TGS 2010

TGS 2010

Dans Reportage, par Rhyscard le 04 octobre 2010

Puisant parfois ses influences en Occident (surtout en ce qui concerne les RPG) et remaniant les concepts à l'intention de son public, en les améliorant la plupart du temps, l'industrie du jeu vidéo japonaise a toujours été l'une des plus dynamiques qui soit, tant au niveau hardware que software. Inventive, créatrice de tendances, originale, elle a su combler les amateurs de shoot them up, de dyokusei (jeux de drague), de jeux de rôle au tour par tour à la réalisation flamboyante ainsi que de jeux de course arcade ou simulations en tous genres, sans oublier les indispensables beat them all et beat them up, peuplant les salles d'arcade puis les salons nippons à force de coups de katanas et de hadôken bien placés.
Le Tokyo Game Show est révélateur, chaque année, des tendances que suit cette industrie ainsi que des prospections ludiques réalisables dans un futur proche, et ce à grand renfort d'annonces des divers constructeurs et éditeurs. Les familles occidentales de ces derniers sont présentes en petit comité (Ubisoft, Electronic Arts, Microsoft), tentant tant bien que mal de percer sur un archipel à l'économie protégée déjà bien approvisionné en titres et consoles d'origines nippones.
Quelles tendances, quelles prospections peut-on tirer et établir de cette édition 2010 du Tokyo Game Show ? C'est ce à quoi GameHope.com va tenter d'apporter certains éléments de réponse à travers ce dossier.

Sans conteste la plus grosse attraction du salon, la présentation behind closed doors du prochain projet de la Team ICO, The Last Guardian, aura fait l'unanimité en terme d'appréciation au sein des visiteurs du salon, et ce dès le jour d'ouverture. Très prometteur tant au niveau narratif qu'esthétique, doté d'un gameplay que l'on suppose soigné et original, cette exclusivité Sony ravira le coeur des fans, sans aucun doute.Beaucoup plus décevante fut la présentation vidéo du prochain Devil May Cry, en préparation chez les anglais de Ninja Theory, présentant un retour aux sources de la série aux allures de soft... occidental. Kamiya Hideki, créateur des délires visuels chez Capcom du premier DMC a de quoi se poser quelques questions quant à l'avenir de la saga qu'il a engendrée. Mais nous reviendrons sur ces problèmes de développement de licences japonaises en dehors des frontières de l'archipel.Réalisé en partenariat avec les studios Ghibli, et disponible dès cet hiver, Ninokuni : The Another World des studios Level-5 aura lui aussi fait sensation auprès des visiteurs et des journalistes. En préparation sur DS et PS3, le jeu nous narrera les (més)aventures du jeune Oliver, ayant assisté au décès de sa mère par arrêt cardiaque, réveillant l'âme de la poupée que sa mère lui avait fabriquée et souhaitant ranimer celle qui l'a engendrée. Pour ce faire, il prendra le chemin d'une dimension parallèle, « Ninokuni ». RPG saupoudré de cinématiques créées pour l'occasion par les studios responsables de Princesse Mononoke, le soft s'annonce cette fois encore extrêmement prometteur et témoigne de l'excellente santé des studios Level-5.

Images de Tokyo Game Show - Evénement

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