Test : Planet of Lana II : Children of the Leaf - Xbox Series

Planet of Lana II : Children of the Leaf - Xbox Series
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Après une première aventure réussie ayant connu un petit succès, Lana revient dans Planet of Lana 2, toujours développé par Wishfully et édité par Thunderfull. C’est ici l’occasion pour les développeurs d’étoffer leur univers et de proposer un jeu plus touffu. Mais la simplicité étant une des grandes qualités du premier jeu, il faut veiller à ne pas dénaturer la recette en en faisant trop. Nous allons voir ce qu’il en est ici.

Test effectué à partir d'une version PS5


Planet of Lana 2

Cette nouvelle aventure prend place juste après les événements du premier jeu, alors que les machines vivent désormais en harmonie avec la tribu de Lana. Alors que notre héroïne explore des cavernes avec Mui et Anua, une petite fille, cette dernière s’expose à une substance toxique et tombe gravement malade. Ce qui pousse Lana à partir à la recherche d'ingrédients pour lui confectionner un remède. Une quête qui l'amènera à rencontrer d’autres tribus plus ou moins amicales tout en révélant d’autres enjeux. Plus maîtrisée que dans le précédent jeu, l’histoire a le bon goût de rester simple, avec des enjeux à échelle humaine tout en explorant des thématiques plus globales et universelles. Et malgré une plus grande diversité thématique, l’histoire de Planet of Lana II reste d’une simplicité élégante. Certains regretteront sans doute que certains arcs narratifs secondaires ne soient qu'évoqués pour être aussitôt abandonnés. Cela dit, ce choix narratif permet au jeu de ne pas s'éparpiller, se concentrant sur Lana et Mui.


La narration reprend ici la langue fictive créée pour le premier jeu, rendant les dialogues incompréhensibles. Cela pourra en rebuter certains, mais ces derniers sont rares et courts. De plus, le ton employé et les animations suffisent à nous faire comprendre les enjeux, si bien que l’on n’est jamais perdu. Enfin, les équipes de Wishfully ont également affiné leur art de la mise en scène, donnant une toute autre dimension à leur titre. D’autant plus que la musique de Takeshi Furukawa, de grande qualité, soutient l’action du jeu efficacement. C'est l'une des grandes qualités du titre.

Planet of Lana 2

Super Lana Sis

Pour parler du gameplay, cette suite reprend les bases de son aîné. Nous avons donc un jeu de plateforme 2D ponctué de petites énigmes. Bien qu’ayant acquis de l’expérience et de l’assurance depuis sa dernière aventure, Lana reste prudente par rapport aux différentes rencontres hostiles, préférant éviter la confrontation. L’apparition d’ennemis donne ainsi lieu à de petits puzzles jamais bien compliqués, vous ne serez donc pas bloqués par leur complexité. Cependant, appliquer la solution pourra vous demander une certaine dose de skill et de coordination, même si le challenge reste toujours très abordable. Il faudra parfois faire appel aux capacités de Mui, la petite créature qui vous accompagne, pour progresser. Cette dernière peut déployer des plateformes, ouvrir des passages ou activer/désactiver des circuits électriques, que du déjà-vu jusqu’ici.

Planet of Lana 2

Mais comme toute bonne suite, Planet of Lana II apporte son lot de nouveautés. Mui vous permet donc dorénavant de prendre le contrôle de certains robots et créatures, chacun ayant une capacité spéciale utile à la résolution d’énigmes. Sachez aussi que Lana peut désormais nager sous l’eau, offrant une nouvelle façon de jouer et des dangers propres, typiques de ce biome. Ces nouveautés, et les possibilités induites, permettent au jeu de se renouveler efficacement.

Planet of Lana 2

Planet of Loadings

Techniquement parlant, Planet of Lana 2 ne cherche pas à nous en mettre plein la vue. Sa structure 2D et l’utilisation du cel shading lui permettent d’afficher un rendu 2D franchement joli sans en demander trop à votre machine. Ce qui rend d’autant plus étonnant les micros temps de chargement présents à l’ouverture et à la fermeture des cutscenes. Ils sont très courts, mais bel et bien visibles. Il aurait été facile pour la console de gérer ces cutscenes sous forme de script, pour un rendu fluide. Au lieu de cela, les développeurs ont visiblement choisi (nous ne sommes pas allés fouiller dans le code source) de passer par un rendu pré-calculé, rendant ces transitions nécessaires. Et le fait que je me sois attardé sur un défaut aussi insignifiant sur un paragraphe entier en dit long sur le niveau de finition du jeu. Il n’y a aucun bug ni ralentissement à déclarer ici.

Planet of Lana 2

Avec Planet of Lana II, le studio Wishfully étoffe sa formule, comme dans toute suite qui se respecte. Cela dit, et c’est déjà plus rare, les développeurs ont ici réussi à le faire sans la déséquilibrer, sans trop en faire, gardant ainsi toutes les qualités du premier jeu intactes. Certains pourront lui reprocher de trop ressembler à son aîné, et ils n’auront pas forcément tort, ce constat étant surtout une affaire de ressenti personnel. Pour le reste, il offre une histoire prenante et dotée de rebondissements parfois surprenants, tandis que sa conclusion ouverte nous laisse espérer un troisième volet que nous attendons de pied ferme.
04 mars 2026 à 15h02

Par

Points positifs

  • Toujours aussi joli
  • A gardé la simplicité du premier jeu
  • Des énigmes bien pensées
  • Une belle histoire qui se passe de mots

Points négatifs

  • Des micros temps de chargement
  • Trop similaire au premier pour certains
  • La langue fictive pourra en dérouter certains

Gribouillé par...

pattoune

pattoune

Ours savant

Davantage ours que savant, ce con n'a pas compris que l'hibernation c'est en hiver. Résultat, il reste cloitré dans sa grotte à longueur d'année. Ce qui arrange bien du monde. Mais ce n'est pas un mauvais bougre. Il est même plutôt drôle à l'occasion. C'est souvent à ses dépens mais chut, il faut pas le dire. Ayant été récemment rattrapé par l'eau courante et l'électricité, il est désormais en mesure, après avoir difficilement assimilé les bases de l'hygiène corporelle, de nous livrer tests, news et autres contenus enchanteurs. Il nous reste plus qu'a espérer qu'il ne lui vienne pas l'idée de faire prendre un bain à son PC... Trop tard.
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