Preview : Le Parrain

Le Parrain - Xbox

Genre : Mafia-like

Date de sortie : Mars 2006

Genre
Mafia-like
Date de sortie
Mars 2006 - France
Développé par
Electronic Arts
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
PC, PS2, PSP, Xbox 360, Xbox
Parfois appelé
The Godfather
Site officiel
Site officiel

L’adaptation vidéoludique du Parrain sortira dans deux mois. Ce Mafia-like annoncé à l’E3 dernier a l’ambition de nous faire oublier GTA ou Mafia. GameHope a joué au jeu et vous livre ses premières impressions.

 
 
Annoncé à l’E3 2005, Le Parrain se veut d’être une digne adaptation du film avec les personnages principaux mais nous propose « une histoire autour du film », selon Phil Campbel, Creative Director du projet. Derrière ses lunettes dont Elton John serait jaloux, Phil nous apprend que la démo qu’il nous présente est une version pré-alpha, ce qui explique le nombre de bugs et l’absence de vie dans la ville de New-York, ce qui sera implanté plus tard. Le Parrain semble plutôt réaliste, et on espère que l’immersion dans une telle époque sera au moins aussi bonne que pour Mafia, d’autant plus qu’Electronic Arts joue gros sur ce projet. L’histoire est simple, vous incarnez une petite frappe qui n’a rien à voir avec la Mafia.Vous êtes en train de vous faire tabasser lorsqu’un grand nom de la mafia vient vous sauver et le tutorial commence. Donner des coups est enfantin, on locke la cible avec un bouton de la tranche et on l’attaque avec l’autre bouton de la tranche. En pressant les deux boutons, on l’attrape et on peut lui cogner la tête contre un élément du décor, ou le plaquer contre le mur. Très convaincant. Après cette démonstration de force, vous êtes enrôlé dans ce milieu de malfrats et suivrez attentivement les conseils de vos supérieurs. D’ailleurs, il vaudrait mieux pour vous, sauf si vous aimez vous faire trouer à coups de couteau ou stocker plein de plombs dans le gras du bide.
 

Mais pourquoi on a ce drôle d’accent italien ?

Graphiquement, c’est légèrement au-dessus d’un San Andreas, les personnages sont bien mieux modélisés et il y a pas mal de bâtiments dans lesquels on peut entrer. Au moment où vous pénétrez un bâtiment, une fenêtre s’ouvre vous indiquant tout un tas de choses, comme son nom, le fric que peut rapporter ce bâtiment s’il est sous la protection de votre Famille et la facilité de réussir cet objectif. Par exemple, vous vous retrouvez amené à persuader un boucher d’accepter votre protection. Votre supérieur plein de charisme vous donne ses instructions. On sent bien que la personne est importante, car on voit des gardes sur le trottoir d’en face en train de vous guetter et de surveiller les alentours. Vous partez donc à la conquête du boucher. Pour ne pas faire trop bourrin, on range son arme (qu’on ressortira très prochainement) et on va lui parler en lui demandant très gentiment d’accepter d’être protégé. Pas intéressé. Je crois que ça ne va pas le faire, car d’une, je suis impatient et de deux, je suis un peu sur les nerfs en ce moment (et surtout je ne vais pas repartir de là sans rien avoir obtenu, sinon couic). J’emploie la manière forte alors ? Je sors ma belle batte de baseball et je commence à saccager son magasin. Une jauge de peur dans le coin supérieur droit nous indique quand il a vraiment les boules et qu’il faut arrêter. Mais le bougre n’est toujours pas effrayé, sans plus, quoi. Je re-range ma batte, et cette fois je le chope directement et le plaque contre le mur. Il devient soudain bien plus coopératif et accepte de payer pour sa protection. L’ennui, c’est que le bruit a attiré un policier qui attend sur le seuil de la porte. Et si je sortais par derrière ? Je vais tenter en tout cas. Ah, ben non, il y a juste un étage avec quelques personnes jouant au billard. Ah, je constate d’ailleurs que l’une d’elle a ce logo du parrain (vous savez, la main qui tient la croix en bois qui manipule une marionnette), ce qui m’indique qu’elle peut m’intéresser. Après quelques discussions et un coup de tête sur le billard, il est plus coopératif. Bref, je ressors. Le policier est toujours là, il m’interpelle et semble plutôt remonté. Discrètement je lui glisse une liasse de billets et on n'en parle plus. Bonne journée, monsieur !
 

Sauvez la peau du Don !

