Test : Need for Speed (2015)

Need for Speed (2015) - Xbox One

Genre : Vroom vroom bling bling

Date de sortie : 03 novembre 2015

Genre
Vroom vroom bling bling
Date de sortie
03 novembre 2015 - France
05 novembre 2015 - USA
Développé par
Ghost Games
Edité par
Electronic Arts
Disponible sur
PC, PS4, Xbox One
Parfois appelé
Need for Speed
Modes de distribution
Boutique

Cela faisait exactement deux ans que l'on avait pas vu de nouvel épisode de la série Need for Speed sur consoles. Mais à l'E3 dernier, Electronic Arts a annoncé en grande pompe le retour de sa série de courses fétiche, et revenant même sur les bases de son succès. Ce nouvel opus intitulé simplement Need for Speed se veut comme le successeur spirituel des épisodes Underground sur consoles de nouvelle génération.

Test effectué à partir d'une version PS4

Quand on pense à Need for Speed, on a rapidement des images de belles caisses customisables, une bande-son hip-hop, une ambiance nocturne et sale... et pour cause, les jeux qui ont donné les lettres d'or à la série sont les deux épisodes Underground sortis il y a près de dix ans. Est-ce que le retour aux sources est réussi pour Ghost Games, déjà à l'origine du très moyen Need for Speed : Rivals ?

Le monde de la nuit vous ouvre ses bras


Beaucoup d'espoirs étaient fondés sur ce nouvel opus, et pour cause, beaucoup de promesses avaient été faites : le retour des courses de nuit, de la customisation des voitures, un mode histoire, des rivaux charismatiques... Mais au bout de quelques heures de jeu, on se rend compte des limites du titre. Et là, c'est le drame.

Quand on obtient sa première caisse, on s'amuse avec joie à modifier les différentes pièces de sa carosserie, à la repeindre et à lui coller une tonne de stickers ; à modifier ses performances ou à régler sa tenue de route. Mais ça s'arrête là, puisque contrairement aux épisodes Underground, Most Wanted, Carbon ou même ProStreet, le système Autosculpt ne fait pas son grand retour : on ne peut que changer les pièces de la carrosserie (capot, jupes, pot d'échappement, spoiler, rétros etc.) sans pouvoir modifier leur taille. Le système s'avère être encore plus limité puisque seule une poignée de voitures ont toutes leurs pièces de carrosserie changeables.

Du côté du scénario, même s'il ne promettait pas grand-chose dès le départ, les cinématiques tirent quand même en longueur et laissent même place à des moments gênants : celles-ci sont filmées en plans-séquence (en une prise) en vue subjective, dans la volonté d'immerger le joueur dans le scénario. Cependant, le personnage que celui-ci incarne reste muet comme une tombe même si les autres personnages l'entraînent à parler. Du coup, on assiste bizarrement à des dialogues gênants et vides d'intérêt, ce qui est un peu dommage vu que c'est plutôt bien filmé. On regrettera donc le scénario si bien ficelé de Need for Speed : Carbon.

Le verre à moitié vide


Mais entrons désormais dans le vif du sujet en abordant l'aspect le plus important du jeu, son gameplay. Que donne ce nouveau Need for Speed en 2015 ? Même si les sensations de vitesse pourraient être plus accentuées (on a à peine l'impression d'aller vite lorsqu'on roule à 200km/h), manier sa voiture est vraiment une partie de plaisir et la caméra dynamique y contribue bien. Du côté des épreuves, on en retrouve pas moins de sept types disponibles ici, dont la course sur circuit ou de sprint, les quatre types d'épreuves de drift et le traditionnel contre-la-montre. Ce petit mélange fait en sorte que le joueur ne ressent pas trop la répétitivité, avec même certaines épreuves imposant des contraintes comme l'utilisation d'une voiture en particulier ou d'une autre avec des performances limitées.
 
