Test : Goat Simulator : The Bundle

Goat Simulator : The Bundle - Xbox One

Genre : Bundle de simulation de vie de chèvre

Date de sortie : 04 mars 2016

Genre
Bundle de simulation de vie de chèvre
Date de sortie
04 mars 2016 - France
Développé par
Coffee Stain Studios
Disponible sur
Xbox One
Modes de distribution
Boutique
Xbox Live Arcade
PEGI
 Interdit aux moins de 12 ans

Dans le petit monde du jeu vidéo indépendant, on retrouve un peu de tout, mais surtout du n'importe quoi. Prenez Goat Simulator, par exemple. Alors que la mode des simulations était à son apogée, un petit studio a décidé de se lancer. Mais pas question de s'essayer aux trucs classiques, genre policier, pompier ou encore routier. Non, les petits gars de chez Coffee Stain Studios ont décidé de s'attaquer à un truc bien badass : et pourquoi pas une simulation de chèvre. Mais oui tiens, pourquoi pas ?

Test effectué à partir d'une version Xbox One

A la base, Goat Simulator n'était qu'une blague (il est d'ailleurs sorti un 1er avril), une simple parodie de Dead Island. Mais, finalement, au vu de l'engouement de la communauté, le studio responsable de ce titre atypique a décidé de le commercialiser. Et histoire de ne pas faire les choses à moitié, quasiment tous les supports ont été envahis par le fameux mammifère : le PC, bien entendu, mais aussi les supports mobiles et les consoles old et current gen, à l'exception de celles de Nintendo. Dans sa lancée, le studio a même sorti un MMORPG et une version baignant dans une apocalypse zombie. Tout un programme, qui a aujourd'hui droit à une sortie en version boite sur Xbox One, sous le doux patronyme de Goat Simulator : The Bundle, et vendue tout de même une vingtaine d'euros. Le principe reste le même que dans le jeu de base : le joueur contrôle une chèvre invincible, lâchée dans une ville où le but est grosso-modo de foutre le bordel (il y a des objectifs, du genre sauter à une certaine hauteur ou marcher tant de kilomètres, mais ils sont totalement optionnels), ce qui fait grimper son score et débloquer des trophées.

Goat Simulator

Le jeu qui rend chèvre

Ce qui est plutôt aisé, puisque la bestiole est en plus extrêmement puissante. Il ne lui suffit en effet que de donner quelques coups de tête à une voiture pour qu'elle explose, et elle peut traîner à peu près tout ce qu'elle veut avec sa langue. Qui plus est, elle peut marcher sur les murs ! Il est par ailleurs possible de customiser ce bouc via différents éléments aussi absurdes qu'amusants, comme par exemple un jetpack, histoire de tenter d'obtenir toujours plus de récompenses. Certaines d'entre elles sont d'ailleurs planquées dans l'open-world, et il faut bien explorer afin de les trouver. La map, d'ailleurs, se divise dans le jeu de base en deux villes bien distinctes mais qui proposent des environnements plutôt variés, et certaines petites surprises lorsque l'on pousse l'exploration : la ville, la forêt, la fête foraine, les toboggans ou encore une secte adorant... les chèvres. Chaque endroit regorge de défis à accomplir, et c'est au joueur de les découvrir par lui-même.

Goat Simulator

Mais ça, c'est s'il a envie de faire ce que les développeurs ont prévu. Parce que dans la pratique, le joueur a bien plus souvent envie de renverser les voitures, de jeter les humains rencontrés dans la mer ou encore de dévaster des magasins qui auraient malencontreusement laissé leur porte d'entrée ouverte. C'est le gros point fort de ce Goat Simulator : la liberté offerte aux joueurs. Et c'est d'ailleurs aussi le cas du DLC zombie. S'il est proposé en début de partie de provoquer une épidémie, en bêlant sur cinq êtres vivants pour les contaminer, il est aussi possible de ne pas le faire et de vaquer à d'autres occupations. Mais si toutefois le joueur décide de lancer l'apocalypse, il lui faudra par la suite survivre en se nourrissant régulièrement, la barre de vie du mammifère se vidant à une vitesse affolante, et en prenant garde à ne pas se faire agresser par les infectés qui pullulent dans la ville, que ce soit des humains ou des animaux.

Goat Simulator

Un bouc dans la ville

Alors oui, Goat Simulator est vraiment fun, et on se marre bien lors des premières sessions de jeu. Mais une fois toutes les découvertes passées, on voit rapidement tous les problèmes de ce titre. En premier lieu, les nombreux bugs. C'est bien simple : le soft de Coffee Stain Studios est bourré de bugs de collision, d'affichage et autres (en plus d'être moche). Petite subtilité, les développeurs ont déjà expliqué que ces plantages étaient voulus, pour rajouter encore du fun aux parties, seuls les bugs graves, du genre qui pourraient faire planter la console, ont été corrigés. Pourquoi pas, mais il est vrai qu'à aucun moment notre Xbox One n'a eu de souci, et que l'on a très rarement utilisé la fonctionnalité de réapparition du mammifère. En règle générale, même le fait de se planter dans une texture n'est pas pénalisant puisqu'il suffit de gigoter un peu pour en sortir. L'autre problème est que, finalement, après quelques sessions de jeux de quelques minutes, et bien... on se lasse. Malgré tout le fun apporté et quelques crises de fous rires, on passe bien vite à autre chose. Et quand l'on sait que le tout est vendu 20 euros... C'est tout de même dommage.

Article rédigé par Shauni Chan , le

Goat Simulator est un petit titre indé vraiment sympa : en plus de proposer un principe atypique (incarner une chèvre invincible), il pousse le délire jusqu'au bout en proposant des tas d'outils de customisation tarés, des objectifs débiles, un open-world assez varié et une liberté totale. Un bon jeu donc... s'il était resté gratuit. Car là, il ne faut pas oublier qu'il coûte 20 euros. Alors certes, c'est un bundle compilant trois choses (le jeu de base, le DLC zombie et le MMO), mais le prix reste quand même élevé pour un jeu bugué à mort (même si les bugs sont assumés), moche et surtout sans intérêt suffisamment intéressant pour garder le joueur plus d'une poignée d'heures...

Points positifs

  • Rigolo pendant les premières parties
  • Le jeu de base, le DLC zombie et le MMO ensemble
  • La liberté de faire n'importe quoi
  • L'open world assez fourni mine de rien

Points négatifs

  • Bien trop cher pour ce que c'est
  • Bourré de bugs (même si c'est assumé)
  • Visuellement laid
  • Vite lassant

A propos de l'auteur

Shauni Chan

Shauni Chan

27 ans | Caution féminine

Détentrice d'un Baccalauréat P (pour ''platformer'') option Sonic the Hedgehog, Shauni Chan a ensuite obtenu avec brio sa licence en Nintendo, spécialisation The Legend of Zelda. Elle est devenue par la suite Docteur ès RPG japonais grâce à sa note maximale lors de l'épreuve Tales of.

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