Test : Sleeping Dogs : Definitive Edition

Sleeping Dogs : Definitive Edition - Xbox One

Genre : GTA-like à la sauce soja

Date de sortie : 14 octobre 2014

Genre
GTA-like à la sauce soja
Date de sortie
14 octobre 2014 - France
Développé par
United Front Games
Edité par
Square Enix
Disponible sur
PS4, Xbox One
Modes de distribution
Boutique
PEGI
 Interdit aux moins de 18 ans
 Grossièreté de langage
 Drogue
 Violence

Sleeping Dogs, le GTA-like de Square Enix ambiance riz cantonnais, a, tout comme Tomb Raider en début d'année, droit à sa Definitive Edition. Graphismes revus à la hausse, tous les DLC intégrés, vaut-il le coup d'être joué ?

Test effectué à partir d'une version PS4

 
 
A propos de la version new gen :

Sleeping Dogs Definitive Edition n'impressionnera clairement pas autant que Tomb Raider dans sa copie revue et corrigée. C'est certes un petit peu plus joli, quelques effets de reflets et de brume devraient vous laisser une bonne impression mais dans l'ensemble, la différence n'est pas aussi évidente qu'on l'aurait espéré. De plus, on aurait aimé voir corrigés les bugs de collision qui gênent un petit peu parfois, au moins esthétiquement, dans l'action. Au-delà de ces imperfections, il reste un titre plutôt joli dans l'ensemble et qui d'ailleurs, quand on le compare à un Watch Dogs, ne démérite certainement pas, même graphiquement. L'ajout de tous les DLC est appréciable, dont "L'année du dragon" (où Wei est rétrogradé au titre d'agent de la circulation) et "Une histoire de fantômes chinois" (où Wei combat les esprits malins asiatiques). Ceux-ci sont sympathiques, sans être indispensables, mais permettent de continuer un petit peu l'aventure avec quelques missions rigolotes. La quantité de costumes ajoutés, ainsi que leurs répercussions dans le jeu est plutôt jouissive, il faut bien l'avouer. De l'équipement de Deus Ex au costume de Georges St Pierre, champion d'Ultimate Fighting, en passant par le légendaire Sun Wu Kong (Roi singe de la mythologique qui a inspiré de nombreuses histoires, dont Dragon Ball Z), on aura de quoi s'occuper pendant un long moment. Au final, un titre qui certes n'est peut-être pas indispensable si vous l'avez déjà réalisé sur old-gen, mais qui s'impose vraiment si vous êtes passés à côté. Un GTA-like jouissif, original, bourré de références avec une ambiance unique. Si certains mauvais élèves dans la salle n'avaient pas eu la chance de le faire auparavant, vous n'avez plus d'excuse.

 
 
Wei Shen est un hongkongais pure souche, du genre qui a appris le kung-fu, qui se nourrit de riz cantonais et qui arbore de gros tatouages de dragons. Après avoir vécu un certain nombre d’années aux Etats-Unis, l’homme revient dans sa ville natale où il se fait rapidement arrêter par la police. En cellule, il retrouve l’un de ses vieux amis d’enfance, un certain Jackie Ma, qui fraye avec les triades. Ça tombe bien, Wei aimerait rentrer dans l’une de ces mafias et demande à son pote de l’aider. Ce bon vieux Jackie, confiant, l’emmène donc dans le repaire des Sun On Yee afin de lui présenter son boss, Winston Chu. Mais voilà, ce que tout ce beau monde ignore, c’est que Wei Shen est en fait un policier dont la mission est de s’infiltrer dans les triades afin de les détruire de l’intérieur. On ne peut vraiment plus faire confiance à personne, ma bonne dame.
 

500 millions de chinois, et Wei, et Wei, et Wei

Vous l’aurez compris, la mission d’infiltration ne va pas être de tout repos pour Wei Shen puisqu’il lui faudra se montrer à la fois assez violent pour ne pas éveiller les soupçons des triades tout en respectant ses engagements de policier, comme le fait de ne blesser aucun innocent. Le joueur devra donc jongler sans cesse entre deux types de missions ayant chacune leurs caractéristiques propres (éviter de détruire le décor lorsque l’on agit pour la police, cogner le plus possible lorsque la tâche provient de la mafia, etc…). Chaque mission terminée offre un certain nombre de points d’expérience qui permettent de débloquer de nouvelles compétences dans les arbres des talents du jeu (désarmer facilement un ennemi, ouvrir une voiture sans en déclencher l’alarme, asséner un coup de genou qui étourdi l’adversaire…). Mais ne croyez pas que vous déciderez d’être un gentil flic ou un vil bandit : le scénario ne vous laisse pas le choix. Heureusement, ce dernier est plutôt bien ficelé, alternant habilement les missions, et ne frustre donc pas le joueur. Ajoutez à cela le fait que les missions deviennent de plus en plus intéressantes (forcément, Wei commence comme sous-fifre et prend du galon au fur et à mesure !), quelques quêtes annexes pas franchement indispensables mais qui se laissent suivre, et vous avez là un soft particulièrement agréable à parcourir.
 
