que vous pourrez activer une, deux ou trois fois selon les véhicules. Vous pourrez remplir une jauge d'un autre turbo grâce à l'aspiration des véhicules (un effet de flou se déclenche alors). Cette idée est excellente car elle permet de re-balancer la difficulté de la course et une voiture qui ne va pas forcément vite pour alors en profiter davantage, pour peu que vous arriviez à suivre vos concurrents de près comme de loin. Toutefois, certains bonus ont une utilité plus que discutable comme le fait de rouler sur le côté avec seulement deux roues : certes vous pourrez passer dans certains passages étroits, mais il faut savoir qu'il est difficile de viser juste et que de toute façon, très peu de circuits exploitent cette possibilité.
 

Et la course ?

Le déroulement des courses peut se dérouler de deux façons : soit vous devez passer tous les checkpoints dans l'ordre, soit vous devez les passer dans l'ordre de votre choix. Dans ce cas, libre à vous de trouver la route à suivre, tout en sachant que l'IA est très agressive et ne vous laissera aucun temps mort ! Quelque soit le type de circuit, dans tous les cas vous pourrez abuser de raccourcis en tous genres : les catacombes de Paris, carrément obligatoires dans certains tracés, les tunnels, les centres commerciaux, les ruelles étroites, les ponts, tout est permis !
Au niveau des bolides disponibles, vous aurez accès à toute une panoplie impressionnante de véhicules, la plupart étant équilibrés et se valent entre eux, sauf les premiers, décidément trop lents. Vous aurez des voitures rapides mais peu maniables, des voitures qui accélèrent mais qui n'ont aucune vitesse de pointe, des lourdes, des légères, etc. Mais il n'est pas rare de gagner une course plus facilement avec un véhicule que vous avez acquis depuis un long moment qu'avec le dernier qu'on vous a offert... A ne pas oublier aussi : les motos. Là aussi on constate un souci d'équité : si elles sont plus rapides et dotées d'une accélération carrément impressionnante (vous pourrez faire des burns, des wheelings, vous pencher sur le côté grâce au transfert de masse, etc.), les chutes sont nombreuses et l'adhérence faible, ce qui rend le pilotage beaucoup plus délicat et finalement ne sont pas plus efficaces que les voitures. Leur maniement est soigné et elles sont toutes aussi exploitables que dans Vice City, malgré ce que certains auraient pu craindre.
 

Le mode multijoueur

Côté multijoueur, Midnight Club 2 se trouve très bien loti : plusieurs modes en split-screen et un mode Xbox Live ! Je n'ai pas essayé ce dernier car je n'ai pas encore l'adaptateur mais en split-screen, le jeu se trouve très fun, bien qu'il vaille mieux y jouer avec des potes familiers au jeu car les circuits sont tordus et les checkpoints pas toujours évidents à trouver. Parmi ces modes, on retiendra la course classique et le capture the flag. Dans ce dernier, vous devez chercher un bonus situé à un point A et le rapporter à un point B. Si un de vos concurrents vous touche -des IA sont présents dans tous les modes afin de jouer à un nombre convenable de joueurs-, il récupère le bonus. En parlant de bonus, vous en trouverez aussi plein, dissimulés un peu partout : de la nitro supplémentaire, un inverseur de direction, un ralentisseur et même des missiles ! Très fun.
 

L'aspect technique

Au niveau technique, Midnight Club 2 intègre tous les effets modernes que l'on pourrait attendre de lui : réflexion du décor sur les véhicules, nombreux effets de réflexion sur le bitume lors des courses de pluie, halos par milliers, fumée, explosions, etc. Toutefois, on dénote trop d'aliasing et les capacités Xbox ne sont pas vraiment toutes exploitées. Les villes sont très bien modélisées, sont d'une taille plus que correcte et les temps de chargement sont plutôt courts. Le tout tourne dans une fluidité très convenable (sauf quelques ralentissements lors des plus grands sauts). Le trafic est conséquent, mais n'atteint pas les délires de Midtown Madness. Deux reproches tout de même : le jeu est parfois trop sombre dans les courses se déroulant dans la nuit profonde (heureusement que de nombreuses courses se passent à l'aube voire en pleine matinée) et les véhicules sont majoritairement modélisés pauvrement (style Burnout).
Soulignons aussi les divers délires des développeurs dans la ville de Paris, pas toujours au point. En effet, les conducteurs "civils" et les flics s'expriment tantôt en français, tantôt en anglais, le tout dans un accent douteux, bien sûr. Les coureurs que vous défierez sont très hauts en couleur : un snobinard, deux gentes demoiselles, un Australien avec son manteau en peau de bête et son collier d'explorateur (on se demande qu'est-ce qu'il fout à Paris celui-là). La traduction se révèle parfois lamentable d'ailleurs : "Tout de ville champion", ça laisse songeur et Google ne semble pas loin on dirait. A vrai dire, on se demande si les développeurs savent que la France ne se situe pas en Afrique et que Paris n'est pas au bord de la mer... Enfin, les amerloques et la géographie, ça a toujours fait deux. ;)
 

Article rédigé par Monsieur Tomate , le

Midnight Club 2 est un très bon jeu de course : prise en main immédiate, bon équilibre entre les différents véhicules, quelques aptitudes spéciales et un mode multijoueur soigné permettant même de jouer via le Xbox Live (aucun contenu à télécharger cependant). Reste à voir la difficulté, plutôt élevée pour les joueurs du dimanche qui risquent de ne pas en voir la fin de si tôt !

Points positifs

  • Trois villes
  • Durée de vie très convenable
  • Support Xbox Live et bon mode split-screen
  • Aptitudes spéciales

Points négatifs

  • Inaccessible aux joueurs du dimanche
  • Les véhicules ne sont pas très bien modélisés

A propos de l'auteur

Monsieur Tomate

Monsieur Tomate

32 ans | Grand gourou

Depuis la fondation de GameHope en septembre 1999 sous le nom de HardGamers, le taulier du coin n'a cessé d'abuser de son fouet pour faire régner la terreur parmi son équipe. Ingénieur en informatique le jour, tyran impitoyable sur GameHope la nuit, on ne l'arrête jamais et gare à vos fesses si vous vous trouvez au travers de sa route lorsqu'il a en tête un énième plan diabolique, vous risqueriez de boîter le lendemain...

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