Preview : Evolve

Evolve - Xbox One

Genre : Action en coop

Date de sortie : 10 février 2015

Genre
Action en coop
Date de sortie
10 février 2015 - France
10 février 2015 - USA
10 février 2015 - Japon
Développé par
Turtle Rock Studios
Edité par
2K Games
Disponible sur
PC, PS4, Xbox One
Modes de distribution
Boutique
PEGI
 Interdit aux moins de 16 ans
 Grossièreté de langage
 Jeu en ligne

Connu pour avoir travaillé sur le cultissime Counter Strike : Condition Zero et sur l’excellentissime Left 4 Dead, Turtle Rock Studios ne s’apparente clairement pas un noob lorsqu’il s’agit de faire du FPS. Alors vous imaginez bien que lorsque le monde du jeu vidéo a appris que le studio planchait sur un tout nouveau jeu de tir à la première personne multijoueur, ça a commencé à bouger dans le pantalon chez pas mal d’amateurs du genre. Oui, Evolve est sur-attendu mais l’est-il à raison ? Premiers éléments de réponse après quelques heures passées derrière le PC.

 
 
Je dois le dire franchement, quand notre tyrannique red’ chef m’a demandé si je voulais assister à la présentation d’Evolve, je me sentais moyen chaud. Voyez-vous, je ne suis pas un grand grand fan des FPS. Je ne cherche pas spécialement à les approcher, mon niveau étant au ras des pâquerettes quand il s’agit de manipuler du shooter. Mais bon, bonne pâte, je décide de m’y rendre quand même, non sans avoir un peu ronchonné. Mega-surprise, je peux le dire maintenant, au risque de tuer le suspens, je ne regrette pas une seule seconde d’avoir bougé mon gros cul. Mais trêves de digressions, étant donné que vous n’en avez probablement rien à branler de mes états d’âme.
 

Shear, terre d'écueil

L’action d’Evolve se déroule dans un futur proche. L’humanité a fini par coloniser les planètes alentours afin d’y extraire toutes les ressources naturelles et profiter d’un cadre de vie des plus atypiques. Bien entendu la faune et la flore, le plus souvent hostile à toute cette agitation, se rebellent, ce qui pousse les hommes à créer des unités spéciales, les Hunters, pour pacifier l’endroit. Tout le monde vit donc maintenant en sécurité sur Shear dans la joie et la bonne humeur, tel une communauté de hippies. Plus pour très longtemps. Et oui, car tel l’arroseur arrosé, la population en place voit bientôt débarquer une charmante race extraterrestre extrêmement belliqueuse et bien décidée elle aussi à tirer profit des avantages de l’environnement. Les colons n’ont d’autres choix que d’appeler à la rescousse notre groupe de chasseurs qui doit désormais se farcir de la saloperie de grosse brutasse monstrueuse.
 

Monstre et compagnie

Oui car Goliath, la menace en question, ne fait clairement pas dans la dentelle. Imposant, athlétique, garni de pics, de crocs et d’une gueule pouvant cracher du feu, l’alien dispose de la panoplie complète afin de tout défoncer sur son passage. De la force brute, des muscles, de la grâce animal, tout y est. Et vous savez le plus beau dans tout ça ? Et bien Evolve donne la possibilité à qui le veut de diriger le monstre. Mais en acceptant ce rôle, il entre ainsi en compétition avec les quatre autres participants (les chasseurs) qui, en coopérant, doivent lui péter la gueule. Mais nous y reviendrons plus tard. Goliath donc, grâce à ses pattes puissantes, se déplace agilement sur la map. Cette dernière s’avère plutôt vaste et regorge de bestioles en tout genre. Du lezaroïde inoffensif, au crocodile tueur des marécages (ce dernier, parmi d’autres, donne même des bonus). Toutes ces créatures ont comme point commun d’être comestible, ce qui constitue un avantage pour l’extraterrestre brutal.
 

Félicitations, votre Goliath a évolué en super-Goliath

Car notre ami Goliath peut évoluer en dévorant la faune locale. Se faisant, il devient plus grand, plus puissant, plus véloce, plus redoutable. En tout, il existe trois formes d’évolutions et chaque palier passé permet, outre d’améliorer la bête, d’accéder à de nouvelles compétences. Si au tout début de chaque manche, le joueur ne peut qu’en choisir deux seulement sur les quatre proposées, chaque évolution lui permettra de débloquer le reste. Au final le monstre pourra cracher du feu, lancer des énormes rochers ou se ruer vers un ennemi. Et ces compétences ne seront pas de trop pour faire face aux moucherons humains venus lui chercher des noises avec leurs maudites armes à feu et leur jet-pack à la noix.
 