Cependant, tout cela est gâché par une difficulté peu présente tout au long du jeu, à l'exception d'une poignée d'entre elles : vos concurrents sont facilement dépassés pendant les courses ou les épreuves de drift. Mais vos rivaux ne sont pas les seuls à être à la traîne, puisque même les poursuites avec police sont ne durent que quelques secondes tant vous les semez avec une facilité déconcertante. Quel est donc l'intérêt d'acheter une voiture plus rapide avec l'argent récolté si on ne rencontre aucune difficulté à mettre des pointes à ses adversaires avec la voiture de départ ? Du côté des flics, ils ne vont jamais appeler de renforts même si votre niveau de recherche est maximal : le véritable challenge sera donc de faire durer la poursuite plutôt que d'y échapper.

Le verre à moitié plein



Malgré tout, s'il y a bien quelque chose de bluffant, c'est le rendu du jeu : c'est bien simple, le moteur Frostbite de DICE, déjà vu à l'oeuvre sur les derniers Battlefield, fait vraiment du très beau boulot et permet d'avoir une ville et des bolides photo-réalistes. Il est désormais presque difficile de distinguer les images du jeu avec les images filmées des cinématiques. D'un autre côté, tout ça a un prix : de nuit, la ville de Ventura Bay (ayant les airs de Los Angeles) est quasiment vide de tout trafic, même sur les autoroutes.
 
En contrepartie, le jeu a adopté un mode de fonctionnement always online puisque le joueur doit obligatoirement avoir une connexion internet stable pour jouer, même s'il ne souhaite profiter que de l'expérience solo (donc à la moindre coupure même en pleine course, on revient à l'écran titre du jeu). Il sera donc fréquent de rencontrer d'autres joueurs en ligne en train d'effectuer des courses dans la ville. L'aspect courses de rues est donc plus que présent et est ainsi bien retranscrit... mais le principe a ses limites puisqu'il peut arriver qu'un joueur en ligne s'amuse à se crasher joyeusement dans votre caisse pendant que vous êtes au beau milieu d'une épreuve difficile. Malgré tout, l'idée peut être cool puisque vous pouvez à tout moment lancer un défi rapide à un autre joueur ou vous pouvez démarrer une épreuve si vous êtes tous les deux sur la ligne de départ.
 
L'autre point fort du jeu est sa bande-son, avec des bruits de moteurs bien restitués et une tracklist plus que sympathique, mélangeant du hip-hop, de la drum & bass ou même de la trap music. Cependant, on ressent encore une fois les limites de la bande-son puisqu'au bout d'une dizaines d'heures, on a l'impression d'entendre certains morceaux en boucle plus que d'autres. Enfin, dans un tout autre sujet, sachez qu'il y a aussi 3 types de collectibles à trouver dans la ville, entre des pièces détachées de voitures, des points de vue photo de la ville ou des figures "donuts" à faire avec sa voiture à certains endroits. Ces collectibles ne sont pas vraiment utiles en soi, mais rajoutent un peu de durée de vie au jeu qui dépasse déjà la quinzaine d'heures.

Article rédigé par Ratchetlombax , le

Même si Need for Speed a de bonnes bases, il ne va pas plus loin et se présente au joueur comme une jolie coquille vide : un scénario plus que plat, une customisation de voitures pas aussi extensive qu'avant, la ville jolie mais qui manque de trafic, les poursuites de police trop faciles à éviter... Le jeu reste fun à jouer malgré ses défauts, et il sera sûrement mis à jour régulièrement à la manière de DriveClub pour les corriger... mais à l'heure actuelle, ce n'est pas le retour aux sources que l'on espérait et le reboot ne dépasse même pas le génie de ses prédécesseurs.

Points positifs

  • Graphismes au top
  • Conduite sympathique et fun
  • Bande-son très propre et adaptée

Points négatifs

  • Scénario plus qu'anecdotique
  • Connexion obligatoire à internet
  • Difficulté au rabais des adversaires
  • Poursuites de police très mollassonnes
  • Ventura Bay est quasi-vierge de trafic

A propos de l'auteur

Ratchetlombax

Ratchetlombax

23 ans | Explorateur nocturne

Avide d'aventures et de sensations, ce bonhomme ne quitte pourtant que rarement son salon. La raison ? Tout petit, il s'est rendu compte qu'il pouvait vivre de grandes épopées par le biais d'un écran et d'une manette. Du coup, il passe le clair de son temps sur des petits projets et sur la longue liste de jeux vidéo qui l'intéressent depuis de longues années... Et c'est loin d'être fini !

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