Test : City of Villains

City of Villains - PC

Genre : MMORPG

Date de sortie : Octobre 2005

Genre
MMORPG
Date de sortie
Octobre 2005 - France
Développé par
Cryptic Studios
Edité par
NCsoft
Disponible sur
PC
Site officiel
Site officiel

Voilà, après tant d’attente et d’espoir, City of Villains est enfin sorti. Après une bêta un poil décevante, on s’attend à ce que le jeu nous offre quelques bonnes surprises. Alors vous voulez vraiment être un gros méchant poilu et pas beau ? Tiens d’ailleurs, pourquoi les méchants sont toujours pas beaux ? Mon méchant a la classe ! Et c’est bien ça le problème de City of Villains

 
 
Dans le monde vidéoludique, on a toujours tendance à forger la personnalité d’un futur héros, celui qui va sauver la princesse Peach des griffes de Bowser, celui qui va sauver le monde d’une guerre de robots nucléaires ou encore celui qui va tôt ou tard influencer l’avenir du monde. Mais, on ne s'est jamais réellement concentré sur les méchants, ceux qui sont de l’autre côté du jeu vidéo, ceux dirigés par une intelligence artificielle qui n’est souvent pas à la hauteur.
Dans la série MMORPG originaux, NC Soft est sans doute le leader. Incarner des super-héros dans City of Heroes, des super-méchants dans City of Villains ou encore des voitures dans Auto Assault ou encore proposer un MMO sans abonnement (Guild Wars, te voilà !) NC Soft a réussi un beau mélange de RPG et d’action le tout en ligne, avec une belle communauté. City of Villains, qui reprend le concept de City of Heroes, nous place de l’autre côté de la barrière, là où le mal règne en maître. Apprenez donc a maîtriser le côté obscur et vous deviendrez alors le plus redoutable des ennemis de nos beaux amis les super-héros.
 

Enfin un bon serveur français

J’attire votre attention sur le serveur français, dès l’entrée, comme ça, paf. En effet, si vous avez pu mettre la main sur la version bêta de City of Villains, vous avez certainement remarqué le serveur français qui était légèrement à la traîne et qui avait fort du mal à tenir tête haute a ses compagnons allemand et anglais. Rappelez-vous, il était impossible d’accéder aux missions pendant quelques bons jours, et puis les bugs étaient bien trop importants. Avec la version finale de City of Villains, ce n’est désormais qu'un lointain souvenir. Le serveur français est en effet très stable. Ca me rappelle les serveurs de City of Heroes, qui étaient toujours bien maintenus (enfin toujours...). Si vous comptez vous procurer le soft, ne craignez rien sur le serveur, il marche parfaitement. Il faut désormais penser à votre budget, car comme tout MMO, celui-ci possède également un abonnement qui s’élève aux alentours de 13 euros par mois, avec quelques réductions si vous souhaitez vous abonner pendant 3 mois ou pendant 6 mois.
 

Un vilain aux allures de héros

Ce qui frappe dès l’entrée du jeu, c’est cet esprit de méchant. En effet, en achetant City of Villains, on pensait devenir un gros méchant et faire un peu de bordel dans l’île. Seulement voilà, lorsque vous créez votre personnage, il est difficile de faire un véritable méchant, car il ressemble davantage à un super-héros que vous avez peut-être créé dans City of Heroes plutôt qu'à un méchant. Sauf si vous optez pour les têtes et les jambes d'animaux. Là, pas de doutes, vous êtes un vilain. Vous trouverez aussi d'autres gadgets typiques des méchants comme les têtes de mort ou encore les fils barbelés. Vous ne risquez cependant pas de trouver votre double dans les Insoumises puisque chaque avatar créé sera unique compte tenu de la customisation détaillée du vilain.
Ce qui peut frapper aussi, ce sont les pouvoirs (c’est le cas de le dire…). En effet, on remarquera que les pouvoirs du dominateur surtout, ressemblent fort aux pouvoirs des héros. Mais heureusement qu’il y a le Mastermind pour noircir l’image du vilain, juste ce qu’il faut. En effet, avec le Mastermind vous pourrez apprendre à contrôler une petite armée qui vous servira dans les pires situations, comme dans les meilleures. Cela dit, à part le Mastermind qui donne vraiment une image vilaine, les autres archétypes ressemblent eux aussi aux archétypes de City of Heroes. Ca ne signifie pas pour autant que vous développerez le même personnage, mais il y a de fortes chances pour qu’ils aient des choses en commun. Ensuite, au niveau des pouvoirs secondaires, ceux que vous allez accroître au cours du jeu comme voler, sauter plus haut, disparaître, les développeurs ont gardé les mêmes pouvoirs que ceux de CoH et c’est plutôt une bonne chose, puisque ces pouvoirs-là sont toujours très intéressants.
 