Bon et mauvais chasseur

Contrairement à Left 4 Dead, les quatre personnages jouables dans Evolve sont différents les uns des autres. Quatre classes aux capacités complémentaires sont ainsi disponibles afin de rendre la coopération indispensable à la survie du groupe. Dans cette fine équipe, on trouve Markov, l’assaut, le philosophe. Sa mission est d’arroser comme il se doit le monstre en prévision de le transformer en purée mousseline. Le bougre s’avère équipé d’un fusil électrique causant de lourds dégâts à courte distance, un fusil d’assaut permettant des tirs à plus longue portée et des mines électriques à poser un peu partout sur le chemin de Goliath. Ce charmant garçon plein de testostérone dispose également d’un bouclier perso qui le rend moins vulnérable pendant un court laps de temps lorsqu’il le déploie. Bref, il s’agit du tank de la team. Ce qui n’est absolument pas le cas de Val la soigneuse. Cette dernière ne dispose d’aucune arme infligeant des dégâts mais peut, avec un fusil de soin, rendre des points de vie à ses collègues. Chose qu’elle parvient également à réaliser avec sa vague de soin, concernant cette fois tous les alliés aux alentours. Même si elle ne fait aucun dégât, cette classe a tout de même la possibilité d’affaiblir le monstre, soit avec le fusil anti-matériel qui permet de rendre certaines parties du corps de l’alien plus vulnérable aux assauts, soit avec le fusil hypodermique, qui ralentit sa cible et la rend facilement repérable en l’englobant d’un halo vert.
 

Bon et mauvais chasseur, la suite

Prochain sur la liste, Griffin le trappeur qui, tel Davy Crockett, n’a jamais peur. Lui, son taff, c’est de pister et de traquer le monstre. Pour cela, il a la possibilité lâcher des détecteurs à capteurs sonores un peu partout sur la map qui localiseront Goliath si ce dernier passe à proximité de l’un d’entre eux. Une fois l’alien débusqué, Griffin doit utiliser son harpon afin de l’alpaguer pendant que ses coéquipiers l’arrosent copieusement. Dans le cas où l’usage du harpon se révèle peu concluant, le trappeur peut lancer une arène mobile qui bloque le monstre sous une sorte de dôme et l’empêche de s’enfuir. Plus facile alors de lui tirer dessus grâce à une mitrailleuse qui fait quelques dommages. L’arène permettra également à Hank le support, le dernier loustic, de balancer son barrage orbital, attaque massive localisée occasionnant des dégâts colossaux au Goliath. La force de Hank repose également sur son fusil bouclier, qui confère une invincibilité temporaire ses équipiers, et son dispositif de camouflage qui le rend invisible, lui et ses alliés s’ils sont près de lui. Mix parfait entre l’attaque et la défense, le support dispose dans sa panoplie d’un découpeur laser causant des dommages.
 

Au paradis de la castagne

Tout ce joli monde doit empêcher la bête de s’attaquer aux colons présents sur la planète Shear. Ces derniers sont à l’abri dans des cages indestructibles alimentées par un générateur. Mais le danger rôde. Et il n’y a qu’un seul moyen d’arrêter ça : dézinguer l’alien. La partie s’achève soit lorsque les chasseurs mettent KO Goliath, soit lorsque Goliath bute tous les civils présents sur la carte, soit lorsque tous les hunters décèdent. Cette dernière condition se révèle difficile à accomplir pour le joueur incarnant le monstre puisqu’une fois un des chasseurs dézingué, il doit se débarrasser de tous les autres moucherons humains dans un laps de temps assez court au risque de devoir les tuer encore et encore. En effet au bout de deux minutes suivant la mort d’un joueur, il revient et la partie peut continuer. Seul, il s’agit donc d’établir une tactique en privilégiant la discrétion, en se cachant pour devenir plus puissant. Au maximum de ses capacités, il sera temps de dégommer de l’humain. Pour la postérité.
 

Article rédigé par Le Cactus , le

Pas de doute, Evolve s’annonce comme un hit de cette fin d’année. Prévu à l’automne 2014, le jeu de Turtle Rock Studios est fun, très prenant et bien foutu grâce à la très belle complémentarité des classes. Pour ne rien gâcher, la réalisation du jeu s’avère, bien qu’encore perfectible (normal à 6 mois de la sortie), des plus réjouissantes. Mais ceci n’est que la partie immergée de l’iceberg car bien d’autres surprises nous attendent d’ici cet automne. Nouveaux personnages aux compétences inédites, nouveaux monstres, nouvelles maps. Y a pas à chier, on a hâte d’en voir plus.

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