Test : Ultimate Spider-Man

Ultimate Spider-Man - Xbox

Genre : Action

Date de sortie : Octobre 2005

Genre
Action
Date de sortie
Octobre 2005 - France
Edité par
Activision
Disponible sur
DS, GBA, Gamecube, PC, PS2, Xbox
Parfois appelé
Spiderman

Spider-Man est enfin de retour dans un jeu vidéo digne de ce nom. Après les adaptations des films totalement nulles et ratées, Ultimate Spider-Man pointe tout penaud le bout de son nez et tisse sa toile sur consoles et portables tout en cel-shading. C’est plutôt pas mal et je vais vous dire pourquoi.

 
 
Après avoir réalisé deux bouses adaptées des films, Treyarch retente sa chance avec une aventure inédite. L’histoire est simple : Peter Parker et son ami trouvent une sorte de produit dopant mais décident d’être raisonnables et s’en vont. Mais Spider-Man revient un peu plus tard et décide d’avaler cette jolie potion. L’homme araignée se transforme alors en méchant Venom, qui se séparera de son corps. Le jeu commence, j’incarne Peter Parker et j’ai donc face à moi mon premier adversaire : Venom.
 

Spider-Man : la force sûre

Le combat paraît inégal mais Peter Parker est un sacré gaillard. J’enchaîne les doubles sauts, les combos et Venom a bien du mal à prendre le dessus sur moi. Tout en cel-shading, les graphismes permettent une immersion totale dans ce « jv-comic », et les cinématiques sous forme de bande dessinée (avec des cases et tout) sont franchement chouettes. C’est dans cet univers que l’on évolue avec plaisir. Je me retrouve finalement sur un terrain de football américain, et j’achève Venom… en attendant la prochaine fois. Après une petite cinématique et un temps de chargement, je me retrouve en plein New-York et je dois rentrer chez moi récupérer mon costume bleu et rouge. Une fois habillé, je commence à me familiariser avec mon personnage et ses mouvements. C’est très instinctif. On fait des doubles sauts, on tisse sa toile sur les buildings (vous remarquerez qu’il est impossible de tisser sa toile dans le ciel) et surtout on se balade très librement dans tout New-York, ou presque. En effet, certains quartiers sont inaccessibles, tout comme la Statue de la Liberté. Très vite vous apprendrez à grimper aux bâtiments et à tisser votre toile dessus pour grimper plus vite. Entre deux missions, vous pouvez vous promener librement dans toute la ville, et faire quelques petites missions. Il y en a trois types. Sous la forme de points violets sur la carte, ces petits symboles représentant ou un poing ou un athlète vous offrent des défis plus ou moins compliqués. Avec le poing, vous devrez éliminer plusieurs bandes d’ennemis du quartier, et avec l’athlète, vous devrez effectuer un parcours en un temps limité pour gagner. Ces petits bonus seront essentiels pour débloquer de nouvelles missions principales, qui vous feront avancer dans l’histoire. Le dernier évènement possible apparaît sur la carte par un point rouge. Il s’agira d’un cambriolage, d’une voiture en excès de vitesse, d’un citoyen en danger, etc. A vous de résoudre le problème et de gagner le défi. Vous êtes le sauveur de New-York et cela sera pareil dans les missions principales.
 

Héros de la jungle urbaine

Comme tout bon héros qui se respecte, Spider-Man tombe toujours à pic est se retrouve au bon endroit au bon moment. Les missions proposées sont plutôt originales et surtout trop faciles. Heureusement que la durée de vie est bonne car les missions s’enchaînent à un rythme effréné. Bien qu’elles soient sympathiques, les missions instaurent une certaine répétitivité. Une des premières quêtes vous mettra aux prises avec La Torche, l’un des 4 Fantastiques dans une course à travers la ville. Il n’y a rien de plus jouissif que de survoler la ville de toile en toile tel un Tarzan des temps modernes, avec un costume tout aussi ridicule. Vous aurez ensuite droit à un adversaire plutôt spécial dans une mission longue, moyennement difficile mais très prenante. La mission commence, et il y a quelque chose qui ravage tout sur son passage. Il y a des trous dans les bâtiments, des civils dans le pétrin, et vous devez tous les secourir. Un est pendu à un morceau d’immeuble à dix mètres du sol, un autre est coincé sous une voiture, presque écrasé. On les sauve tout en poursuivant son ennemi. Si l’on s’attend à Venom, il s’agit en fait d’un plus gros gabarit : c’est une sorte de robot rhinocéros qui détruit tout sur son passage, le con. Je parviens à le rattraper et me sers d’une grue pour l’envoyer voir plus loin si j’y suis. On se retrouve ensuite sur un parking et il n’a pas l’air très content. Chacun son avantage : il a la force et moi la rapidité. Quand il me fonce dessus, hop, je fais un double saut et l’esquive sans souci. A force de me lancer des voitures et de me foncer dessus, il a un coup de barre, le moment pour moi de lui sauter sur le dos et de le rouer de coups. La bête reprend ses esprits, et le combat reprend, et ainsi de suite. Après l’avoir vaincu, une cinématique intervient et je me retrouve en plein New-York. Le jeu est d’autant plus réaliste que les dégâts effectués par le gros rhinocéros sont toujours visibles sur les immeubles et dans les rues aux alentours. Un détail, certes, mais un détail très sympa. Bon, après avoir effectué quelques quêtes, je débloque une nouvelle « story mission » que je vais m’empresser de faire et je me retrouve cette fois-ci dans la peau de Venom le terrible.
 

