Test : Colin McRae Rally 04

Colin McRae Rally 04 - Xbox

Genre : Course de rallyes

Date de sortie : Septembre 2003

Genre
Course de rallyes
Date de sortie
Septembre 2003 - France
Développé par
Codemasters
Edité par
Codemasters
Disponible sur
PC, PS2, Xbox

Colin McRae, c’est un peu le Louis XVI du rallye : un roi déchu. Déchu dans la réalité (lui qui était champion du monde, on le rappelle) mais aussi dans sa représentation vidéoludique. Il faut dire que sa réputation de chef du rallye sur PsOne le précédait, et ses concurrents ont mis la barre très haut (notamment WRC 2). La leçon de Sony a apparemment servi aux Britanniques et le quatrième volet s’annonce de très grande classe. Analyse d'un retour fracassant.

 
 
Pour commencer, voici un très bref topo sur l’origine de Colin McRae sur console. Le premier jeu de rallye à être sorti sur Psone ?... V-Rally, biensûr. Ce n'est qu'en 1998 que Colin fait son apparition et devient le favori de nombreux gamers, s’instaurant d'ailleurs parmi les meilleurs jeux du genre. Mais le passage sur Playstation 2 s'est avéré plutôt chaotique pour le soft, qui a subi (outre celle de V-Rally) la concurrence de World Rally Championship 2. Mais c’était sans compter sur la motivation de Codemasters qui, pour prouver son envie de bien faire (de mieux faire ?) dans ce deuxième opus de la console 128 bits, a même avancé la sortie du soft. Un gage de confiance confirmé avec classe.
 

Enfin du vrai pilotage

Un de reproches que l’on pouvait faire au précédent opus concernait sa maniabilité. Un comble pour un jeu de rallye, qui est censé rechercher avant tout le plaisir de conduite. L’erreur a été intelligemment retirée, et l'on constate avec satisfaction que la voiture est désormais soumise à quatre axes de rotation (contre un seul dans Colin 3, rendant le pilotage trop fantaisiste). Ces quatre axes de rotation signifient que la voiture offre enfin des trajectoires millimétrées, celle-ci étant en outre complétée par un physique réaliste et un réel poids, poids qui se fait sentir dans le mouvement que la voiture traduit. Ainsi, par le biais de ces nouveautés, les trajectoires s'annoncent vraiment jouissives à apréhender, les batailles pour les chronos restent intenses, et on sent enfin la voiture avaler les kilomètres. Ce qui n'est pas pour déplaire non plus, c’est que pas moins de trente-quatre surfaces différentes sont présentes, de la terre australienne à l’asphalte finlandaise en passant par la neige suédoise et le sol mouillé japonais. Au total, huit pays s'offrent à vous, décomposés chacun en six spéciales plus une d’entraînement, sans oublier quelques bonus et des spéciales de Colin Mc Rae premier du nom remises au goûts du jour. En ce qui concerne les voitures, on en compte une grosse vingtaine, de la 206 à la Subaru en passant par les Fiat Punto et autres Lancia Delta (nostalgie, quand tu nous tiens).
 

Les modes de jeu

Voilà un autre gros reproche qui a fait pas mal de ravages concernant le troisième volet, à savoir son total de modes de jeu : deux. Oublions ce chiffre ridicule pour nous concentrer sur les huit modes qui prennent place dans cet opus. Rien que dans le mode championnat, on retrouve quatre sous-modes : le championnat des quatre roues motrices, des deux roues motrices, le championnat expert (avec une seule vue intérieure) et enfin le championnat Groupe B qui vous permet de piloter des voitures qui ont fait la gloire du rallye dans les années 80. Outre ces quatre possibilités, l'opus propose un mode où l’on pourra créer ses propres rallyes (en mixant des spéciales), un autre où l’on passera des tests en extérieur ou en atelier (si on réussit ces tests, on gagne de nouvelles voitures etc) et enfin deux modes multijoueurs. Le premier offre la possibilité de concourir à deux (hélas, toujours pas celle permettant de faire du stock-car, étant donné que les voitures de l'adversaire sont "matérialisées" par des fantômes). Le second mode permet de jouer à quatre en alternance. On note la l'absence regrettable d’un mode online, mais c’est promis, il sera présent dans l'épisode 5. Colin Mc Rae 4 jouit par conséquent d’un très bonne durée de vie comparée à celle de l'opus précédent ; on demandait une nette amélioration, voilà qui est fait.
 

Une techique irréprochable

Les graphismes ont toujours constitué le point fort de la saga, indéniablement. Le dernier rejeton ne déroge pas à la règle. Les voitures sont modélisées conformément à la réalité, au sponsor près. Tout est détaillé. Les décors jouissent de la même beauté, se montrant vivants, beaux, et les pays traversés s'avèrent facilement reconnaissables. D’ailleurs, lors de la déformation des véhicules (déformation améliorée qui inclut plus de points d’impact cassables), les châssis sont visibles, tout comme le moteur, etc. Voilà encore un facteur très positif de ce Colin Mc Rae ; même s’ils ne sont pas si différents que dans Colin 3, les environnements graphiques restent de toute beauté. Passons maintenant à la qualité sonore du soft : les sons produits par les voitures sont de bonne facture. Chaque moteur dispose d'un bruit spécifique, et les différenciations se font surtout entre un moteur de 206 et de Fiat Punto. Les bruits du public ne sont particulièrement importants, mais lorsqu’on les entend, ils apportent une dimension d’idôlation vis-à-vis du meilleur pilote (moi, en somme). Les indications du copilote demeurent correctes, et dans un français compréhensible, même si on peut regretter parfois un léger retard dans les virages. Seul point négatif, la présence d’un certain clipping, qui devient hélas une habitude du rallye, mais le tout reste infime par rapport à l'éventail de qualités techniques que propose le soft.

Ainsi, Codemaster a parfaitement réussi son pari. Ce dernier consistait à réduire en un laps de temps très mince la sortie de son produit tout en trouvant les ressources nécessaires pour en faire un excellent jeu ; et c'est le cas ! Quel plaisir de retrouver enfin de vraies sensations de conduite, au milieu de splendides décors riches en textures et dénués de véritables défauts d'affichage. Nul doute que les fans seront aux anges, tandis que les autres accorderont sans doute plus d'intérêt à une série qui n'a pa su affirmer sa suprématie dès le premier essai. Reste à voir maintenant l'envergure de la concurrence prochaine, avec notamment un WRC3 très attendu. La lutte avec Sony s'annonce passionante.
 

Article rédigé par n0nam , le

Ce quatrième volet est un grand titre. La maniabilité retravaillée contribue à un plaisir de jeu retrouvé, tandis que les divers modes de jeu permettre d'étirer plus encore une durée de vie déjà longue. Doté en outre d'une qualité graphique exceptionelle, Colin Mc Rae Rally 4 reste une totale réussite. Je le conseille vivement à tous les amateurs du genre, ainsi qu'à ceux qui veulent découvrir l'univers des courses de rallye. C'est simple, il n'y a pas mieux actuellement.

Points positifs

  • Maniabilité
  • Graphismes
  • Sensations

Points négatifs

  • Pas de stock-car
  • Pas de mode Online

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