Test : Styx : Blades of Greed - Xbox Series

Styx : Blades of Greed - Xbox Series
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Avec deux titres sortis depuis 2014, Styx, le gobelin fourbe de Cyanide Studio, s’est forgé une petite réputation. Et même s’il n’a pas (encore) atteint le niveau de popularité d’un Sam Fisher ou d’un Solid Snake, Master of Shadows et Shards of Darkness étaient suffisamment bons pour constituer une fan base autour du gobelin bourru et justifier un troisième titre : Blades of Greed. Et c’est justement de ce dernier dont il est question ici.

Test effectué à partir d'une version PS5


Styx : Blades of Greed

Ce troisième volet est la suite directe de Shards of Darkness, reprenant là où ce dernier s’était achevé, frustrant bon nombre de ses joueurs au passage. Cela a pour avantage de commencer directement dans le feu de l’action, en faisant fi de la phase d’exposition ouvrant habituellement un récit. Mais cela a aussi pour inconvénient de laisser les nouveaux venus sur le bas-côté, ces derniers se retrouvant mêlés à un combat dont ils ignorent tout des enjeux. Et cela ne s’arrange pas vraiment par la suite, le scénario étant en retrait et particulièrement avare en explications.
                                         
En tant que nouveau venu sur la série, on a eu du mal à entrer dans l’histoire, pour les raisons évoquées ci-dessus mais aussi de par la nature diluée de la narration. En effet, sur 5 à 6 heures de gameplay, le titre ne passe que 30 à 40 minutes à faire avancer l’histoire. Et même si certaines de ces missions sont mémorables, cela n’a pas suffi pour capter notre attention. Heureusement, le protagoniste est là pour nous divertir efficacement, lançant de petites vannes bien senties qui vous arracheront un sourire à l’occasion. Et puis Blades of Greed a d’autres atouts.

Styx : Blades of Greed

Styx le fourbe

Le titre vous demandera d’évoluer dans des zones infestées d’individus hostiles. Par chance, Styx dispose d’aptitudes particulières lui permettant de se faufiler au milieu de ses ennemis sans être repéré. Il peut se déplacer accroupi, se mettre à couvert, se suspendre à des rebords ou encore grimper aux parois à condition d’avoir des prises. Styx est agile et se déplace d’un pas félin, ce qui lui permet de prendre ces ennemis à revers pour délicatement leur trancher la gorge. Ce qui est diablement plaisant. Qui plus est, le titre ne nous laisse pas vraiment le choix. Styx étant un gros fragile, 2 ou 3 coups suffisent à le mettre hors circuit. Un assaut frontal relève donc du suicide.

Mais il dispose aussi de capacités spéciales consommant une jauge d’ambre, l’équivalent de la mana ici. Il peut ainsi devenir invisible un court instant, créer des clones pour faire diversion ou attaquer les ennemis, ou encore prendre le contrôle d’une cible pour l’éloigner ou la faire sauter dans le vide. Notez que cette dernière capacité est cheatée durant la première partie du jeu, vous permettant de vider des zones entières sans vous exposer. Cela dit, à partir d’un certain stade, vous rencontrerez des ennemis immunisés au contrôle mental, relevant un peu le challenge.

Styx : Blades of Greed

Ami acrophobes, soyez les bienvenus

Mais la grande force du titre est son level design jouant sur la verticalité et tortueux à souhait. Les environnements proposés regorgent de recoins et autres corniches permettant de surprendre vos adversaires. Il est d’ailleurs possible d’utiliser cet environnement pour les tuer. Autant vous dire que lorsque Styx est dans le coin, le nombre de décès par chute de lustre sur la tête ou empoisonnement explose, l’une de ces méthodes étant nécessaire pour tuer certains ennemis du premier coup.

Trois maps, assez vastes et labyrinthiques pour que l’on s’y perde, sont disponibles. Si bien qu’il arrive que le véritable challenge soit de trouver son chemin, le titre vous indiquant uniquement la position de votre objectif, sans mettre de plan à votre disposition. Cela a pour avantage de donner la sensation au joueur de trouver son propre chemin. Cela dit, il nous est arrivé de rester bloqué car nous ne savions pas comment atteindre notre destination. C’est frustrant, mais cela reste préférable à un guidage et une interface trop intrusifs. Surtout que nous n’avons eu aucun problème la majorité du temps.

Styx : Blades of Greed

Tu radotes, vieux

Si Cyanide a fait du bon travail sur le level design, la structure du jeu est plus discutable, étant particulièrement redondante. Comme nous l’avons déjà évoqué plus haut, le titre ne consacre que 30 à 40 minutes à son scénario pour 5 à 6 heures de gameplay, via des missions spécifiques. Mais pendant les heures qui séparent ces missions, il vous sera demandé de remplir des objectifs redondants. Il s’agira d’absorber le pouvoir d’éclats de Quartz afin de débloquer la prochaine mission principale, ou de dérober des objets pour débloquer des capacités. Et ces objectifs se répètent entre chaque mission principale, dans les trois mêmes environnements. Si bien que nous avons eu l’impression de tourner en rond, et cela malgré l’exploration de nouvelles zones. Il est étonnant que les développeurs n’aient pas corrigé ce défaut.

Pour le reste, le titre ne vous en mettra pas plein la vue. Cela dit, sa direction artistique orientée cartoon masque efficacement ses faiblesses techniques. D'autant plus que nous n'avons pas constaté de ralentissements. Le jeu souffre bien de quelques bugs, comme un message d'erreur indiquant (à tort) un échec de la sauvegarde, durant certaines missions principales. Mais il est fort probable que nombre d'entre eux dont, espérons-le, les plus gênants, soient corrigés via un patch day-one.

Styx : Blades of Greed

Avec Blades of Greed, Cyanide livre un troisième opus globalement sympathique. Les mécaniques de furtivité et le level design offrent un large éventail de possibilités, et infiltrer les différentes zones proposées est franchement plaisant. Cependant, le titre souffre aussi de défauts difficiles à ignorer. Et si le scénario en retrait n’est pas gênant, la structure répétitive du jeu pourra en rebuter certains. Mais en l’état, le jeu est plaisant et pourra satisfaire les joueurs en manque d'infiltration. C’est déjà pas mal.
17 février 2026 à 10h35

Par

Points positifs

  • Styx, un protagoniste bourru et sympathique
  • Le level design réussi
  • Un gameplay bien rodé

Points négatifs

  • Seulement 3 environnements différents
  • Des objectifs qui se répètent
  • Scénario en retrait

Gribouillé par...

pattoune

pattoune

Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.
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