Devenez méchant !

Dans la structure tout comme dans le Gameplay, City of Villains ressemble de près à City of Heroes. Mais, ne vous attendez pas à ce que tout se ressemble. Les missions par exemple. Elles n’ont rien à voir avec celles de CoH. Et tant mieux. Vous devrez effectuer les tâches opposées. Au lieu de sauver des innocents, d’anéantir les méchants, vous devrez pulvériser un endroit, montrer à un vilain qui fait la loi, voler de l’argent, des choses de valeur, bref terroriser la population et ça, c’est bon. On aurait cependant aimé qu’il y ait un gentil super-héros à la rescousse à la fin pour tenter de rétablir l’ordre (et là on se sentirait vraiment méchant) mais malheureusement, on finit toujours par réussir la mission parce qu’à part la police ou un leader du groupe, il n'y a pas de super-héros. Malgré ça, les missions sont très bonnes, mais il est dommage de constater que le décor ne varie pas énormément, dans les missions. Ceux qui ont déjà joué à City of Heroes retrouveront d’ailleurs quelques paysages familiers. Le truc c’est que tout ça c’est un peu répétitif et on finit par se lasser au bout d’un moment. Mais heureusement qu’il y a les groupes, les relations humaines et les arènes pour alterner avec les missions.
 

Diviser pour mieux régner

Comme tout bon MMO, CoV n’échappe pas à la règle : il est bien plus préférable de jouer à plusieurs que seul dans son coin. Ainsi les groupes et les super groupes sont là pour vous soutenir et vous aider. A l’instar de CoH, vous pourrez vous y prendre à plusieurs pour mener une mission à bien. Vous avez aussi le système de Maître et d’Esclave où un vilain choisit un disciple parmi les autres vilains du groupe et lui donne plus de pouvoirs. Par conséquent, l’esclave pourra taper des ennemis bien plus puissants que d’habitude, à condition de rester près de son maître.
 

Mais où sont les héros ?

Graphiquement parlant, le jeu tient la route. Légèrement lifté par rapport à son cousin, CoV saura vous faire apprécier des décors assez jolis. En tout cas si vous avez connu un peu City of Heroes, vous ne serez pas dépaysés. On assiste à un style plutôt orienté bd (sans pour autant que ce soit du cel-shading) et les bulles de dialogues donnent aussi une impression dans ce sens.
Mais, le jeu reste un peu amer. Où sont les héros ? Pourquoi ne peut-on pas aller à Paragon City ? Pourquoi on ne pourrait pas, nous les vilains, inonder la ville de Paragon et semer la pagaille pour anéantir tous les héros. Après tout, c’est ce que nous montrent les différentes vidéos qui circulaient sur le net. Mais non, en vain. Au lieu de ça, on a droit a des affrontement PvP (Player vs Player) dans les arènes des Insoumises entre vilains, mais des zones regroupant les héros et les vilains existent. Ainsi on pourra s’affronter contre un gentil héros et lui exploser la cervelle à coups de salves de protons. Mais, c’est tout de même dommage que tout ça ne soit pas mélangé et qu’il faille aller dans les arènes pour espérer s’affronter.
 

Article rédigé par NKB , le

City of Villains est un jeu à part mais aux allures de add-on. Il reprend tout ce qui a fait le succès de City of Heroes en rajoutant quelques aspects épicés qui donnent un goût piquant et vilain. Un thème de couleurs rouges, des customisations pour vilains, des allures et des expressions de vilains, voilà le succès de City of Villains. Mais pour 13 euros par mois, voudriez-vous devenir méchant ?

Points positifs

  • Incarner un méchant
  • Gameplay et interface simples
  • Combats jouissifs
  • Très fun

Points négatifs

  • Les décors lassants
  • Mais où sont les super-héros ?

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