 
Du côté du gameplay, le titre est tout aussi agréable à prendre en main, surtout lors des combats tellement les possibilités sont nombreuses. Laissons de côté les phases de gunfight, peu nombreuses et pas franchement intéressantes, pour nous concentrer sur la baston à main nue. Comme tout bon chinois qui se respecte, Wei Shen a appris le kung-fu dans sa folle jeunesse, ce qui permet donc au joueur de participer à des combats rapides et nerveux. Concrètement, Wei peut enchaîner plusieurs combos afin d’attaquer, contrer, étourdir ou encore jeter à terre ses ennemis. Mais le plus jouissif est d’utiliser les différents éléments du décor afin d’en finir avec les malfrats. Cabines téléphoniques, rideaux métalliques, hauts parleurs et autres ventilateurs sont autant d’objets permettant de casser gentiment les mâchoires de ses assaillants dans de joyeuses effusions d’hémoglobine. Le seul point négatif provient de l’IA, puisque les ennemis se placent en cercle autour du flic infiltré mais ne l’attaquent qu’à tour de rôle au lieu de tous lui tomber dessus en même temps. Lorsqu’il ne laisse pas libre court à sa violence, Wei peut également conduire des véhicules ou escalader des bâtiments afin d’échapper à la police. Là encore, la prise en main est rapide et agréable. Mais on regrettera néanmoins encore une fois le manque de difficulté du titre, puisque cogner deux ou trois fois une voiture de police suffira à lui échapper…
 

Chinese Democracy

Le joueur pourra passer des heures à se balader dans Hong-Kong à voiture, à moto ou à pied sans terminer une seule mission car la ville regorge de trésors. Les développeurs ont de toute évidence mis un soin particulier à cette cité, tant les détails sont légion. Les PNJ, quant à eux, vivent leur vie de PNJ. Ils font le marché, vont au restaurant, vont danser en boîte de nuit avec leur moitié ou encore arrosent leurs plantes sur leur balcon. Leurs actions étant bien entendu influencées par le climat ainsi que par le cycle jour / nuit. En vaquant à ses occupations, Wei pourra même trouver quelques bonus cachés, comme des valises contenant des vêtements, des autels de santé permettant d’améliorer la barre de vie ou encore de petites statuettes de jade qui, une fois ramenées à leur propriétaire, permettront au flic d’apprendre de nouvelles techniques de kung-fu. Mais ce n’est pas tout, puisque notre héros pourra également participer à des soirées karaoké, des combats de coqs, des soirées drague et encore bien d’autres occupations de ce genre. Bref, il y a de quoi faire.
 
 
C’est finalement du côté de la réalisation technique que l’on peut pointer du doigt le plus de défauts. Les graphismes, par exemple, sans être foncièrement moches sont tout de même clairement en deçà de certaines autres productions open-world. Certaines textures sont un peu baveuses, les PNJ sont parfois grossièrement modélisés, du clipping peut se faire ressentir, quelques bugs font de temps à autres leur apparition… La caméra, quant à elle, fait parfois un peu ce qu’elle veut, mais tout de même pas de quoi rebuter le joueur. Surtout que la bande-son, elle, est clairement à la hauteur. Que ce soit les bruitages ou les chansons diffusées sur les chaînes de radio, le tout est très convaincant et saura titiller la corde sensible des fans de films d’arts martiaux. Les doublages peuvent en revanche décevoir. Les doubleurs ont fait du beau boulot, mais l’utilisation quasiment systématique de l’anglais peut laisser perplexe. Et c’est encore plus absurde lorsqu’un mafieux parle en chinois et que son interlocuteur lui répond dans la langue de Shakespeare…
 

Article rédigé par Shauni Chan , le

Essai transformé pour Sleeping Dogs. Même si le titre n’invente rien, il a su piocher dans d’autres productions, dont bien entendu GTA, tout ce qu’il y avait de meilleur pour le remanier à la sauce chinoise. Nous avons donc là un héros charismatique évoluant dans une ville vivante et accomplissant deux types de missions distinctes dont l’intérêt va crescendo. Bien entendu, il n’est pas parfait non plus : graphismes un peu limites, doublages presque exclusivement en anglais, difficulté quasiment inexistante ou encore faible durée de vie (une grosse dizaine d’heure pour le finir en ligne droite). Mais il serait franchement dommage de passer à côté.

Points positifs

  • Le système de combat jouissif
  • Un héros charismatique
  • Une ville que l’on aime parcourir
  • Des missions de plus en plus intéressantes

Points négatifs

  • Les gunfights pas franchement intéressants
  • Les quêtes annexes un peu basiques
  • Les doublages : trop d’anglais et pas assez de chinois !
  • Techniquement un peu à la ramasse

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

27 ans | Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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