Vous noterez que ces quêtes sont secondaires et facultatives, elles ne contribuent en rien au scénario. Pour ce qui est du scénario, on reconnaîtra évidemment pas mal de passages du film, et une bonne partie sera inventée, histoire d’allonger la durée de vie. Vous aurez d’ailleurs votre chez vous, avec le téléphone des années 40, qui sonnera pour vous lancer dans une mission du scénario. Dans celle que nous avons pu tester, il fallait sauver la peau du Don Corleone en personne. Alors que tout va bien, on est chez le coiffeur avec des potes du milieu, on discute de tout un tas de trucs (ça paie bien, on est bien sapés, etc.), le Don se prend quelques bastos dans le dos et se retrouve à terre, au milieu de la rue. L’ambulance arrive et embarque le Parrain, et l’on se retrouve dans une autre voiture pour le suivre, le protéger jusqu’à l’hôpital. Evidemment des ennemis également en voitures seront là pour vous gêner, à vous de les envoyer dans le décor. Suivre l’ambulance n’est pas bien compliqué, on la voit sur le radar (un truc pompé sur GTA, tiens !) et on peut utiliser des raccourcis. Alors que l’on se retrouve sur le pont nous menant à Brooklyn, c’est l’explosion et tout le monde est arrêté et l’on sort de la voiture. On dégaine, on bute ses ennemis, en se cachant derrière les voitures, en s’accroupissant. L’IA est plutôt bonne, on se fait toucher, même si on les met vite à terre. Arrive ensuite le dernier ennemi, qu’il ne faut pas tuer mais faire parler. Croyez-moi, c’est loin d’être évident. Le petit malin fuit en vous tirant dessus. La gestion des dégâts est localisée, il suffit de lui tirer une bonne balle dans la jambe pour qu’il cesse de gambader. Pour la suite, attendez soit le test soit d’avoir le jeu en main.
 

Une liberté des années 40

En dehors des missions et des quêtes, vous pouvez vous promener librement dans toute la ville, de Little Italy à Brooklyn en passant par Manhattan. Ce qui est drôlement sympa, c’est que chaque PNJ à son nom et l’on peut voir sa barre de vie. Selon votre réputation, ils vous regarderont différemment, en vous dévisageant de haut en bas ou en fuyant après vous avoir aperçu. Tout comme dans GTA des éléments non scriptés surviendront. Une fusillade pourra éclater, et un membre d’une Famille ennemie viendra vous dire bonjour à la sulfateuse. Vous pouvez emprunter les véhicules des civils, en leur demandant gentiment ou s’ils ne veulent pas en rouant leur capot de coups de batte, ça marche pas mal. Cinq Familles sont présentes dans cette ville, avec chacune leur(s) spécialité(s). Au fur et à mesure de votre avancée, vous connaîtrez tout un tas d’endroits et de personnes, comme les vendeurs de TNT ou Cocktail Molotov à la sauvette. Libre à vous d’en acheter et de faire sauter la banque (c’est possible !).
 

New York – Aulnay, même combat ?

La maniabilité est plutôt bonne, en tout cas à pied. En voiture, c’est autre chose, on s’ennuie car c’est lent, alors est-ce que cela venait du jeu ou des voitures de l'époques qui étaient lentes ? La maniabilité est donc bonne mais un peu simpliste. Concernant les phases de shoots, on locke une cible et le viseur se rétrécit lorsque l’on ne bouge pas pour plus de précisions, c’est plutôt pas mal. On se souvient notamment d’une séquence mémorable, en pleine nuit, avec des cocktails molotov. Attention, je parle bien du jeu là… Après avoir provoqué les flics, on monte dans une voiture, on se retrouve poursuivi et c’est la cata ! Les forces de l’ordre sont bien plus tenaces que dans GTA et la voiture se retrouve enflammée. Réflexe habituel, on sort en courant et mate l’explosion. Les flammes sont vraiment bien faites, et les explosions éclairent les environs. Le souci c’est qu’il y a d’autres voitures dans le coin alors les explosions s’enchaînent. Et si on en plus on rajoute des cocktails molotov, ça n’arrange rien. C’est beau, ça brûle, c’est la nuit, mais où suis-je ? Avec les évènements récents, c’est très amusant. Vous pourrez créer votre personnage de la tête au pied, en modifiant des détails tels que les cheveux (la coupe, la couleur), l’air plus ou moins méchant de votre avatar, en ajoutant de la barbe, une cicatrice et en modifiant grossièrement son physique, en en faisant un gros tas ou une belle crevette. Il est également possible de modifier la veste, la chemise, le pantalon et les chaussures. Notez que votre personnage aura différents « skills points », ou points de compétences qui pourront augmenter la vitesse, la défense, le tir, le combat et le « street smarts », ce qui est en quelque sorte la réaction des civils face à vous, la réputation quoi.
 

Article rédigé par Robinsoldier , le

Après avoir pu jouer et mater Le Parrain, on en ressort convaincu mais méfiant. Si le gameplay, l’ambiance et l’univers semblent plutôt bien foutus, il ne faut pas oublier les graphismes moyens, les séquences en voiture moyennes et on espère qu’il sera possible de faire tout un tas de choses supplémentaires en plus du scénario, à la manière de GTA : San Andreas. Verdict en mars.

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