Venom, un gros black pas gentil

Autant vous le préciser tout de suite, Venom ne fait pas dans la dentelle. Il est bien moins agile que Spider-Man sans pour autant être une grosse brute. Ah non, ça, une grosse brute, il l’est. Disons qu’il sait se battre et sauter. D’ailleurs, s’il ne tisse pas de toile, il fait des sauts de 20 mètres de hauteur, pratique ! Evidemment quand il retombe il fait un joli trou dans le sol. Il peut grimper aux murs, et manger des civils. Pour le combat rapproché, il allonge ses bras pour en faire des sortes de tentacules et décimer tout ennemi dans les parages. Ses coups font très mal, les combos sont efficaces et les adversaires tombent comme des mouches. C’est vrai que leur lancer des Hummer est plutôt pratique pour achever les négociations musclées. Histoire de rester dans l’univers des comics sans rester focalisé sur Spider-Man et Venom, j’ai pu, après m’être mesuré à La Torche avec Spider-Man me battre contre le grand Wolverine avec Venom. Après quelques combats dans la rue, je décide de lui faire une petite visite dans son bar. Le combat n’est pas évident car Wolverine est très habile, se déplace vite et place des combos efficaces. Mais moi j’ai de la force alors je le lance contre le mur et je l’enchaîne comme un dingue. Finalement, je gagne le combat (normal, héhé) et la mission s’achève et je me retrouve dans la peau du gentil Spider-Man. Vous affronterez plus tard d’autres ennemis connus et c’est réellement très plaisant. En bref, Venom, c’est vraiment la force brutale et le cassage en force tandis que pour Spider-Man c’est la rescousse des civils et les fessées aux méchants voyous qui peuplent New-York armés battes, de fusils et même de lance-flammes ?!
 

Le paragraphe ultime

La ville de New-York est hostile à Venom car toutes les forces de l’ordre et l’armée le poursuivent dans les missions. Hors mission, c’est Spider-Man qui reçoit la gloire et joue le sauveur. Hormis les missions bonus, tout un tas de « paquets cachés » vous attendent comme des extraits de magazines originaux et autres éléments collectors relatifs aux comics. Partir à la recherche de tous ces bonus s’avère intéressant, surtout qu’il est très agréable de déambuler dans cette ville très bien modélisée bien que moyennement vivante. C’est d’ailleurs l’heure des points faibles du jeu. Le cel-shading s’avère très sympa, mais reste assez limité au niveau de la précision. Grimpez sur un toit et vous verrez que l’on ne voit pas grand-chose au loin. Les véhicules et les passants sont moyennement détaillés et la ville est plutôt morte, et à part les petits évènements ici ou là il ne se passe rien : les véhicules roulent tranquillement et les passants marchent tout heureux de vivre. Autre défaut remarquable à la longue, c’est le côté répétitif du gameplay. Bien que la ville soit grande et les missions variées, on se retrouve toujours à castagner des voyous, faire une course, ou buter un boss. Dommage, le moteur du jeu, la taille de la ville auraient permis plus de choses. C’est la peur de prendre du risque qui fait défaut à Treyarch. A part ces petits défauts, le jeu est très fun, prenant, assez long pour un jeu du genre et je vous avoue que je ne pensais pas que Treyarch était au développement d’Ultimate Spider-Man. Comparé à leurs deux anciennes « œuvres », ce jeu est un must.
 

Article rédigé par Robinsoldier , le

Deux personnages jouables, du cel-shading, une ville entière à portée de la main et un gameplay sympa, voilà comment résumer Ultimate Spider-Man. Ajoutez à cela la durée de vie, l’ambiance très prenante et les apparitions bien pensées d’autres personnages de Marvel et l’on obtient un excellent jeu d’action et d’aventure. Cela aurait été un must incontournable sans les petits défauts un peu gênants à la longue.

Points positifs

  • Gameplay intéressant
  • L'univers des comics
  • Pouvoir se balader librement dans New-York
  • La durée de vie
  • Le cel-shading

Points négatifs

  • Répétitif
  • Techniquement moyen
  • Une ville un peu morte

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